Convention collective · Social et paie
Convention collective boulangerie : grille des salaires, nuit et prime de fin d'année en 2026
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 843) s'applique aux boulangeries qui fabriquent et vendent pain, viennoiseries et pâtisseries au consommateur final. Elle classe les salariés par coefficient, de 155 à 240, majore la nuit et le dimanche et verse une prime de fin d'année de 4,75 % en 2026. Depuis le 1er juin 2026, aucun minimum de sa grille nationale n'est inférieur au SMIC, 12,31 € brut de l'heure.
Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant n° 139
- IDCC
- 843
- Texte de base
- Signé le 19 mars 1976, étendu par arrêté du 21 juin 1978
- Brochure
- N° 3117 du Journal officiel
- Grille
- Avenant n° 139, appliqué depuis le 1er janvier 2026
La convention collective de la boulangerie en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à tous les employeurs et à tous les salariés de son champ, que l'entreprise adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Le texte de base de 1976 est complété par des avenants nationaux et par des accords régionaux ou départementaux, qui fixent notamment les salaires minima de leur territoire.
| Titre officiel | Convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie du 19 mars 1976 |
|---|---|
| Numéro IDCC | 843 |
| Extension | Arrêté du 21 juin 1978, publié au Journal officiel des conventions collectives (JONC) du 28 juillet 1978 |
| Entrée en vigueur | 1er avril 1976 |
| Brochure | N° 3117 du Journal officiel |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, base KALI, texte de base (articles 1er et 3) et son arrêté d'extension ; le numéro de brochure vient de la lettre d'adhésion de l'UNSA du 6 décembre 2004, publiée avec la convention. Consultés le 8 octobre 2026.
Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.
Les entreprises qui appliquent la convention
L'article 1er vise les entreprises de métropole et de l'île de La Réunion dont l'activité principale consiste à fabriquer et vendre, essentiellement au consommateur final, du pain, de la viennoiserie et de la pâtisserie. Chacun de leurs établissements répond à deux critères au moins sur trois :
- une fabrication de pain inférieure à 5 400 quintaux par an ;
- un effectif inférieur à 50 salariés ;
- une vente directe au consommateur final qui constitue l'essentiel de l'activité commerciale.
Le texte cite le code NAF 158C et range sous la convention les boulangeries, les boulangeries-pâtisseries et les points de vente de pain qui en dépendent. Ce code n'est qu'un indice : la convention applicable est celle de l'activité principale de l'employeur (Code du travail, article L2261-2). Notre outil de recherche du code APE aide à lire le vôtre.
Une boulangerie-pâtisserie de quartier à Paris, avec cinq salariés, vend sa production au comptoir : elle relève de cette convention. Notre page expert-comptable pour une boulangerie détaille sa TVA, ses prix affichés et la reprise d'un fonds. Une boulangerie qui vend surtout des sandwichs et des repas au comptoir, en emballages jetables, vérifie qu'elle ne relève pas plutôt de la convention de la restauration rapide. Les autres artisans ont chacun leur convention.
Quatre catégories et des coefficients de 155 à 240 : la classification
Le personnel se répartit en fabrication, vente, services et encadrement (article 9). Chaque catégorie professionnelle a un coefficient hiérarchique, de 155 à 240, qui fixe le salaire minimum. Le coefficient figure sur la fiche d'embauche remise dès le début de l'essai, sur la lettre d'engagement définitif et sur chaque bulletin (articles 17, 19 et 25).
Quelques repères pour le personnel de fabrication :
- le coefficient 155 est celui de l'ouvrier sans CAP ou titulaire du BEP, le 160 celui du titulaire d'un CAP ou du CQP « Tourier » ;
- le 170 s'atteint après un an au 160 avec un CAP, ou deux ans au 155 avec un BEP ;
- le 185 est celui de l'ouvrier qualifié, qui tient tous les postes de la fabrication de boulangerie ou de pâtisserie, le 190 celui qui pratique la boulangerie et la pâtisserie ;
- le 195 est celui de l'ouvrier hautement qualifié, titulaire du brevet de maîtrise (BM) ou qui coordonne le travail d'autres ouvriers ;
- le 240 est celui de l'assistant du chef d'entreprise, qui organise les achats, la fabrication et coordonne les ouvriers.
