Simulateur · Salaire et rémunération
Coût d’un salarié : le calcul 2026 pour l’employeur
Saisissez un salaire brut mensuel. Le simulateur du coût d’un salarié ajoute les cotisations patronales de 2026, ligne par ligne, puis retire la réduction générale dégressive unique. Il donne le coût pour l’employeur par mois, par an et par heure payée.
Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le
Coût d'un salarié
Taux patronaux du secteur privé, 2026
Coût pour l'employeur par mois
2 418,91 €
2 100,00 € brut + 900,82 € de cotisations − 581,91 € de réduction générale
| Par mois | Par an | |
|---|---|---|
| Salaire brut | 2 100,00 € | 25 200,00 € |
| Cotisations patronales | 900,82 € | 10 809,84 € |
| Réduction générale | − 581,91 € | − 6 982,92 € |
| Coût pour l'employeur | 2 418,91 € | 29 026,92 € |
| Net du salarié, avant impôt | 1 662,35 € | 19 948,20 € |
| Coût par heure payée151,67 h par mois | 15,95 € |
Coefficient de réduction générale : 0,2771. Taux en vigueur au ; salarié du secteur privé en CDI, sans mutuelle d'entreprise, versement mobilité ni aide à l'embauche (ce que suppose le calcul).
Le détail des cotisations patronales
| Cotisation | Base | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Assurance maladie | 2 100,00 € | 13 % | 273,00 € |
| Vieillesse plafonnée | 2 100,00 € | 8,55 % | 179,55 € |
| Vieillesse déplafonnée | 2 100,00 € | 2,11 % | 44,31 € |
| Allocations familiales | 2 100,00 € | 5,25 % | 110,25 € |
| Accidents du travail | 2 100,00 € | 2,08 % | 43,68 € |
| Contribution solidarité autonomie | 2 100,00 € | 0,3 % | 6,30 € |
| Contribution au dialogue social | 2 100,00 € | 0,016 % | 0,34 € |
| Assurance chômage | 2 100,00 € | 4 % | 84,00 € |
| Garantie des salaires (AGS) | 2 100,00 € | 0,25 % | 5,25 € |
| Fnal | 2 100,00 € | 0,1 % | 2,10 € |
| Retraite complémentaire, tranche 1 | 2 100,00 € | 4,72 % | 99,12 € |
| Contribution d'équilibre général, tranche 1 | 2 100,00 € | 1,29 % | 27,09 € |
| Formation professionnelle | 2 100,00 € | 0,55 % | 11,55 € |
| Taxe d'apprentissage | 2 100,00 € | 0,68 % | 14,28 € |
| Réduction générale | 2 100,00 € | 0,2771 | − 581,91 € |
Le coût d’un salarié : ce que l’employeur paie en plus du brut
Le salaire brut est celui du contrat. L’employeur verse en plus ses propres cotisations : assurance maladie, vieillesse, allocations familiales, accidents du travail, assurance chômage, retraite complémentaire et quelques contributions. Elles figurent sur le bulletin de paie, dans la part de l’employeur, sans être retenues sur le salaire.
