Convention collective · Social et paie
Convention collective chimie : grille des salaires, primes et horaires en 2026
La convention collective chimie (IDCC 44) s'applique aux fabricants de peintures, de colles, de détergents ou de gaz industriels. Elle classe chaque salarié en cinq groupes et vingt-trois coefficients, fixe ses minima par une même formule depuis 2024, verse une prime d'ancienneté dès trois ans et impose une cotisation minimale de santé. Tous ses minima dépassent le SMIC de 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026, le plus bas de 10,11 € seulement.
Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le Grille de l'accord du 3 décembre 2025
- IDCC
- 44
- Texte de base
- Signé le 30 décembre 1952, étendu par arrêté du 13 novembre 1956
- Grille
- Accord du 3 décembre 2025, appliqué depuis le 1er janvier 2026
- Valeur du point des primes
- 8,90 € (base 35 heures)
La convention collective chimie en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à toutes les entreprises de son champ, que l'employeur adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Légifrance signale pourtant quelques articles « non étendus » : ils ne lient que les entreprises adhérentes d'une organisation signataire. Cette fiche le dit chaque fois que le cas se présente.
Le texte de base du 30 décembre 1952 est complété par trois avenants, un par catégorie de personnel : l'avenant n° 1 du 11 février 1971 pour les ouvriers, employés et techniciens (groupes I à III), l'avenant n° 2 du 14 mars 1955 pour les agents de maîtrise et techniciens (groupe IV), l'avenant n° 3 du 16 juin 1955 pour les ingénieurs et cadres (groupe V). La classification date de l'accord du 10 août 1978.
| Titre officiel | Convention collective nationale des industries chimiques et connexes |
|---|---|
| Numéro IDCC | 44 |
| Extension | Arrêté du 13 novembre 1956, JONC du 12 décembre 1956 |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, texte de base et son arrêté d'extension (titre officiel de la convention) ; Code du travail numérique pour la page de la convention. Consultés le 15 octobre 2026.
Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.
Les entreprises qui appliquent la convention
Deux textes définissent le champ. L'annexe I, étendue, le fait dans la nomenclature de 1973 : elle vise les établissements dont l'activité principale est la fabrication et la vente des produits qu'elle liste, avec leurs ateliers, entrepôts, bureaux et sièges sociaux. L'article 1er, non étendu, le reprend dans la nomenclature d'activités de 1993 (codes NAF). Il cite par exemple :
- la fabrication de peintures et vernis (24.3 Z) et de colles et gélatines (24.6 C) ;
- la fabrication de savons, détergents et produits d'entretien (24.5 A), de parfums et de produits pour la toilette (24.5 C) ;
- la fabrication de gaz industriels (24.1 A), de colorants et pigments (24.1 C), de matières plastiques de base (24.1 L), de produits azotés et d'engrais (24.1 J) ;
- la fabrication de produits chimiques à usage industriel (24.6 L), d'explosifs (24.6 A) et d'huiles essentielles (24.6 E).
Ces codes sont ceux d'une ancienne nomenclature. Le texte ne donne pas leur correspondance avec le code APE de l'extrait Kbis : nous la vérifions avec vous, car la convention applicable est celle de l'activité principale (Code du travail, article L2261-2). Notre outil de recherche du code APE aide à lire le vôtre.
L'article 1er ajoute au champ le commerce de gros dont l'activité principale est la vente de produits chimiques. Ni cet article ni le point correspondant de l'annexe I (exclu de l'extension par un arrêté du 3 janvier 1992) ne sont étendus : un grossiste n'est lié que s'il adhère à une organisation signataire. La fabrication de matières plastiques de base relève de la chimie ; leur transformation relève de la plasturgie. Notre page expert-comptable pour une entreprise industrielle détaille les stocks, les en-cours et l'amortissement des machines de ces entreprises.
Cinq groupes, vingt-trois coefficients : la classification
Depuis l'accord du 10 août 1978, chaque emploi reçoit un coefficient de 130 à 880, rattaché à l'un des cinq groupes. L'employeur classe l'emploi d'après la définition de chaque coefficient, dans l'une des filières professionnelles, et l'indique dans la lettre d'engagement avec la classification et le coefficient.
| Groupe | Personnel | Coefficients | Avenant |
|---|---|---|---|
| I | Ouvriers et employés | 130 et 140 | n° 1 |
| II | Ouvriers, employés et techniciens | 150 et 160 | n° 1 |
| III | Ouvriers, employés et techniciens | 175, 190 et 205 | n° 1 |
| IV | Agents de maîtrise et techniciens | 225, 235, 250, 275, 300, 325 et 360 | n° 2 |
| V | Ingénieurs et cadres | De 350 à 880 | n° 3 |
Source : accord du 10 août 1978 portant révision des classifications, Légifrance, consulté le 15 octobre 2026.