Le personnel de vente démarre au 155 sans CAP et monte au 190 pour un responsable de point de vente qui encadre au moins trois salariés et détient le CQP « Vendeur-conseil ». Le personnel de services va du 155 au 170 pour l'administratif ; un chauffeur-livreur est au 160. Deux postes de cadre complètent la grille : le cadre 1, assistant du chef d'entreprise qui organise les achats, la fabrication et la vente, et le cadre 2, qui dirige et gère toute l'entreprise.
La grille des salaires minima de la boulangerie en vigueur
Chaque année, un avenant fixe une valeur du point et une constante pour les coefficients 155 à 180, et deux autres pour les coefficients 185 à 240 : le salaire horaire minimum professionnel d'un coefficient vaut le point multiplié par le coefficient, plus la constante (article 10). La grille nationale en vigueur est celle de l'avenant n° 139 du 14 janvier 2026, applicable à compter du 1er janvier 2026 (article 4). Son arrêté d'extension du 10 avril 2026, publié au Journal officiel du 17 avril 2026, l'impose à toutes les entreprises du champ, adhérentes ou non d'une organisation signataire. Ce salaire est garanti à tout salarié.
| Emploi | Coefficient | Minimum de la grille | Mensuel brut, 35 h |
|---|---|---|---|
| Personnel de fabrication | |||
| Sans CAP, ou titulaire du BEP | 155 | 12,41 | 1 882,22 |
| Titulaire d'un CAP ou du CQP Tourier | 160 | 12,53 | 1 900,43 |
| CAP ou CQP Tourier après 1 an au coefficient 160 | 170 | 12,78 | 1 938,34 |
| Mention complémentaire ou bac professionnel | 175 | 12,91 | 1 958,06 |
| Ouvrier qualifié, tous les postes de la fabrication | 185 | 13,31 | 2 018,73 |
| Ouvrier qualifié en boulangerie et en pâtisserie | 190 | 13,43 | 2 036,93 |
| Ouvrier hautement qualifié (BM, BMS ou coordination) | 195 | 13,54 | 2 053,61 |
| Assistant du chef d'entreprise | 240 | 14,59 | 2 212,87 |
| Personnel de vente | |||
| Vente sans CAP | 155 | 12,41 | 1 882,22 |
| Vente avec CAP, ou après 1 an au coefficient 155 | 160 | 12,53 | 1 900,43 |
| Responsable d'un point de vente, ou vente au 160 avec le CQP Vendeur-conseil | 165 | 12,66 | 1 920,14 |
| Responsable d'un point de vente titulaire du CQP | 170 | 12,78 | 1 938,34 |
| Responsable d'un point de vente, 2 salariés au plus | 175 | 12,91 | 1 958,06 |
| Même poste, titulaire du CQP | 180 | 13,03 | 1 976,26 |
| Responsable d'un point de vente, 3 salariés au moins | 185 | 13,31 | 2 018,73 |
| Même poste, titulaire du CQP | 190 | 13,43 | 2 036,93 |
| Personnel de services | |||
| Sans qualification, livraisons occasionnelles | 155 | 12,41 | 1 882,22 |
| Avec qualification, ou chauffeur-livreur | 160 | 12,53 | 1 900,43 |
| Personnel administratif | 170 | 12,78 | 1 938,34 |
Sources : avenant n° 139 du 14 janvier 2026 relatif aux salaires, article 2, étendu par arrêté du 10 avril 2026 (Journal officiel du 17 avril 2026), appliqué depuis le 1er janvier 2026 (France métropolitaine et La Réunion, grille nationale) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Mensuel : taux horaire × 151,67 heures, arrondi au centime, comme sur un bulletin. Consultés le 8 octobre 2026.
