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Convention collective · Social et paie

Convention collective HCR : grille des salaires, horaires et repas en 2026

La convention collective HCR, celle des hôtels, cafés et restaurants (IDCC 1979), s'applique à la restauration traditionnelle, aux cafés, aux bars et à l'hôtellerie. Elle classe chaque salarié, fixe son salaire minimum, majore les heures au-delà de 35 heures et organise les jours fériés, la mutuelle et la prévoyance. Depuis le 1er juin 2026, ses quatre premiers minima sont inférieurs au SMIC : vous payez donc au moins 12,31 € brut de l'heure.

Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant n° 33

IDCC
1979
Texte de base
Signé le 30 avril 1997, étendu par arrêté du 3 décembre 1997
Brochure
N° 3292 du Journal officiel
Grille
Avenant n° 33, appliqué depuis le 1er décembre 2024

La convention collective HCR en bref

La convention est étendue : ses règles s'imposent à tous les employeurs et à tous les salariés de son champ, que l'entreprise adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Le texte de base de 1997 est complété par des avenants : salaires, classification, temps de travail, santé, prévoyance.

Fiche d'identité de la convention
Titre officielConvention collective nationale des hôtels, cafés restaurants (HCR) du 30 avril 1997
Numéro IDCC1979
ExtensionArrêté du 3 décembre 1997, Journal officiel du 6 décembre 1997
Entrée en vigueur7 décembre 1997
BrochureN° 3292 du Journal officiel
Texte intégralLégifrance, base KALI
Fiches du ministère du TravailCode du travail numérique

Sources : Légifrance, texte de base et son arrêté d'extension ; Code du travail numérique pour la date d'entrée en vigueur ; Bulletin officiel des conventions collectives 2022-30 pour le numéro de brochure. Consultés le 7 octobre 2026.

Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.

Les entreprises qui appliquent la convention

L'article 1er vise les entreprises dont l'activité principale est « l'hébergement et/ou la fourniture de repas et/ou de boissons », en métropole et dans les départements d'outre-mer. Il cite :

  • les hôtels avec restaurant, les hôtels de tourisme sans restaurant et les hôtels de préfecture ;
  • les restaurants de type traditionnel ;
  • les cafés-tabacs et les débits de boissons ;
  • les traiteurs organisateurs de réception, les discothèques et les bowlings.

Pour les traiteurs organisateurs de réception et les discothèques, l'arrêté de 1997 a exclu ces activités de l'extension (notes de l'article 1er) : leur convention se vérifie au cas par cas.

Les avenants récents rappellent les codes NAF habituels de la branche : 55.10Z, 56.10A, 56.10B, 56.30Z, 56.21Z, et 93.11Z pour les bowlings (avenant n° 33, article 1er). Ce code n'est qu'un indice : la convention applicable est celle de l'activité principale de l'employeur (Code du travail, article L2261-2). Notre outil de recherche du code APE aide à lire le vôtre.

Les exclusions

  • La restauration rapide qui vend exclusivement au comptoir, en conditionnements jetables : elle relève de la convention de la restauration rapide (IDCC 1501).
  • La restauration collective.
  • Les chaînes de restauration en libre-service du code 56.10B, où le client dispose ses plats sur un plateau et paie avant de consommer, à partir de trois établissements sous la même enseigne.

Une brasserie du 8e arrondissement avec service à table relève de la HCR. Un comptoir de sandwichs vendus à emporter, en emballages jetables, relève en principe de la restauration rapide. Nos pages expert-comptable pour la restauration, pour l'hôtellerie et pour les bars détaillent la TVA, la caisse et la comptabilité de ces métiers.

Cinq niveaux, trois échelons : la classification des emplois

Depuis l'avenant n° 30 du 31 mai 2022, étendu par arrêté du 14 novembre 2022, la grille compte cinq niveaux de trois échelons chacun. Les niveaux I à III sont ceux des employés, le niveau IV celui des agents de maîtrise, le niveau V celui des cadres. Le classement d'un salarié repose sur quatre critères : l'autonomie, les qualifications, les aptitudes techniques et, s'il y a lieu, l'animation d'équipe.

Le niveau et l'échelon figurent obligatoirement sur le bulletin de paie et dans le contrat de travail (article 3 de l'avenant). Ils fixent le salaire minimum du salarié. L'avenant illustre la grille par des emplois repères ; en salle, chacun couvre une plage de positions.

