Convention collective · Social et paie
Convention collective métallurgie : grille des salaires, ancienneté et horaires en 2026
La convention collective métallurgie (IDCC 3248) couvre depuis le 1er janvier 2024 tous les salariés de la branche, de l'opérateur à l'ingénieur. Elle classe les emplois en neuf groupes, fixe un salaire minimum annuel par classe, majore les heures supplémentaires de 25 % puis de 50 % et verse une prime d'ancienneté dès trois ans aux groupes A à E. Depuis le 1er juin 2026, les deux premières classes ont un minimum inférieur au SMIC, de 1 867,02 € brut par mois.
Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant du 20 février 2026
- IDCC
- 3248
- Texte de base
- Signé le 7 février 2022, étendu par arrêté du 14 décembre 2022
- Grille
- Avenant du 20 février 2026, en vigueur depuis le 11 mars 2026
- Prime d'ancienneté
- Groupes A à E, après 3 ans dans l'entreprise
La convention collective métallurgie en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à toutes les entreprises de son champ, que l'employeur adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Signée le 7 février 2022 et étendue par arrêté du 14 décembre 2022, elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2024 (article 182). Elle a remplacé les conventions territoriales de la branche et celle des ingénieurs et cadres de 1972 (préambule et article 183).
| Titre officiel | Convention collective nationale de la métallurgie |
|---|---|
| Numéro IDCC | 3248 |
| Extension | Arrêté du 14 décembre 2022, Journal officiel du 22 décembre 2022 |
| Entrée en vigueur | 1er janvier 2024 |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, texte de base et son arrêté d'extension (article 182 pour l'entrée en vigueur) ; Code du travail numérique pour la page de la convention. Consultés le 15 octobre 2026.
Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.
Les entreprises qui appliquent la convention
L'article 2.1 vise les entreprises dont l'activité relève de l'accord national du 16 janvier 1979 sur le champ d'application des accords nationaux de la métallurgie. La convention s'applique en France métropolitaine (article 2.2) et à tous les salariés de ces entreprises (article 2.3).
Elle laisse de côté les représentants de commerce qui ont le statut légal de VRP et les travailleurs à domicile. Certaines de ses dispositions peuvent leur être rendues applicables, mais seulement si le contrat le prévoit expressément.
Le texte de 1979 n'est pas reproduit dans la convention, qui ne cite aucun code NAF. La convention le maintient en vigueur (article 183 et annexe 10) : c'est donc dans cet accord que se lit la liste des activités visées. Le code APE de l'extrait Kbis n'est qu'un indice : la convention applicable est celle de l'activité principale de l'employeur (Code du travail, article L2261-2). Notre outil de recherche du code APE aide à le lire.
Un atelier qui hésite entre la métallurgie, la plasturgie et la chimie se détermine d'après son activité principale. Notre page expert-comptable pour une entreprise industrielle détaille les stocks, les en-cours et l'amortissement des machines de ces entreprises.
Neuf groupes, dix-huit classes : la classification des emplois
La classification range l'emploi réellement tenu, pas la personne ni son diplôme (article 62.5). L'employeur évalue six critères : complexité de l'activité, connaissances, autonomie, contribution, encadrement et coopération, communication (article 60). Chacun reçoit un degré de 1 à 10. La somme, entre 6 et 60 points, place l'emploi dans une classe de 1 à 18, puis dans un groupe de A à I (articles 61.1 et 62.1).