| Cotisation | Assiette | Taux employeur |
|---|---|---|
| Assurance maladie | Tout le salaire | 13 % |
| Vieillesse plafonnée | Jusqu'au plafond (4 005 € par mois) | 8,55 % |
| Vieillesse déplafonnée | Tout le salaire | 2,11 % |
| Allocations familiales | Tout le salaire | 5,25 % |
| Accidents du travail | Tout le salaire | 2,08 % en moyenne |
| Assurance chômage | Jusqu'à 4 plafonds | 4 % |
| Garantie des salaires (AGS) | Jusqu'à 4 plafonds | 0,25 % |
| Retraite complémentaire, tranche 1 | Jusqu'au plafond | 4,72 % |
| Retraite complémentaire, tranche 2 | Du plafond à 8 plafonds | 12,95 % |
| Contribution d'équilibre général, tranche 1 | Jusqu'au plafond | 1,29 % |
| Contribution d'équilibre général, tranche 2 | Du plafond à 8 plafonds | 1,62 % |
| Contribution d'équilibre technique | Tout le salaire jusqu'à 8 plafonds, s'il dépasse le plafond | 0,21 % |
| Contribution solidarité autonomie | Tout le salaire | 0,3 % |
| Fnal | Le plafond (moins de 50 salariés) ou tout le salaire | 0,1 % ou 0,5 % |
| Formation professionnelle | Tout le salaire (moins de 11 salariés, puis 11 et plus) | 0,55 % ou 1 % |
| Taxe d'apprentissage | Tout le salaire, solde compris | 0,68 % |
| Contribution au dialogue social | Tout le salaire | 0,016 % |
| Apec (cadres) | Jusqu'à 4 plafonds | 0,036 % |
| Prévoyance des cadres | Jusqu'au plafond | 1,5 % |
| Effort de construction (PEEC) | Tout le salaire, à partir de 50 salariés | 0,45 % |
Taux en vigueur au . Sources : URSSAF, taux de cotisations du secteur privé ; Agirc-Arrco pour la retraite complémentaire ; arrêté du 30 décembre 2025 pour le taux moyen des accidents du travail (sources), consultés le .
Plusieurs taux ne portent que sur une partie du salaire, jusqu’au plafond de la sécurité sociale ou au-delà : le montant du plafond est sur notre page du plafond de la sécurité sociale 2026. Avant la réduction générale, ces cotisations représentent un peu moins de 43 % du brut pour un salarié non cadre payé sous le plafond. Ce repère vaut pour une entreprise de moins de 11 salariés au taux accidents du travail moyen ; à partir de 11 salariés, elles pèsent un peu plus.
Exemple chiffré pour un vendeur payé 2 100 € brut
Le simulateur arrondit chaque cotisation au centime, comme sur un bulletin, puis retire la réduction générale.
Exemple chiffré
Une boutique de sept salariés embauche un vendeur non cadre, à temps plein, pour 2 100 € brut par mois. Son taux accidents du travail est le taux moyen.
| Salaire brut | 2 100,00 € |
|---|---|
| Cotisations patronales14 lignes, 42,90 % du brut | + 900,82 € |
| Réduction générale2 100,00 € × 0,2771 | − 581,91 € |
| Coût pour l'employeur | 2 418,91 € |
Soit 15,95 € par heure payée (151,67 heures par mois). Le vendeur touche 1 662,35 € net avant impôt : entre ce que l'employeur dépense et ce que le salarié reçoit, l'écart est de 756,56 €.
La réduction générale dégressive unique
Depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale dégressive unique baisse les cotisations patronales des salaires inférieurs à 3 SMIC. Elle s’impute sur les cotisations maladie, vieillesse, famille, accidents du travail (dans la limite de 0,49 %), chômage, Fnal, solidarité autonomie et retraite complémentaire. Les taux réduits des cotisations maladie (7 %) et famille (3,45 %) ne s’appliquent plus aux employeurs de droit commun : ils cotisent à 13 % et 5,25 %.
Le montant est un coefficient multiplié par le salaire brut. Le coefficient se calcule par une formule publiée par l’URSSAF : plus le salaire est proche du SMIC, plus il est élevé.
Exemple chiffré
Pour le vendeur payé 2 100 €, le seuil de la formule vaut 2,9293 × 1 867,02 € = 5 469,06 €.
| ½ × (seuil ÷ salaire − 1)½ × (5 469,06 € ÷ 2 100,00 € − 1) | 0,8022 |
|---|---|
| Élevé à la puissance 1,75 | 0,6799 |
| Tmin + Tdelta × ce nombre0,0200 + 0,3781 × 0,6799 | 0,2771 |
| Réduction générale du mois | 581,91 € |
Coefficient arrondi au dix-millième, multiplié par le salaire brut. Au SMIC, il vaut 0,3750 depuis le relèvement du SMIC de juin ; sous le SMIC (un apprenti), il ne dépasse jamais 0,3981.