Emplois repères de la salle et positions possibles
Emploi repère Positions possibles
Commis de salle Du niveau I, échelon 1, au niveau II, échelon 3
Serveur, hôte de table Du niveau I, échelon 1, au niveau III, échelon 3
Demi-chef de rang Niveau II, échelons 1 à 3
Chef de rang Du niveau II, échelon 3, au niveau IV, échelon 1

Source : avenant n° 30 du 31 mai 2022, annexe 2, grille des emplois repères (Bulletin officiel des conventions collectives 2022-30, page 133), consulté le 7 octobre 2026.

Entre ces deux bornes, c'est le poste réellement tenu qui tranche, critère par critère. Un classement trop bas se corrige avec un rappel de salaire : mieux vaut le vérifier à l'embauche.

La grille des salaires minima HCR en vigueur

La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 33 du 19 juin 2024, étendu par arrêté du 5 novembre 2024, publié au Journal officiel du 9 novembre. Son article 4 la fait entrer en application le premier jour du mois suivant cette publication : elle s'applique donc depuis le 1er décembre 2024, en métropole et dans les départements et régions d'outre-mer.

Deux textes de salaires sont plus récents. L'avenant n° 35 du 27 février 2025, étendu, porte sur les apprentis. L'avenant n° 36 du 4 juin 2026 relève toute la grille, mais il n'est pas étendu : l'avis qui précède son extension a paru au Journal officiel du 9 septembre 2026, et l'arrêté n'était pas publié au 7 octobre 2026. D'ici là, la grille ci-dessous reste celle qui s'impose à toute la branche. Un employeur adhérent d'une organisation signataire (UMIH, GHR, GNC) vérifie auprès d'elle à partir de quand il applique la nouvelle.

Salaires minima horaires bruts de la convention HCR (avenant n° 33), en euros
PositionMinimum de la grilleÀ payer depuis le 1er juin 2026Mensuel brut, 35 h
Employés
Niveau I, échelon 112,00SMIC12,311 867,02
Niveau I, échelon 212,08SMIC12,311 867,02
Niveau I, échelon 312,18SMIC12,311 867,02
Niveau II, échelon 112,28SMIC12,311 867,02
Niveau II, échelon 212,5512,551 903,46
Niveau II, échelon 313,1713,171 997,49
Niveau III, échelon 113,3213,322 020,24
Niveau III, échelon 213,5413,542 053,61
Niveau III, échelon 314,0014,002 123,38
Agents de maîtrise
Niveau IV, échelon 114,4014,402 184,05
Niveau IV, échelon 214,7714,772 240,17
Niveau IV, échelon 315,4015,402 335,72
Cadres
Niveau V, échelon 118,4318,432 795,28
Niveau V, échelon 221,7821,783 303,37
Niveau V, échelon 328,1228,124 264,96

Sources : avenant n° 33 du 19 juin 2024 relatif aux salaires, article 2, étendu par arrêté du 5 novembre 2024 (Journal officiel du 9 novembre 2024), appliqué depuis le 1er décembre 2024 (métropole et départements et régions d'outre-mer) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Mensuel : taux horaire × 151,67 heures, arrondi au centime, comme sur un bulletin ; pour les positions payées au SMIC, le montant de l'arrêté, 1 867,02 €, calculé sur la durée exacte. Consultés le 7 octobre 2026.

Ce minimum se vérifie pour chaque heure travaillée. Notre calculateur donne le minimum mensuel d'une position, heures majorées comprises, pour une durée qui se répète chaque semaine.

Salaire minimum HCR par mois

Avenant n° 33 et SMIC du 1er juin 2026

Minimum brut par mois

2 142,70 €

151,67 h à 12,55 €, puis 17,33 h à 13,805 € (majoration de 10 %)

Hors avantages en nature, primes et pourboires. Grille de l'avenant n° 33 du 19 juin 2024 relatif aux salaires, SMIC de l'arrêté du 22 mai 2026, majorations de l'avenant n° 2 du 5 février 2007, article 4, consultés le 7 octobre 2026.