Le salaire minimum comprend tous les éléments de la rémunération, y compris les avantages en nature comme la nourriture et le logement. Sont exclus de ce calcul les majorations pour heures supplémentaires et travail de nuit, les indemnités qui remboursent des frais et l'avantage en nature pain (article 10).
Les minima d'Île-de-France
Un accord régional étendu fixe des minima plus élevés dans sa région. En Île-de-France, c'est l'avenant n° 61 du 22 janvier 2026, applicable à compter du 1er février 2026 et étendu par arrêté du 8 avril 2026 (Journal officiel du 17 avril 2026) : il dépasse la grille nationale à chaque coefficient. Les Bouches-du-Rhône ont aussi leur grille (avenant n° 20 du 21 janvier 2026), qui prend effet avec son extension, par arrêté du 2 avril 2026 publié au même Journal officiel.
| Coefficient | Grille nationale | Île-de-France |
|---|---|---|
| 155 | 12,41 | 12,57 |
| 160 | 12,53 | 12,86 |
| 165 (vente) | 12,66 | 13,14 |
| 170 | 12,78 | 13,43 |
| 175 | 12,91 | 13,71 |
| 180 (vente) | 13,03 | 14,00 |
| 185 | 13,31 | 14,28 |
| 190 | 13,43 | 14,57 |
| 195 (fabrication) | 13,54 | 14,85 |
| 240 (fabrication) | 14,59 | 17,42 |
Sources : avenant n° 139, article 2 et avenant n° 61 d'Île-de-France, article 2, consultés le 8 octobre 2026. Les mêmes montants valent pour le personnel de fabrication, de vente et de services.
Pour le personnel d'encadrement, la rémunération annuelle brute est fixée par forfait : 39 871,00 € pour un cadre 1 au forfait de 218 jours de travail et 57 206,00 € pour un cadre 2, qui n'est pas soumis à la durée légale du travail. En Île-de-France, ces montants sont de 39 955,00 € et de 57 328,00 €.
Heures supplémentaires, nuit et dimanche
Le régime des heures supplémentaires est celui de la loi (article 22). Sans accord d'entreprise, les huit premières heures au-delà de 35 heures sont majorées de 25 % (de la 36e à la 43e heure) et les suivantes de 50 %. Le contingent légal est de 220 heures par an et par salarié. Notre calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.
Le travail de nuit et le travail du dimanche ont leurs règles propres :
- La nuit : chaque heure de travail effectif entre 20 heures et 6 heures est majorée de 25 % du salaire de base, que le salarié soit ou non travailleur de nuit (article 23). Est travailleur de nuit celui qui travaille au moins 2 fois par semaine 3 heures entre 21 heures et 6 heures, ou au moins 270 heures de nuit dans l'année. Il reçoit en plus un jour de repos à partir de 270 heures de nuit, deux jours au-delà de 600 heures ; sa durée quotidienne est de 8 heures, 10 exceptionnellement.
- Le dimanche : le salaire de tout salarié employé ce jour-là est majoré de 20 %, sur les heures effectuées le dimanche (article 28).
- L'extra : le salarié occupé en surnombre ou en remplacement reçoit un salaire journalier majoré de 25 % pour la 8e heure et de 50 % à partir de la 9e, s'il travaille sur 6 jours dans la semaine (article 20).
Les jours fériés complémentaires, au moins 10 en plus du 1er mai, sont fixés par accord départemental ou régional ; s'il est travaillé, le salaire de la journée est doublé (article 27). Ceux de votre département se vérifient dans l'accord local.
Prime de fin d'année, congés et indemnités propres à la boulangerie
La prime de fin d'année
Après un an de présence, tout salarié occupé par l'entreprise le 31 décembre reçoit une prime de fin d'année, payée au plus tard le 15 janvier (article 42). Son montant est un pourcentage du salaire brut payé du 1er janvier au 31 décembre : 4,75 % en 2026, puis 5 % à partir du 1er janvier 2027 (avenant n° 133 du 14 décembre 2023, étendu). Elle ne s'ajoute pas à un 13e mois partiel ou à des étrennes déjà versés pour le même usage.