Avant la cotation, l'employeur établit une fiche descriptive de l'emploi, en français (article 63.1). Un emploi classé C5 est dans le groupe C, classe 5.
| Groupe | Classes | Points de cotation | Catégorie |
|---|---|---|---|
| A | 1 et 2 | 6 à 12 | Non cadres |
| B | 3 et 4 | 13 à 18 | Non cadres |
| C | 5 et 6 | 19 à 24 | Non cadres |
| D | 7 et 8 | 25 à 30 | Non cadres |
| E | 9 et 10 | 31 à 36 | Non cadres |
| F | 11 et 12 | 37 à 42 | Cadres |
| G | 13 et 14 | 43 à 48 | Cadres |
| H | 15 et 16 | 49 à 54 | Cadres |
| I | 17 et 18 | 55 à 60 | Cadres |
Source : articles 62.1 et 62.2 de la convention, Légifrance, consultés le 15 octobre 2026. Les cadres sont les emplois classés dans les groupes F à I.
Le diplôme ne crée pas de droit à un classement minimal. Deux exceptions existent, pour les offres d'emploi qui exigent un diplôme : un niveau 7 (master, diplôme d'ingénieur) classe l'emploi au moins en F11, un niveau 5 (BTS, DUT) au moins en C6 (article 62.5). Rédiger une offre pour un BTS, c'est donc s'engager sur un classement.
Les alternants ne sont pas cotés : ils sont rangés en quatre familles selon le niveau de la certification préparée (article 62.4).
La grille des salaires minima de la métallurgie en vigueur
Le barème est national et annuel. L'avenant du 20 février 2026, étendu par arrêté du 20 mai 2026 et publié au Journal officiel du 5 juin 2026, fixe pour chacune des dix-huit classes un salaire minimum hiérarchique pour une année complète de travail à 35 heures, sur la base mensualisée de 151,66 heures (annexe 6.1). Il est entré en vigueur le 11 mars 2026, lendemain de son dépôt (article 2.1), pour les entreprises adhérentes de l'organisation patronale signataire ; pour toutes les autres, il s'impose depuis le lendemain de la publication de son arrêté d'extension au Journal officiel du 5 juin 2026. Les montants du texte sont annuels : le tableau les ramène au mois en les divisant par douze.
| Classe d'emplois | Minimum mensuel de la grille | À payer depuis le 1er juin 2026 |
|---|---|---|
| Groupe A | ||
| Classe 1 (21 980 € par an) | 1 831,67 | SMIC1 867,02 |
| Classe 2 (22 100 € par an) | 1 841,67 | SMIC1 867,02 |
| Groupe B | ||
| Classe 3 (22 710 € par an) | 1 892,50 | 1 892,50 |
| Classe 4 (23 620 € par an) | 1 968,33 | 1 968,33 |
| Groupe C | ||
| Classe 5 (24 510 € par an) | 2 042,50 | 2 042,50 |
| Classe 6 (25 780 € par an) | 2 148,33 | 2 148,33 |
| Groupe D | ||
| Classe 7 (26 680 € par an) | 2 223,33 | 2 223,33 |
| Classe 8 (28 700 € par an) | 2 391,67 | 2 391,67 |
| Groupe E | ||
| Classe 9 (30 760 € par an) | 2 563,33 | 2 563,33 |
| Classe 10 (33 970 € par an) | 2 830,83 | 2 830,83 |
| Groupe F (cadres) | ||
| Classe 11 (35 200 € par an) | 2 933,33 | 2 933,33 |
| Classe 12 (37 000 € par an) | 3 083,33 | 3 083,33 |
| Groupe G (cadres) | ||
| Classe 13 (40 350 € par an) | 3 362,50 | 3 362,50 |
| Classe 14 (44 250 € par an) | 3 687,50 | 3 687,50 |
| Groupe H (cadres) | ||
| Classe 15 (47 380 € par an) | 3 948,33 | 3 948,33 |
| Classe 16 (52 370 € par an) | 4 364,17 | 4 364,17 |
| Groupe I (cadres) | ||
| Classe 17 (59 720 € par an) | 4 976,67 | 4 976,67 |
| Classe 18 (68 450 € par an) | 5 704,17 | 5 704,17 |
| Groupe F, salariés débutants | ||
| Classe 11, moins de 2 ans d'expérience (28 430 € par an) | 2 369,17 | 2 369,17 |
| Classe 11, de 2 à moins de 4 ans d'expérience (29 852 € par an) | 2 487,67 | 2 487,67 |
| Classe 11, de 4 à 6 ans d'expérience (32 240 € par an) | 2 686,67 | 2 686,67 |
| Classe 12, moins de 2 ans d'expérience (29 940 € par an) | 2 495,00 | 2 495,00 |
| Classe 12, de 2 à moins de 4 ans d'expérience (31 437 € par an) | 2 619,75 | 2 619,75 |
| Classe 12, de 4 à 6 ans d'expérience (33 952 € par an) | 2 829,33 | 2 829,33 |
Sources : avenant du 20 février 2026 relatif aux salaires minima hiérarchiques, article 1er, annexe 6.1, étendu par arrêté du 20 mai 2026 (Journal officiel du 5 juin 2026), appliqué depuis le 11 mars 2026 (France métropolitaine) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.