L'embauche d'un titulaire d'un diplôme professionnel dans un emploi qui y correspond ouvre une garantie de coefficient (accord de 1978, document 3). Un CAP ou un BEP donne le coefficient 150, porté à 160 trois mois après : 1 924,18 €, puis 1 941,34 € par mois. Un BTN donne le coefficient 175, porté à 190 un an après. Un BTS ou un DUT donne le coefficient 225, porté à 250 deux ans après : 2 061,68 €, puis 2 244,51 €.
Un ouvrier qui conduit une équipe sans les responsabilités d'un agent de maîtrise reçoit en plus une majoration de 10 % si l'équipe compte 5 personnes au plus, chef compris, et de 15 % au-delà (accord de 1978, définition du chef d'équipe).
La grille des salaires minima de la chimie en vigueur
Depuis l'accord du 4 juillet 2024, tous les minima, de l'ouvrier au cadre, viennent de la même formule, pour 35 heures par semaine, soit 151,67 heures par mois, en remplacement de l'ancienne base de 165,23 heures : (salaire de référence + (coefficient − 100) × valeur de référence) × coefficient de calcul. Au 1er janvier 2026, le salaire de référence est de 1 848,69 € et la valeur de référence de 8,84 €, relevés de 1,2 %. L'accord du 3 décembre 2025 est entré en vigueur le 1er janvier 2026 (article 6) pour les entreprises adhérentes d'une organisation signataire. Il est étendu par arrêté du 16 février 2026 : pour les autres entreprises de la branche, il s'impose depuis le lendemain de la publication de cet arrêté au Journal officiel du 24 février 2026.
Pour le coefficient 175, le calcul donne (1 848,69 € + 75 × 8,84 €) × 0,79, soit 1 984,24 €.
| Groupe | Coefficient | Minimum mensuel de la grille |
|---|---|---|
| Groupes I à III : ouvriers, employés et techniciens (avenant n° 1) | ||
| Groupe I | 130 | 1 877,13 |
| Groupe I | 140 | 1 898,37 |
| Groupe II | 150 | 1 924,18 |
| Groupe II | 160 | 1 941,34 |
| Groupe III | 175 | 1 984,24 |
| Groupe III | 190 | 2 020,24 |
| Groupe III | 205 | 2 049,34 |
| Groupe IV : agents de maîtrise et techniciens (avenant n° 2) | ||
| Groupe IV | 225 | 2 061,68 |
| Groupe IV | 235 | 2 132,51 |
| Groupe IV | 250 | 2 244,51 |
| Groupe IV | 275 | 2 438,11 |
| Groupe IV | 300 | 2 658,27 |
| Groupe IV | 325 | 2 878,27 |
| Groupe IV | 360 | 3 184,97 |
| Groupe V : ingénieurs et cadres (avenant n° 3) | ||
| Groupe V | 350 | 3 096,78 |
| Groupe V | 400 | 3 537,54 |
| Groupe V | 460 | 4 065,12 |
| Groupe V | 480 | 4 244,43 |
| Groupe V | 510 | 4 504,35 |
| Groupe V | 550 | 4 859,46 |
| Groupe V | 660 | 5 826,82 |
| Groupe V | 770 | 6 800,05 |
| Groupe V | 880 | 7 764,57 |
Sources : accord du 3 décembre 2025 relatif aux salaires minima au 1er janvier 2026, article 1er, étendu par arrêté du 16 février 2026 (Journal officiel du 24 février 2026), appliqué depuis le 1er janvier 2026 (champ de la convention nationale des industries chimiques). Consultés le 15 octobre 2026.
Les minima s'entendent sans les primes, les gratifications ni les remboursements de frais (article 22 des clauses communes).
Heures supplémentaires, nuit et dimanche
Les heures supplémentaires sont majorées d'au moins 25 % pour les 8 premières et de 50 % pour les suivantes (article 12 des clauses communes). Ce texte raisonne encore en semaines de 40 heures, et l'accord du 11 octobre 1989 compte les heures supplémentaires au-delà de la 39e. Aujourd'hui, c'est la durée légale de 35 heures qui sert de seuil (Code du travail, article L3121-27).
Un salarié de coefficient 175, payé au minimum de 1 984,24 €, travaille 39 heures par semaine. Son taux horaire est de 13,083 € (1 984,24 € ÷ 151,67 heures). Ses 4 heures supplémentaires hebdomadaires représentent 17,33 heures par mois, payées 16,354 € de l'heure : 283,41 € de plus. Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.