Calculer des heures supplémentaires

35 heures, puis des heures majorées de 10 à 50 %

Au-delà de 35 heures de travail effectif dans la semaine, chaque heure est une heure supplémentaire. Sauf accord d'entreprise, l'employeur la paie avec une majoration, la compense par un repos de remplacement, ou combine les deux.

Heures supplémentaires dans la convention HCR
Heures dans la semaine Majoration Ou repos par heure
De la 36e à la 39e heure 10 % 1 h 06
De la 40e à la 43e heure 20 % 1 h 12
À partir de la 44e heure 50 % 1 h 30

Sources : Code du travail numérique, heures supplémentaires dans les hôtels, cafés, restaurants (mis à jour le 4 décembre 2025) ; avenant n° 2 du 5 février 2007, article 4. Consultés le 2 et le 7 octobre 2026.

Un barman classé niveau II, échelon 3, payé au minimum de 13,17 €, fait 45 heures dans la semaine. Ses 35 premières heures lui valent 460,95 €. Les quatre suivantes sont payées 14,487 € de l'heure (57,95 €), les quatre d'après 15,804 € (63,22 €) et les deux dernières 19,755 € (39,51 €) : 621,63 € brut pour la semaine. Le repos de remplacement, lui, se prend dans les douze mois.

Le contingent annuel est de 360 heures dans un établissement permanent, et de 90 heures par trimestre civil dans un établissement saisonnier. Au-delà, chaque heure supplémentaire ouvre droit en plus à un repos obligatoire : 30 minutes par heure dans une entreprise de 20 salariés au plus, une heure au-delà. Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.

Les repas du personnel : 4,35 € par repas

Le Code du travail prévoit le cas du personnel des hôtels, cafés et restaurants nourri par l'employeur, ou qui reçoit à la place « une indemnité compensatrice » (article D3231-13).

Le repas fourni est un avantage en nature : il s'ajoute au salaire brut et supporte les cotisations. Pour les salariés des hôtels, cafés, restaurants et bars, l'URSSAF l'évalue à un minimum garanti par repas : 4,35 € depuis le 1er juin 2026. Jusqu'au 31 mai 2026, il valait 4,25 €.

La convention ajoute deux règles (avenant n° 1 du 13 juillet 2004, article 17). Un salarié qui prend son repas sur place ne peut pas se voir réclamer plus que cette évaluation. Et les entreprises de la branche ne déduisent plus la valeur des repas du salaire minimum dû en espèces, comme le permettaient les anciens articles D. 141-6 et D. 141-8 du Code du travail.

Le salarié de la branche que l'employeur ne nourrit pas reçoit une indemnité compensatrice de nourriture. Elle suit les mêmes règles d'attribution que le repas fourni : un apprenti n'y a pas droit pendant ses périodes au centre de formation, où l'employeur n'a pas à le nourrir (rescrit BOSS-RES-000011). Son montant n'est fixé ni par la convention ni par l'article D3231-13, qui la vise sans la chiffrer ; la valeur d'un minimum garanti par repas, 4,35 €, est celle que l'URSSAF retient pour le repas fourni, pas un montant de l'indemnité.

Mutuelle et prévoyance : deux régimes obligatoires

La complémentaire santé

L'accord du 6 octobre 2010, étendu par arrêté du 17 décembre 2010, couvre tout le personnel dès la date d'embauche (articles 4 et 5). La cotisation est un forfait mensuel par salarié, qui n'est pas réduit pour un temps partiel, payé pour moitié par l'employeur et pour moitié par le salarié (article 12). Son montant est fixé par le contrat que l'entreprise signe avec l'assureur.

Le salarié peut demander par écrit à en être dispensé dans quelques cas : CDD d'un mois au plus, temps partiel ou apprenti dont la cotisation atteindrait 10 % de la rémunération brute. Les dispenses de droit du Code de la sécurité sociale s'appliquent aussi (article D. 911-2).

La prévoyance

Le régime de prévoyance couvre l'ensemble du personnel (avenant n° 1 du 13 juillet 2004, article 18). Depuis le 1er juillet 2021, sa cotisation est de 0,86 % du salaire dans la limite de la tranche A (avenant n° 2 du 10 mai 2021). L'employeur et le salarié la paient à parts égales. Pour les seules garanties incapacité et invalidité, le salarié en finance les quatre cinquièmes ; la répartition globale reste à parts égales.