Pour contrôler le minimum, l'employeur additionne tous les éléments bruts du bulletin, avantages en nature compris. Il écarte la prime d'ancienneté, les majorations pour travaux pénibles, dangereux ou insalubres, les contreparties de travail posté ou d'astreinte, les gratifications bénévoles et la rémunération d'une invention. Les sommes d'épargne salariale et les remboursements de frais sortent aussi de la comparaison (article 140).
Trois règles ajustent le tableau (article 139) :
- les minima s'adaptent à l'horaire du salarié et sont réduits au prorata en cas d'entrée ou de départ en cours d'année, ou de suspension du contrat non assimilée à du travail effectif ;
- ils sont majorés de 15 % ou de 30 % pour un forfait en heures sur l'année, et de 30 % pour un forfait en jours ;
- un cadre débutant du groupe F relève pendant six ans de la grille « salariés débutants », qui monte de 5 % après deux ans d'expérience, puis de 8 % après quatre ans.
Une entreprise de 150 salariés ou moins pouvait aussi reporter l'application du barème au plus tard au 1er janvier 2030 : il fallait que le barème de 2024 fasse monter sa masse salariale de plus de 5 % pour au moins 25 % de l'effectif, avec une attestation de l'expert-comptable ou du commissaire aux comptes (article 141). Ses minima suivent alors une trajectoire propre.
35 heures, puis des heures majorées de 25 % à 50 %
La durée légale est de 35 heures par semaine (article 95). Les heures accomplies au-delà sont majorées de 25 % pour les 8 premières et de 50 % pour les suivantes (article 99.2). Pour les 4 premières, tout ou partie de la majoration peut être remplacée par un repos compensateur équivalent (article 99.3). La durée maximale est de 48 heures dans la semaine, et de 44 heures en moyenne sur 12 semaines (article 97.2).
Un salarié de la classe 5, payé au minimum de 2 042,50 €, travaille 39 heures par semaine. Son taux horaire est de 13,468 € (2 042,50 € ÷ 151,66 heures). Ses 4 heures supplémentaires hebdomadaires représentent 17,33 heures par mois, payées 16,835 € de l'heure : 291,75 € de plus par mois.
Le contingent annuel est de 220 heures par salarié, réduit à 175 heures en cas de décompte sur 12 mois ou plus (article 99.4). Au-delà, chaque heure ouvre droit à un repos obligatoire de 50 % dans une entreprise de 20 salariés au plus, de 100 % dans une entreprise plus grande (article 99.5). Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.