Pour les ouvriers, employés et techniciens des groupes I à III, les heures de dimanche, de jour férié ou de nuit (entre 21 h et 5 h) que l'horaire habituel ne prévoit pas sont majorées d'au moins 40 %, en plus des majorations d'heures supplémentaires (avenant n° 1, article 19). Un salarié rappelé après avoir quitté l'établissement reçoit une heure de salaire en plus, deux heures la nuit, le dimanche ou un jour férié (article 20).
Le salarié de ces groupes qui travaille dans un poste encadrant minuit reçoit une indemnité de panier de nuit de 1,2 fois la valeur du point, soit 10,68 € (article 21). Pour un jour férié travaillé autre que le 1er mai, il reçoit un jour de repos compensateur en plus de sa rémunération, ou une indemnité égale à la rémunération de ce jour (article 17). Pour les agents de maîtrise et techniciens du groupe IV, les articles équivalents sur le panier et les jours fériés (avenant n° 2, articles 13 bis et 13 ter) sont signalés « non étendus ».
La prime d'ancienneté : cinq taux, tous les trois ans
Les salariés des groupes I à IV reçoivent une prime d'ancienneté (avenant n° 1, article 10, et avenant n° 2, article 16, dans leur rédaction de l'accord du 4 juillet 2024) ; l'avenant n° 3 des ingénieurs et cadres n'en prévoit pas. Elle se calcule sur la valeur du point multipliée par le coefficient, proportionnellement à l'horaire, puis par un taux qui monte avec l'ancienneté dans l'entreprise : 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans. Elle s'ajoute aux appointements réels. La valeur du point des primes est de 8,90 € pour une base de 35 heures depuis le 1er janvier 2026, et de 9,66 € pour une base de 38 heures (accord du 3 décembre 2025, article 2).
Pour le coefficient 175 avec 6 ans d'ancienneté, la base est de 8,90 € × 175, soit 1 557,50 €, et la prime de 93,45 € par mois (6 % de la base).
Mutuelle de branche : une cotisation minimale
La branche impose aux entreprises de consacrer une cotisation minimale à la couverture de frais de santé de leurs salariés. Depuis le 1er avril 2025, elle est exprimée en pourcentage du plafond mensuel de la sécurité sociale : 1,50 % pour un salarié seul, soit 60,08 € par mois avec un plafond mensuel de 4 005 € en 2026. Elle est de 0,82 % dans le régime local d'Alsace-Moselle, soit 32,84 € (avenant n° 4 du 2 septembre 2025).
L'employeur finance au moins la moitié de cette cotisation : 30,04 € par mois pour un salarié seul. Il choisit librement l'organisme assureur et la couverture, au-dessus de ce minimum, et décide s'il couvre aussi les ayants droit. Le plafond de la sécurité sociale est revalorisé chaque année : la cotisation minimale le suit.
Essai, préavis, congédiement et arrêt maladie
| Durée | Groupes I à III (avenant n° 1) | Groupe IV (avenant n° 2) | Groupe V (avenant n° 3) |
|---|---|---|---|
| Période d'essai prévue par le texte | 15 jours sous le coefficient 160, 1 mois de 160 à 189, 2 mois dès 190 | 2 mois, 3 mois dès le coefficient 275 | 3 mois de travail effectif |
| Préavis de démission | 15 jours sous le coefficient 160, 1 mois de 160 à 189, 2 mois dès 190 | 2 mois, 3 mois dès le coefficient 275 | 3 mois |
| Préavis de licenciement | 1 mois sous 2 ans d'ancienneté, sinon 2 mois ; 2 mois dans tous les cas dès le coefficient 190 | 2 mois, 3 mois dès le coefficient 275 | 3 mois |
Sources : avenant n° 1, articles 3 et 27, avenant n° 2, article 20, avenant n° 3, articles 3 et 4, Légifrance, consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave ou de force majeure.
Ces durées d'essai viennent d'avenants de 1955 et de 1971, antérieurs à la loi du 25 juin 2008 sur la modernisation du marché du travail. Pour un CDI, le Code du travail fixe la durée maximale de l'essai à 2 mois pour un ouvrier ou un employé, 3 mois pour un agent de maîtrise ou un technicien, 4 mois pour un cadre (article L1221-19). Ces durées sont impératives : seule une durée plus courte, prévue par un accord collectif conclu après la loi de 2008 ou par la lettre d'engagement ou le contrat de travail, peut s'en écarter (article L1221-22). Nous n'avons lu aucun accord de ce type dans les textes de la chimie : la durée maximale est donc celle de la loi pour la catégorie du salarié, sauf durée plus courte écrite dans son contrat. Dans tous les cas, l'essai n'est pas renouvelable (clauses communes, article 9, étendu).