Le seuil de 3 SMIC reste calculé avec le SMIC du 1er janvier 2026. Depuis le relèvement du 1er juin, l’URSSAF applique donc la formule avec 2,9293 fois le nouveau SMIC : le seuil ne bouge pas. Juste en dessous, la réduction vaut encore 2 % du salaire ; au-delà, elle disparaît.
Coût horaire d’un salarié selon son salaire
Le coût d’une heure payée est le coût du mois divisé par les heures du mois, 151,67 heures pour 35 heures par semaine. C’est la base d’un prix de revient, d’un devis d’artisan ou d’un tarif de prestation.
| Brut par mois | Réduction générale | Coût employeur | Coût d'une heure |
|---|---|---|---|
| 1 867,02 € | 700,13 € | 1 967,76 € | 12,97 € |
| 2 000 € | 629,40 € | 2 228,52 € | 14,69 € |
| 2 500 € | 429,75 € | 3 142,65 € | 20,72 € |
| 3 000 € | 299,70 € | 3 987,18 € | 26,29 € |
| 4 000 € | 158,00 € | 5 557,84 € | 36,64 € |
| 5 500 € | 0,00 € | 7 869,49 € | 51,89 € |
Calcul du simulateur, temps plein, entreprise de moins de 11 salariés, taux accidents du travail moyen (2,08 %). Coût d'une heure : coût du mois ÷ 151,67 heures. La première ligne est le SMIC.
Ce coût horaire ne compte que les heures payées. Les congés payés, les jours fériés chômés et les absences entrent dans le salaire du mois sans être des heures travaillées : rapportez le coût aux heures réellement vendues pour fixer un prix.
Cadre, effectif et taux accidents du travail
Trois réglages changent le résultat. Le statut de cadre ajoute la cotisation Apec et la prévoyance obligatoire. L’effectif change le taux de la formation professionnelle (0,55 % sous 11 salariés, 1 % ensuite). À partir de 50 salariés, il change aussi le Fnal et le coefficient de la réduction générale, et la participation à l’effort de construction devient due. Le taux accidents du travail, propre à chaque établissement, figure sur la notification annuelle.
| Situation | Cotisations patronales | Réduction générale | Coût employeur |
|---|---|---|---|
| Non cadre, moins de 11 salariés | 1 286,88 € | 299,70 € | 3 987,18 € |
| Cadre, moins de 11 salariés | 1 332,96 € | 299,70 € | 4 033,26 € |
| Non cadre, 11 à 49 salariés | 1 300,38 € | 299,70 € | 4 000,68 € |
| Non cadre, 50 salariés et plus | 1 325,88 € | 302,40 € | 4 023,48 € |
| Cadre, 50 salariés et plus | 1 375,56 € | 302,40 € | 4 073,16 € |
Calcul du simulateur, temps plein. Cadre : Apec et prévoyance obligatoire (1,5 % de la tranche 1), forfait social de 8 % sur cette prévoyance à partir de 11 salariés. 50 salariés et plus : Fnal sur tout le salaire, PEEC, Tdelta de 0,3821.
Le statut de cadre se lit dans le contrat de travail et dans la classification de la convention collective de l’entreprise.
Brut, net et coût : trois montants à ne pas confondre
Le même salaire s’écrit de trois façons. Le brut figure au contrat. Le net est ce que reçoit le salarié après ses propres cotisations : le simulateur brut en net le calcule ligne par ligne. Le coût est ce que dépense l’employeur, brut et cotisations patronales compris, réduction générale déduite. Pour une embauche, c’est ce dernier qui entre dans le budget.
Les heures majorées s’ajoutent au brut et au coût : le simulateur des heures supplémentaires donne leur montant et la déduction de cotisations patronales qui les accompagne. Pour un alternant, le simulateur du salaire d’un apprenti donne le salaire minimum selon l’âge.
Ce que le simulateur suppose
Le calcul vaut pour un salarié en CDI du secteur privé, au régime général, avec les taux de droit commun en vigueur en 2026. Il ne compte pas :
- le versement mobilité, dû à partir de 11 salariés selon la commune, et le régime local d’Alsace-Moselle ;
- les primes, les heures supplémentaires, les avantages en nature, la mutuelle et la prévoyance d’entreprise, sauf la prévoyance obligatoire des cadres ;
- les exonérations propres à certaines zones ou à certains contrats, et les aides à l’embauche ;
- la contribution des CDD à la formation et la contribution supplémentaire à l’apprentissage des grandes entreprises.