Les autres avantages
- Le congé supplémentaire. Les salariés ont 6 jours ouvrables rémunérés en plus du congé légal, à prendre entre le 15 janvier et le 1er mai. L'indemnité est de 1,92 % des salaires bruts de l'année civile précédente (article 30). Le congé principal se prend en principe du 1er mai au 31 octobre (article 29).
- Le « chou blanc ». Le salarié qui se présente à l'heure prévue et qu'on décommande à ce moment reçoit huit heures de salaire horaire minimum professionnel national : 99,28 € au coefficient 155 (article 18).
- Les frais professionnels. Un ouvrier boulanger ou pâtissier non nourri reçoit une indemnité journalière d'une fois et demie le minimum garanti au 1er janvier, soit 6,38 € par jour en 2026 (article 24).
- Le pain. Le personnel de fabrication et de vente a droit à un pain « restaurant » ou à 2 baguettes par journée travaillée. Son prix s'inscrit dans le brut en avantage en nature, soumis aux cotisations, puis se déduit du net (protocole d'accord du 6 octobre 1998, article 7).
- L'extra. Son indemnité de congés payés est de 11,35 % de ses salaires bruts, congé supplémentaire compris (article 20).
Période d'essai, préavis et arrêt maladie
La période d'essai est de 30 jours, sans préavis de part ni d'autre (article 17). La convention ne prévoit pas de renouvellement.
| Ancienneté | Licenciement : dû par l'employeur | Démission : dû par le salarié |
|---|---|---|
| Moins de 6 mois | 1 semaine | 1 semaine |
| De 6 mois à 2 ans | 1 mois | 2 semaines |
| Plus de 2 ans | 2 mois | 2 semaines |
Source : convention, article 32, consulté le 8 octobre 2026. En cas de licenciement, 2 heures libres par jour sont dues pour chercher un emploi, pendant la dernière semaine du préavis ; seules les heures utilisées sont payées.
La convention réserve l'indemnité de licenciement aux salariés licenciés avant 65 ans, hors faute grave ou lourde, qui comptent au moins 2 ans d'ancienneté, et en renvoie le montant à la loi (article 33). La loi est plus favorable : l'indemnité légale est due dès 8 mois d'ancienneté, sans limite d'âge, à raison d'un quart de mois de salaire par année jusqu'à dix ans et d'un tiers au-delà (Code du travail, article R1234-2). C'est elle que l'employeur verse. Un salarié de 55 ans ou plus, licencié pour inaptitude, reçoit en plus la différence avec l'indemnité de départ à la retraite. Le calcul de l'indemnité de licenciement la donne à partir du salaire et de l'ancienneté.
Un arrêt maladie se signale sous 48 heures et se justifie sous 3 jours par un certificat médical. L'emploi est garanti 6 mois à un salarié de 2 ans d'ancienneté (article 36). Une garantie de maintien de salaire, ouverte après un an de présence dans la profession (sans condition d'ancienneté pour un accident du travail ou une maladie professionnelle), verse 90 % du salaire brut moyen des 3 derniers mois, sous déduction des indemnités journalières, pendant 180 jours au plus. Elle commence dès le premier jour d'indemnisation pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, dès le 4e jour pour un arrêt de plus de 45 jours ou une affection de longue durée, dès le 8e jour dans les autres cas (article 37).
Mutuelle et prévoyance : deux régimes de branche
Un régime de frais de santé existe pour les salariés de la boulangerie-pâtisserie (avenant n° 83 du 24 avril 2006). Sa cotisation est de 1,60 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 64,08 € en 2026 avec un plafond de 4 005,00 €, pour un salarié du régime général. Elle est payée à parts égales par l'employeur et le salarié, c'est-à-dire 32,04 € chacun. Ce taux est celui de l'avenant n° 33 pour 2025, étendu ; l'avenant n° 34 du 14 janvier 2026 le reconduit mais n'est pas étendu au 8 octobre 2026.