Après un an de présence, l'article 23 de l'avenant n° 1 maintient les appointements d'un salarié malade ou accidenté : 4 mois à plein tarif puis 4 mois à demi-tarif, jusqu'à 6 mois chacun avec l'ancienneté. Cet article est signalé « non étendu », comme ses équivalents pour la maîtrise et les cadres (article 7 des avenants n° 2 et n° 3) : sans adhésion à une organisation signataire, c'est le maintien de salaire légal qui s'applique.
L'indemnité de congédiement des groupes I à IV est, elle aussi, non étendue (avenant n° 1, article 28 ; avenant n° 2, article 21). Pour les adhérents, elle vaut, pour les groupes I à III, 3/10 de mois de salaire par année à partir de 2 ans d'ancienneté, majorée de 1 mois après 50 ans et de 2 mois après 55 ans avec 5 ans d'ancienneté, dans la limite de 14 mois. Pour un coefficient 175 avec 8 ans d'ancienneté, cela donne 4 762,18 €, contre 3 968,48 € pour l'indemnité légale de 1/4 de mois par année : 793,70 € d'écart. Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal à partir du salaire et de l'ancienneté.
Pour les ingénieurs et cadres du groupe V, l'indemnité de congédiement est au contraire étendue et s'impose à toutes les entreprises (avenant n° 3, article 14). Due à partir de 2 ans d'ancienneté, sauf faute grave, elle vaut 4/10 de mois par année jusqu'à 10 ans, 6/10 de mois par année de 10 à 15 ans et 8/10 au-delà, majorée après 5 ans d'ancienneté de 1 mois au-delà de 45 ans et de 2 mois au-delà de 55 ans, dans la limite de 20 mois.
Le départ à la retraite à l'âge normal du régime de l'entreprise ouvre droit à une indemnité étendue, d'un mois du dernier traitement après 10 ans d'ancienneté à 3,5 mois après 35 ans pour les groupes I à III (avenant n° 1, article 29), d'un mois après 5 ans à 5 mois après 35 ans pour les cadres (avenant n° 3, article 15). L'article équivalent du groupe IV (avenant n° 2, article 22) n'est pas étendu.
Un bulletin de paie, ligne par ligne
Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un salarié d'une petite entreprise de fabrication de peintures, qui emploie 12 personnes. Il est classé au coefficient 175, du groupe III, travaille 35 heures par semaine, compte 6 ans d'ancienneté et est payé au minimum de son coefficient.
Exemple chiffré
Salarié du groupe III, coefficient 175, convention collective des industries chimiques (IDCC 44) : l'avenant n° 1 impose de confirmer la classification et le coefficient dans la lettre d'engagement.
| Salaire de base, coefficient 175 | 1 984,24 € |
|---|---|
| Prime d'ancienneté 8,90 € × 175 × 6 % | 93,45 € |
| Salaire brut | 2 077,69 € |
Sur ce brut, la convention impose la complémentaire santé : au plus 30,04 € à la charge du salarié pour la couverture minimale du salarié seul, la moitié de la cotisation de 60,08 €. Les autres retenues dépendent de l'entreprise et de la loi.
Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Le coût d'un salarié pour l'employeur se chiffre à partir de ce brut.
Points de vigilance pour un employeur de la chimie
- 01
Les minima ne laissent qu'une faible marge sur le SMIC. Le coefficient 130 dépasse le SMIC de 10,11 € par mois. Le contrôle se refait à chaque hausse du SMIC et à chaque accord de branche.
- 02
Tous les articles ne s'imposent pas à tous. Le maintien de salaire en cas de maladie et l'indemnité de congédiement des groupes I à IV sont « non étendus » : vérifiez si l'entreprise adhère à une organisation signataire avant de les appliquer, et sinon appliquez la loi. L'indemnité de congédiement des cadres, elle, est étendue.
- 03
Le coefficient figure dans la lettre d'engagement. Chaque modification individuelle de l'emploi, de la classification, des appointements ou de l'essai fait l'objet d'une nouvelle notification écrite (avenant n° 1, article 2).
- 04
Les primes suivent la valeur du point. Prime d'ancienneté, primes de nuit, de dimanche et de jour férié, panier de nuit : la valeur du point est révisée chaque année. Contrôlez la base, 35 ou 38 heures, que l'entreprise applique.