Il verse notamment un capital de 150 % du salaire annuel de référence en cas de décès d'un salarié qui compte un mois d'ancienneté. En cas d'arrêt de travail, il prend le relais après 90 jours d'arrêt continu : 70 % du salaire brut de référence, sous déduction des indemnités de la sécurité sociale.

Les jours fériés : le 1er mai et dix jours, dont six garantis

En plus du 1er mai, la convention prévoit dix jours fériés, dont six « garantis » : le salarié est payé ou récupère le jour, qu'il travaille ou qu'il soit de repos. Il faut pour cela un an d'ancienneté dans un établissement permanent ou ouvert plus de neuf mois par an, ou neuf mois dans un établissement saisonnier ou sous contrat saisonnier. Le saisonnier reçoit ces jours au prorata de la durée de son contrat (avenant n° 6 du 15 décembre 2009, article 6).

Ce que reçoit le salarié selon le jour férié
Situation du salarié 1er mai Six jours garantis Quatre autres jours
Il travaille ce jour-là Salaire habituel majoré de 100 % Salaire habituel et un jour de repos, ou une indemnité équivalente Salaire habituel et un jour de repos
Le jour tombe sur son repos habituel Salaire habituel Salaire habituel et un jour de repos, ou une indemnité équivalente Aucune compensation
L'établissement est fermé Salaire habituel Salaire habituel Salaire habituel

Source : Code du travail numérique, jour férié travaillé dans les hôtels, cafés, restaurants (mis à jour le 13 janvier 2025), consulté le 7 octobre 2026. Le repos des quatre autres jours travaillés est dû sans condition d'ancienneté.

Au 31 décembre, ou à la fin de la saison, l'employeur vérifie que les six jours garantis ont été accordés. Sinon, il informe le salarié par écrit de ses droits restants et convient avec lui, dans les six mois, d'une indemnité ou d'un repos.

Période d'essai, préavis et maintien du salaire

Période d'essai en CDI et préavis, selon la catégorie
Durée Employé Agent de maîtrise Cadre
Période d'essai initiale 2 mois 3 mois 4 mois
Période d'essai, renouvellement compris 4 mois 6 mois 8 mois
Démission, moins de 6 mois d'ancienneté 8 jours 15 jours 1 mois
Démission, de 6 mois à 2 ans 15 jours 1 mois 3 mois
Démission, 2 ans et plus 1 mois 2 mois 3 mois
Licenciement, moins de 6 mois d'ancienneté 8 jours 15 jours 1 mois
Licenciement, de 6 mois à 2 ans 1 mois 1 mois 3 mois
Licenciement, 2 ans et plus 2 mois 2 mois 3 mois

Sources : Code du travail numérique, fiches des hôtels, cafés, restaurants sur la période d'essai (12 février 2024), le préavis de démission (31 janvier 2024) et le préavis de licenciement (5 décembre 2023) ; convention, article 30. Consultés le 2 octobre 2026. En cas de licenciement pour faute grave ou lourde, il n'y a pas de préavis.

L'essai ne se renouvelle qu'une fois, si le contrat le prévoit et si les deux parties l'acceptent par écrit pendant la période initiale. Pour un employé du niveau I, échelon 1, il ne se renouvelle pas (convention, article 13).

En cas d'arrêt maladie justifié dans les 48 heures, le salarié qui compte un an d'ancienneté reçoit un complément de l'employeur, en plus des indemnités de la sécurité sociale et de la prévoyance. Le complément commence au 8e jour d'arrêt, dès le premier jour pour un accident du travail ou une maladie professionnelle. De un à cinq ans d'ancienneté, il couvre 30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 % ; la durée augmente par tranche de cinq ans, jusqu'à 180 jours à partir de 31 ans d'ancienneté.

Pour une fin de contrat, le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal à partir du salaire et de l'ancienneté.

Un bulletin de serveur, ligne par ligne

Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un serveur d'un restaurant traditionnel du 8e arrondissement, payé au minimum de sa position.

Exemple chiffré

Serveur, niveau II, échelon 2, convention collective des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) : les deux mentions figurent sur le bulletin. Il travaille 39 heures par semaine, soit 151,67 heures normales et 17,33 heures majorées de 10 % par mois. En octobre, il a travaillé 22 jours et pris deux repas par jour sur place.