| Situation | Contrepartie | Article |
|---|---|---|
| Travail de nuit hors horaire habituel, entre 21 h et 6 h | Majoration de 25 % du salaire de base | 146 |
| Travail un dimanche, ou un autre jour de repos hebdomadaire, hors horaire habituel | Majoration de 100 % du salaire de base | 146 |
| Travail un jour férié hors horaire habituel | Majoration de 50 % du salaire de base | 146 |
| Poste de nuit habituel, au moins 6 heures entre 21 h et 6 h | Majoration de 15 % du salaire minimum hiérarchique | 145 |
| Chaque poste en équipes successives | Prime égale à 30 minutes de salaire minimum hiérarchique | 144 |
Source : titre X, chapitre 3, de la convention, Légifrance, consulté le 15 octobre 2026. Quand les mêmes heures ouvrent droit à plusieurs des majorations de l'article 146 (nuit, dimanche, jour férié), seule la plus élevée s'applique ; elle s'ajoute aux majorations d'heures supplémentaires. La prime d'équipe n'est pas due si l'horaire comporte un arrêt de plus d'une heure.
La prime d'ancienneté : groupes A à E, dès trois ans
Le salarié dont l'emploi est dans les groupes A à E reçoit une prime d'ancienneté après 3 ans dans l'entreprise, dans la limite de 15 ans (article 142). Elle s'écrit : valeur du point × taux de la classe × 100 × nombre d'années d'ancienneté.
| Classe d'emplois | Taux |
|---|---|
| 1 | 1,45 % |
| 2 | 1,6 % |
| 3 | 1,75 % |
| 4 | 1,95 % |
| 5 | 2,2 % |
| 6 | 2,45 % |
| 7 | 2,6 % |
| 8 | 2,9 % |
| 9 | 3,3 % |
| 10 | 3,8 % |
Source : annexe 7 de la convention, Légifrance, consultée le 15 octobre 2026.
La valeur du point n'est pas nationale : un accord territorial ou sectoriel la fixe, au moins une fois par an. Sans accord, la dernière valeur négociée dans le territoire continue de s'appliquer. À Rouen et Dieppe, le point vaut 5,98 € depuis le 1er mars 2026 ; dans les Alpes-Maritimes, 5,16 € depuis le 1er février 2026. Pour votre département, c'est l'accord territorial qui fait foi.
La prime varie avec l'horaire et supporte les majorations d'heures supplémentaires. Elle figure sur une ligne distincte du bulletin. Le salarié en poste au 31 décembre 2023 dont la nouvelle formule aurait fait baisser la prime reçoit un complément, versé tant qu'il n'est pas rattrapé (article 143).
L'ancienneté ouvre aussi des jours de congé en plus des 30 jours ouvrables légaux (article 89.1) : un jour ouvrable après 2 ans d'ancienneté, deux jours à partir de 45 ans, trois jours au-delà de 55 ans avec au moins 20 ans d'ancienneté. Le salarié en forfait annuel en heures ou en jours, ou cadre dirigeant, reçoit un jour de plus dès un an d'ancienneté (article 89.2). Ces jours ne sont pas dus si un accord d'entreprise prévoit déjà des congés supplémentaires (article 89).
Mutuelle et prévoyance : un socle de branche
Les frais de santé
Un socle minimal de garanties de frais de santé s'impose dans toutes les entreprises de la branche (annexe 9). Quand l'entreprise le met en place à titre obligatoire, l'employeur finance au moins 50 % de la cotisation globale. Un salarié à temps partiel ou un apprenti dont la cotisation atteindrait 10 % de sa rémunération brute peut demander à en être dispensé, si l'acte qui institue le régime dans l'entreprise prévoit ce cas ; les dispenses de droit du Code de la sécurité sociale s'appliquent aussi.
La prévoyance
L'employeur verse une cotisation garantie de branche, à sa seule charge, à un organisme assureur : 0,6 % de la rémunération brute pour un salarié non cadre, 1,12 % pour un cadre, dans la limite de la tranche 2 (article 166.2). Pour cette cotisation, les cadres sont ceux de l'accord interprofessionnel du 17 novembre 2017 sur la prévoyance des cadres : les emplois classés au moins F11, et ceux classés au moins E9 (articles 62.3 et 166.1). L'entreprise peut y ajouter tout ou partie des emplois classés au moins C6.