La réduction générale est calculée mois par mois, sur un salaire constant : en cas de salaire variable, elle se régularise sur l’année. Le chiffrage d’une embauche, puis les bulletins et les déclarations sociales, font partie de notre mission social et paie.
Questions fréquentes
Combien coûte un salarié payé au SMIC ?
À temps plein, un salarié payé au SMIC, 1 867,02 € brut par mois, coûte 1 967,76 € à une entreprise de moins de 11 salariés. Le calcul retient le taux accidents du travail moyen : 800,87 € de cotisations patronales, moins 700,13 € de réduction générale.
Comment passer du salaire brut au coût employeur ?
Ajoutez au brut les cotisations patronales, puis retirez la réduction générale. Pour 2 500 € brut, non cadre, dans une entreprise de moins de 11 salariés : 1 072,40 € de cotisations et 429,75 € de réduction, soit un coût de 3 142,65 €.
Qu’est-ce que la réduction générale dégressive unique ?
C’est la baisse des cotisations patronales sur les salaires de moins de 3 SMIC, appliquée depuis le 1er janvier 2026. Elle est la plus forte près du SMIC et disparaît au-delà de 5 469,06 € brut par mois. Les taux réduits des cotisations maladie et famille ne s’appliquent plus aux employeurs de droit commun.
Un cadre coûte-t-il plus cher qu’un non-cadre pour le même brut ?
Un peu plus. L’employeur paie en plus la cotisation Apec et la prévoyance obligatoire des cadres, 1,50 % de la tranche 1, puis un forfait social de 8 % sur cette prévoyance à partir de 11 salariés. Pour 3 000 € brut dans une entreprise de moins de 11 salariés, le coût passe de 3 987,18 € à 4 033,26 €.
Quel taux d’accidents du travail saisir ?
Celui de votre établissement, notifié chaque année et consultable sur votre compte AT/MP. À défaut, le simulateur propose le taux net moyen national de 2026, 2,08 %. Une entreprise de bureau a en général un taux plus bas, une entreprise du bâtiment un taux plus élevé.
Le simulateur compte-t-il les aides à l’embauche ?
Non. Les aides de l’État, comme celle versée pour un apprenti, viennent en déduction du coût, selon le contrat et la date d’embauche. Le simulateur ne compte pas non plus le versement mobilité, dû à partir de 11 salariés selon la commune.
Sources
- URSSAF, « Taux de cotisations - Secteur privé », taux patronaux (page mise à jour le 1er janvier 2026), consulté le
- URSSAF, « La réduction générale dégressive unique » (page mise à jour le 13 juillet 2026), consulté le
- URSSAF, « La cotisation maladie - maternité - invalidité - décès » (page mise à jour le 17 juin 2026), consulté le
- URSSAF, « La cotisation d'allocations familiales (AF) » (page mise à jour le 10 juin 2026), consulté le
- Agirc-Arrco, « Cotisations au régime Agirc-Arrco en 2026 » (circulaire 2025-16 SG-DRJ du 30 octobre 2025), consulté le
- Arrêté du 30 décembre 2025 relatif à la tarification des risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles pour l'année 2026, article 2, JORF du 31 décembre 2025, consulté le
- URSSAF, « Le forfait social » (page mise à jour le 13 juillet 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Participation des employeurs à l'effort de construction (PEEC) » (page vérifiée le 25 septembre 2026), consulté le
- Accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 relatif à la prévoyance des cadres, article 1er, consulté le
- URSSAF, « Plafonds de la Sécurité sociale » (page mise à jour le 1er janvier 2026), consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, JORF du 24 mai 2026, consulté le
Les montants sont arrondis au centime ligne par ligne, comme sur un bulletin ; le coefficient de réduction générale au dix-millième.