Du salaire au brut, octobre 2026
Salaire de base 151,67 h × 12,55 €1 903,46 €
Heures supplémentaires majorées de 10 % 17,33 h × 13,805 €239,24 €
Avantage en nature, repas 44 repas × 4,35 €191,40 €
Salaire brut2 334,10 €

Sur ce brut, deux lignes viennent de la convention : la prévoyance de la branche, part du salarié, 2 334,10 € × 0,43 %, soit 10,04 € ; et les repas déjà fournis en nature, 191,40 €, retirés du net à payer. Les repas entrent dans le brut, parce qu'ils supportent les cotisations, puis sortent du net, parce que le serveur les a déjà reçus.

Les autres retenues dépendent de l'entreprise : la moitié du forfait de complémentaire santé fixé par son contrat, et les cotisations salariales légales, réduites sur la rémunération des heures supplémentaires. Les pourboires que les clients laissent volontairement ne figurent pas dans cet exemple : jusqu'au 31 décembre 2028, ils sont exonérés de cotisations, sous conditions (section suivante).

Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Pour un autre salaire, le simulateur de salaire brut en net donne un ordre de grandeur du net, et le calcul du coût d'un salarié donne la charge pour l'employeur.

Points de vigilance pour un employeur HCR

  1. 01

    Quatre minima sont sous le SMIC. Un salarié classé au niveau I, ou au niveau II, échelon 1, est payé au moins 12,31 € de l'heure depuis le 1er juin 2026. Le taux horaire se contrôle après chaque hausse du SMIC.

  2. 02

    La position figure sur chaque bulletin. Emploi, niveau et échelon sont obligatoires sur le bulletin et dans le contrat (avenant n° 30, article 3), comme l'intitulé de la convention (Code du travail, article R3243-1).

  3. 03

    Les extras ont leurs règles. Le CDD d'usage est permis dans l'hôtellerie et la restauration pour un emploi par nature temporaire, avec un contrat écrit pour chaque vacation et son motif précis. Au-delà de 60 jours de missions dans un trimestre civil pour le même établissement, l'extra peut demander un CDI. À la fin du contrat, il reçoit une indemnité de congés payés de 10 %.

  4. 04

    Le service compris n'est pas un pourboire. Seuls les pourboires remis volontairement par les clients sont exonérés, pour les salariés en contact avec la clientèle payés moins de 1,6 SMIC par mois. Le « pourcentage-service » inclus dans la note est exclu de l'exonération.

  5. 05

    Le dimanche n'est pas majoré par la convention. Il se paie comme un jour habituel, sauf accord d'entreprise ou décision de l'employeur. Le salarié garde au moins un jour de repos dans la semaine.

  6. 06

    Les apprentis ont leurs pourcentages de branche. L'avenant n° 35 du 27 février 2025, étendu par arrêté du 21 juillet 2025, fixe leur salaire selon l'âge et l'année de contrat, de 35 % à 82 %, et 100 % à partir de 26 ans. Le minimum légal reste un plancher : ses pourcentages sont sur notre page salaire en alternance.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum d'un serveur dans la convention HCR ?

Il dépend de sa position : la grille des emplois repères place le serveur du niveau I, échelon 1, au niveau III, échelon 3. Depuis le 1er juin 2026, il ne peut pas toucher moins que le SMIC, 12,31 € brut de l'heure. Classé niveau II, échelon 2, il touche au moins 12,55 € de l'heure, soit 1 903,46 € brut par mois pour 35 heures par semaine.

Comment sont payées les heures entre 35 et 39 heures dans un restaurant ?

Avec une majoration de 10 %, ou un repos de remplacement de 1 heure 06 par heure. De la 40e à la 43e heure, la majoration passe à 20 %, puis à 50 % à partir de la 44e heure.

Le travail du dimanche est-il majoré dans un café ou un restaurant ?

Pas par la convention HCR : le dimanche se paie comme un jour de travail habituel. Un accord d'entreprise ou l'employeur peuvent prévoir une majoration. Le salarié doit garder au moins un jour de repos dans la semaine.

Un extra peut-il demander à passer en CDI ?

Oui, s'il a reçu du même établissement des missions pendant plus de 60 jours dans un trimestre civil : la convention lui permet alors de demander la requalification de son contrat en CDI.

La mutuelle est-elle obligatoire dans un hôtel ou un restaurant ?