Essai, préavis, indemnité de licenciement et arrêt maladie
| Durée | Groupes A et B | Groupe C | Groupe D | Groupe E | Groupes F à I |
|---|---|---|---|---|---|
| Période d'essai initiale | 2 mois | 2 mois | 3 mois | 3 mois | 4 mois |
| Période d'essai, renouvellement compris | 2 mois | 3 mois | 4 mois | 5 mois | 6 mois |
| Démission | 2 semaines | 1 mois | 2 mois | 2 mois | 3 mois |
| Licenciement, moins de 2 ans d'ancienneté | 1 mois | 1 mois | 1 mois | 1 mois | 1 mois |
| Licenciement, 2 ans d'ancienneté et plus | 2 mois | 2 mois | 2 mois | 2 mois, 3 mois dès 3 ans | De 2 à 6 mois, selon l'âge et l'ancienneté |
Sources : articles 70.3 et 70.4 (essai), 74.2.1 (démission) et 75.2.1 (licenciement) de la convention, Légifrance, consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde ; le groupe est apprécié à la date de la démission ou du licenciement.
L'essai ne se renouvelle qu'une fois, si la lettre d'engagement ou le contrat le prévoit et si les deux parties l'acceptent au cours de la période initiale (article 70.4). Pour mettre fin à l'essai, l'employeur respecte un délai de prévenance de 48 heures le premier mois, de 2 semaines après un mois de présence et d'un mois après 3 mois (article 70.5.1.1).
Le salarié qui a un an d'ancienneté, ou 3 mois pour un accident du travail ou une maladie professionnelle survenus dans l'entreprise, reçoit un complément de l'employeur pendant son arrêt (article 91.1). Pour les groupes A à E, il porte l'indemnisation à 100 % pendant 90 jours de 1 à 5 ans d'ancienneté, puis 120, 150 et 180 jours par palier de 5 ans. Pour les groupes F à I, la même durée est suivie d'une durée égale à 50 %.
L'indemnité de licenciement est due à partir de 8 mois d'ancienneté, sauf faute grave ou lourde. Pour les groupes A à E, elle vaut 1/4 de mois de salaire de référence par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année à partir de 10 ans (article 75.3.1.1). Pour les groupes F à I, elle vaut 1/4 de mois par année sous 8 ans d'ancienneté ; à partir de 8 ans, 1/5 de mois par année jusqu'à 7 ans et 3/5 de mois par année au-delà, sans dépasser 18 mois de salaire (article 75.3.1.2). Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant à partir du salaire et de l'ancienneté.
Un bulletin de paie, ligne par ligne
Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un salarié d'un atelier de chaudronnerie de Rouen, qui emploie 9 personnes. Son emploi est classé C5 à l'issue de la cotation de l'entreprise. Il travaille 35 heures par semaine et compte 5 ans d'ancienneté. Il est payé au minimum de sa classe.
Exemple chiffré
Salarié classé C5, convention collective de la métallurgie (IDCC 3248). L'accord de Rouen et Dieppe fixe le point d'ancienneté à 5,98 € depuis le 1er mars 2026.
| Salaire de base, classe 5 24 510 € ÷ 12 | 2 042,50 € |
|---|---|
| Prime d'ancienneté 5,98 € × 2,2 % × 100 × 5 ans | 65,78 € |
| Salaire brut | 2 108,28 € |
Le salaire de base atteint exactement le minimum de la classe 5 : la prime d'ancienneté s'y ajoute sans y entrer (article 140). Côté employeur, la cotisation garantie de branche, 2 108,28 € × 0,6 %, ajoute 12,65 € de charge, sans retenue sur le bulletin du salarié.
Les autres retenues dépendent de l'entreprise : la part salariale de la mutuelle, fixée par le contrat d'assurance, et les cotisations légales. Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie.