La prévoyance verse ce maintien de salaire, puis des indemnités d'incapacité du 181e au 1 095e jour d'arrêt. Les cotisations sont entièrement à la charge de l'employeur : 0,73 % du salaire brut pour le maintien de salaire, limité au plafond mensuel, et 0,22 % pour l'incapacité (article 37).
Un bulletin d'ouvrier boulanger, ligne par ligne
Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un ouvrier d'une boulangerie du 8e arrondissement de Paris, classé au coefficient 185 et payé au minimum d'Île-de-France de 14,28 €.
Exemple chiffré
Ouvrier qualifié, coefficient 185, convention collective de la boulangerie-pâtisserie (IDCC 843) : le coefficient figure sur le bulletin. Il travaille 35 heures par semaine et commence à 4 heures du matin cinq jours par semaine, soit 2 heures de nuit par jour et 43,33 heures de nuit par mois.
| Salaire de base 151,67 h × 14,28 € | 2 165,85 € |
|---|---|
| Majoration de nuit de 25 % 43,33 h × 3,570 € | 154,69 € |
| Salaire brut | 2 320,54 € |
La prime de fin d'année n'apparaît pas en octobre. Si cet ouvrier touche le même brut toute l'année, soit 27 846,48 €, elle atteint 1 322,71 € en janvier 2027, à 4,75 %. Sur les salaires de 2027, le même calcul à 5 % donne 1 392,32 €, payés en janvier 2028.
Les retenues propres à la convention sont la moitié de la cotisation de frais de santé, 32,04 € par mois, et l'avantage en nature pain, qui entre dans le brut puis sort du net. Les cotisations de prévoyance, elles, restent à la charge de l'employeur. L'indemnité pour frais professionnels, 6,38 € par jour, rembourse des frais : elle n'entre pas dans le brut.
Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Pour un autre salaire, le calcul du coût d'un salarié donne la charge pour l'employeur, prime de fin d'année comprise une fois provisionnée.
Points de vigilance pour un employeur de la boulangerie
- 01
Le coefficient s'écrit trois fois. Sur la fiche d'embauche de l'essai, dans la lettre d'engagement définitif et sur chaque bulletin. Un ouvrier qui obtient son CAP relève du coefficient 160.
- 02
Le plancher de Paris est celui de l'Île-de-France. La grille régionale donne 12,57 € au coefficient 155 depuis le 1er février 2026, contre 12,41 € au niveau national.
- 03
La prime de fin d'année se provisionne. À 4,75 % du brut annuel en 2026 et 5 % en 2027, elle se paie en janvier mais se rattache à l'exercice qui la déclenche : sans provision, le résultat de l'année est surestimé d'autant.
- 04
La nuit commence à 20 heures. Un ouvrier qui prend son poste à 4 heures du matin a déjà 2 heures majorées par jour, et au moins 270 heures de nuit dans l'année lui ouvrent un jour de repos.
- 05
Le temps partiel a des planchers. Dans une entreprise de moins de 10 salariés, un contrat de vente peut descendre à 6 heures par semaine sur 2 jours au plus ; de 10 à 20 salariés, le plancher est de 16 heures (article 21).
- 06
Le pain est un avantage en nature. Son prix s'inscrit au brut sur le bulletin, avec la mention « avantages en nature », puis en déduction du net.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum d'un vendeur en boulangerie ?
Sans CAP, un vendeur est au coefficient 155 : au moins 12,41 € de l'heure selon la grille nationale, 12,57 € en Île-de-France depuis le 1er février 2026. Avec un CAP, le coefficient est 160 : 12,53 € au niveau national, 12,86 € en Île-de-France. Les deux montants dépassent le SMIC, 12,31 € depuis le 1er juin 2026.
Quelle est la durée de la période d'essai en boulangerie ?