Oui. L'accord du 6 octobre 2010 couvre tout le personnel dès l'embauche, sauf dispense demandée par écrit dans les cas prévus. La cotisation est un forfait mensuel par salarié, payé pour moitié par l'employeur et pour moitié par le salarié.

Sources

  1. Convention collective nationale des hôtels, cafés restaurants (HCR) du 30 avril 1997, texte de base, étendu par arrêté du 3 décembre 1997 (Journal officiel du 6 décembre 1997), articles 1er et 30, Légifrance, consulté le
  2. Avenant n° 33 du 19 juin 2024 relatif aux salaires, étendu par arrêté du 5 novembre 2024 (Journal officiel du 9 novembre 2024), articles 1er, 2 et 4, Légifrance, consulté le
  3. Avis relatif à l'extension d'un avenant à un accord et d'un avenant à la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (avenant n° 36 du 4 juin 2026, salaires), Journal officiel n° 0210 du 9 septembre 2026, texte n° 82, consulté le
  4. Avenant n° 30 du 31 mai 2022 relatif aux classifications, étendu par arrêté du 14 novembre 2022 (Journal officiel du 22 novembre 2022), articles 2 et 3, Légifrance, consulté le
  5. Avenant n° 30, annexe 2, grille des emplois repères, Bulletin officiel des conventions collectives 2022-30, page 133, consulté le
  6. Avenant n° 2 du 5 février 2007 relatif à l'aménagement du temps de travail, article 4 (majorations), Légifrance, consulté le
  7. Avenant n° 2 du 5 février 2007, article 5 (repos de remplacement et contingent), Légifrance, consulté le
  8. Avenant n° 6 du 15 décembre 2009, article 6 (jours fériés), Légifrance, consulté le
  9. Avenant n° 1 du 13 juillet 2004, article 17 (repas), Légifrance, consulté le
  10. Avenant n° 1 du 13 juillet 2004, article 18 (prévoyance), version en vigueur, Légifrance, consulté le
  11. Avenant n° 2 du 10 mai 2021 à l'avenant n° 1 du 13 juillet 2004 relatif à la prévoyance, en vigueur depuis le 1er juillet 2021, étendu par arrêté du 17 décembre 2021, Légifrance, consulté le
  12. Accord du 6 octobre 2010 relatif aux frais de santé, étendu par arrêté du 17 décembre 2010, articles 4, 5 et 12, Légifrance, consulté le
  13. Avenant n° 35 du 27 février 2025 relatif à la revalorisation du salaire des apprentis, étendu par arrêté du 21 juillet 2025, Légifrance, consulté le
  14. Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
  15. URSSAF, « Avantages en nature », taux et barèmes (page mise à jour le 1er juin 2026), consulté le
  16. Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS), « Avantages en nature », chapitre 2, salariés des hôtels, cafés et restaurants, et rescrit BOSS-RES-000011 (indemnité compensatrice de nourriture d'un apprenti), consulté le
  17. URSSAF, « Les pourboires » (page mise à jour le 10 mars 2026), consulté le
  18. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : salaire minimum (mis à jour le 1er juin 2026), consulté le
  19. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : heures supplémentaires (mis à jour le 4 décembre 2025), consulté le
  20. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : jours fériés (mis à jour le 13 janvier 2025), consulté le
  21. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : travail du dimanche (mis à jour le 18 juin 2025), consulté le
  22. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : maintien du salaire en cas d'arrêt maladie (mis à jour le 14 février 2024), consulté le
  23. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : contrat d'extra, CDD d'usage (mis à jour le 27 février 2024), consulté le
  24. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : période d'essai (12 février 2024), préavis de démission (31 janvier 2024) et de licenciement (5 décembre 2023), consulté le
  25. Code du travail numérique, hôtels, cafés, restaurants : renouvellement de la période d'essai (mis à jour le 5 décembre 2023) ; convention, article 13, consulté le
  26. Code du travail, articles L2261-2 et L2261-15 (convention applicable, effet de l'extension), consulté le
  27. Code du travail, article D3231-13 (nourriture du personnel des hôtels, cafés et restaurants), consulté le
  28. Code du travail, article R3243-1 (mentions du bulletin de paie), consulté le
Portrait de Nathanaël Bouskila

Nathanaël Bouskila, associé du cabinet

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