- 05
L'essai mérite une vérification. Les durées du texte précèdent la loi de 2008 ; le contrat ne doit pas dépasser la durée légale, et la convention interdit de renouveler l'essai.
- 06
La mutuelle de branche est obligatoire. Le minimum de 1,50 % du plafond mensuel pour un salarié seul se finance au moins à moitié par l'employeur.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum dans la chimie en 2026 ?
Il dépend du coefficient, de 130 à 880. Le plus bas, le coefficient 130, est de 1 877,13 € par mois pour 151,67 heures, soit 10,11 € de plus que le SMIC de 1 867,02 € brut en vigueur depuis le 1er juin 2026. Le coefficient 175 est à 1 984,24 €.
Comment se calcule le salaire minimum de la chimie ?
Par une formule : (salaire de référence + (coefficient − 100) × valeur de référence) × coefficient de calcul. En 2026, le salaire de référence est de 1 848,69 € et la valeur de référence de 8,84 €, relevés de 1,2 % par rapport à 2025. Pour le coefficient 175 : 1 984,24 €.
Quelle est la valeur du point pour les primes de la chimie ?
Elle est de 8,90 € pour une base de 35 heures depuis le 1er janvier 2026, et de 9,66 € pour les entreprises qui comptent encore sur une base de 38 heures. Elle sert à la prime d'ancienneté, aux primes de nuit, de dimanche et de jour férié, et au panier de nuit.
L'indemnité de congédiement s'applique-t-elle à toutes les entreprises de la chimie ?
Pas pour tous les salariés. Pour les groupes I à IV, l'article 28 de l'avenant n° 1 et l'article 21 de l'avenant n° 2 sont signalés « non étendus » : l'indemnité conventionnelle ne lie que les entreprises adhérentes d'une organisation signataire, les autres versent l'indemnité légale. Pour les ingénieurs et cadres, l'article 14 de l'avenant n° 3 est étendu : son indemnité s'impose à toutes les entreprises de la branche.
La mutuelle est-elle obligatoire dans la chimie ?
Oui. La branche impose une cotisation minimale au régime de frais de santé, de 1,50 % du plafond mensuel de la sécurité sociale pour un salarié seul, soit 60,08 € en 2026. L'employeur en finance au moins 50 %.
Sources
- Convention collective nationale des industries chimiques et connexes du 30 décembre 1952, étendue par arrêté du 13 novembre 1956, clauses communes, articles 1er, 3, 9, 10, 12 et 22, Légifrance, consulté le
- Convention des industries chimiques, annexe I, champ d'application professionnel (nomenclature de 1973), Légifrance, consulté le
- Accord du 3 décembre 2025 relatif aux salaires minima au 1er janvier 2026, étendu par arrêté du 16 février 2026 (Journal officiel du 24 février 2026), articles 1er et 2, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 16 février 2026 portant extension d'un accord à la convention collective nationale des industries chimiques (salaires minima), Journal officiel du 24 février 2026, consulté le
- Accord du 4 juillet 2024 relatif à la structuration des salaires minima, articles 1er à 4, Légifrance, consulté le
- Accord du 10 août 1978 portant révision des classifications, document 1 (avenants n° 1, 2 et 3), Légifrance, consulté le
- Accord du 10 août 1978 portant révision des classifications, document 3, garanties à l'embauche des titulaires de diplômes professionnels, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 1 du 11 février 1971 relatif aux ouvriers et collaborateurs, articles 3, 10, 19 à 21, 23, 27 à 29, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 1, article 27, préavis, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 1, article 28, indemnités de congédiement (article non étendu), Légifrance, consulté le
- Avenant n° 2 du 14 mars 1955 relatif aux agents de maîtrise, article 20, préavis, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 3 du 16 juin 1955 relatif aux ingénieurs et cadres, articles 3 et 4, essai et préavis, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 3, article 14, indemnité de congédiement des ingénieurs et cadres (article étendu), Légifrance, consulté le
- Avenant n° 2, article 16, prime d'ancienneté des agents de maîtrise et techniciens, Légifrance, consulté le
- Convention des industries chimiques, clauses communes, article 9, embauchage et période d'essai, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 4 du 2 septembre 2025 à l'accord du 17 novembre 2022 relatif au régime conventionnel de frais de santé, étendu, article 1er, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- Code du travail, articles L2261-2 et L2261-15 (convention applicable, effet de l'extension), consulté le
- Code du travail, article L1221-19 (durée maximale de la période d'essai en CDI), consulté le
- Code du travail, article L1221-22 (caractère impératif des durées d'essai, version en vigueur depuis le 9 septembre 2023), consulté le