Trente jours, pendant lesquels chacune des parties reprend sa liberté sans préavis. La convention ne prévoit pas de renouvellement. Si le salarié est encore là après 5 jours de travail et que l'employeur met fin à l'essai avant un mois de travail effectif, il reçoit une indemnité de congés payés calculée comme pour un extra.
Le travail de nuit est-il majoré dans une boulangerie ?
Oui, de 25 % du salaire de base pour chaque heure de travail effectif entre 20 heures et 6 heures, que le salarié soit ou non travailleur de nuit. Le travailleur de nuit reçoit en plus un jour de repos à partir de 270 heures de nuit par année civile, deux jours au-delà de 600 heures.
Le dimanche est-il majoré en boulangerie ?
Oui : le salaire de tout salarié employé le dimanche est majoré de 20 %, calculés sur le salaire horaire de base multiplié par les heures travaillées ce jour-là.
Quel coefficient pour un ouvrier boulanger titulaire d'un CAP ?
Le coefficient 160, puis le 170 après un an à ce coefficient. Un ouvrier qualifié qui peut tenir tous les postes de la fabrication est au 185, et le 190 couvre l'ouvrier qui pratique à la fois la boulangerie et la pâtisserie.
Sources
- Convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, article 1er (champ d'application), Légifrance, consulté le
- Convention, article 9 (classification et coefficients), Légifrance, consulté le
- Convention, article 10 (salaire horaire minimum professionnel), Légifrance, consulté le
- Avenant n° 139 du 14 janvier 2026 relatif aux salaires, étendu, articles 1er à 4, Légifrance, consulté le
- Île-de-France, avenant n° 61 du 22 janvier 2026 relatif aux salaires au 1er février 2026, étendu, articles 2 et 3, Légifrance, consulté le
- Bouches-du-Rhône, avenant n° 20 du 21 janvier 2026 aux accords départementaux du 20 juin 2012 relatifs à la grille des salaires, article 3, Légifrance, consulté le
- Convention, articles 17 à 19 (période d'essai, chou blanc, embauchage), Légifrance, consulté le
- Convention, article 20 (régime des extras), Légifrance, consulté le
- Convention, article 21 (durée du travail et temps partiel), Légifrance, consulté le
- Convention, article 22 (heures supplémentaires), Légifrance, consulté le
- Convention, article 23 (travail de nuit), Légifrance, consulté le
- Convention, article 24 (indemnité pour frais professionnels), Légifrance, consulté le
- Convention, article 25 (bulletin de paie), Légifrance, consulté le
- Convention, article 27 (jours fériés), Légifrance, consulté le
- Convention, article 28 (prime pour travail du dimanche), Légifrance, consulté le
- Convention, articles 29 et 30 (congés annuels et semaine de congé supplémentaire), Légifrance, consulté le
- Convention, article 32 (préavis), Légifrance, consulté le
- Convention, article 33 (indemnité de licenciement), Légifrance, consulté le
- Convention, articles 36 et 37 (maladie, maintien de salaire et incapacité de travail), Légifrance, consulté le
- Convention, article 42 (prime de fin d'année) et avenant n° 133 du 14 décembre 2023, étendu, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 83 du 24 avril 2006, article 5 (cotisation du régime de frais de santé), version issue de l'avenant n° 34 du 14 janvier 2026, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 33 du 5 décembre 2024 relatif aux frais de santé (cotisation 2025), étendu, Légifrance, consulté le
- Protocole d'accord du 6 octobre 1998 relatif à la situation sociale du personnel, article 7 (pain), Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- URSSAF, « Plafonds de la Sécurité sociale » (page mise à jour le 1er janvier 2026), consulté le
- Code du travail, article L3121-36 (majorations de 25 % et 50 % des heures supplémentaires à défaut d'accord), consulté le
- Code du travail, article R1234-2 (indemnité légale de licenciement : un quart de mois par année jusqu'à dix ans, un tiers au-delà), consulté le