Points de vigilance pour un employeur de la métallurgie
- 01
Deux minima sont sous le SMIC. Un salarié classé A1 ou A2 est payé au moins 1 867,02 € par mois depuis le 1er juin 2026. L'écart avec le tableau est de 35,35 € pour la classe 1 et de 25,35 € pour la classe 2.
- 02
La classe vient d'une cotation écrite. L'employeur décrit l'emploi avant de le coter, critère par critère. Une offre qui exige un BTS vaut au moins C6, une offre qui exige un master au moins F11.
- 03
La prime d'ancienneté s'ajoute au minimum. Elle compte pour zéro dans la comparaison avec la grille. Sa valeur de point se cherche dans l'accord territorial du département de l'entreprise.
- 04
Les forfaits ont leur propre minimum. Un forfait en jours impose le minimum de la classe majoré de 30 %, un forfait en heures sur l'année le majore de 15 % ou de 30 %.
- 05
Les alternants ont leurs pourcentages de branche. Un apprenti de 18 à 25 ans touche 55 % du SMIC la première année, 65 % la deuxième et 80 % la troisième, soit 1 026,86 € par mois au départ. Le minimum légal reste un plancher : ses pourcentages sont sur notre page salaire en alternance.
- 06
Les heures au-delà de 220 par an coûtent du repos. Une fois le contingent dépassé, la contrepartie obligatoire en repos s'ajoute à la majoration.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum dans la métallurgie en 2026 ?
Il dépend de la classe de l'emploi, de 1 à 18. Le minimum de la classe 1 est de 21 980 € par an, soit 1 831,67 € par mois pour 35 heures, mais le SMIC s'applique : 1 867,02 € brut depuis le 1er juin 2026. Une classe 5 a un minimum de 24 510 € par an, soit 2 042,50 € par mois.
La prime d'ancienneté compte-t-elle dans le salaire minimum de la métallurgie ?
Non. Pour vérifier qu'un salarié atteint le minimum de sa classe, on additionne tous les éléments bruts du bulletin, sauf la prime d'ancienneté, les primes de pénibilité, les contreparties de travail posté ou d'astreinte, les gratifications bénévoles et la rémunération d'une invention (article 140).
Comment sont payées les heures supplémentaires dans la métallurgie ?
Avec une majoration de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires de la semaine et de 50 % pour les suivantes. Pour les 4 premières, la majoration peut être remplacée par un repos compensateur équivalent. Le contingent annuel est de 220 heures par salarié, réduit à 175 heures en cas de décompte sur 12 mois ou plus.
Quelle est la durée de la période d'essai dans la métallurgie ?
Pour un CDI, elle est de 2 mois pour les groupes A, B et C, de 3 mois pour les groupes D et E, de 4 mois pour les groupes F à I. Renouvellement compris, elle atteint 2 mois pour les groupes A et B, puis 3, 4, 5 et 6 mois pour les groupes C, D, E et F à I.
Un salarié en forfait en jours a-t-il un minimum plus élevé ?
Oui. Les minima de la grille sont majorés de 30 % pour un forfait en jours sur l'année, et de 15 % ou 30 % pour un forfait en heures sur l'année, selon l'horaire moyen (article 139).
Sources
- Convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022, texte de base, étendu par arrêté du 14 décembre 2022 (Journal officiel du 22 décembre 2022), articles 2, 60 à 63, 70, 73 à 79, 83 à 89, 91, 95 à 99, 138 à 146, 152, 165 et 166, 182 et 183, annexes 6, 7 et 9, Légifrance, consulté le
- Avenant du 20 février 2026 relatif aux salaires minima hiérarchiques, étendu par arrêté du 20 mai 2026 (Journal officiel du 5 juin 2026), article 1er, annexe 6.1, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 20 mai 2026 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale de la métallurgie (salaires minima hiérarchiques), Journal officiel du 5 juin 2026, consulté le
- Arrêté du 14 décembre 2022 portant extension de la convention collective nationale de la métallurgie, Journal officiel du 22 décembre 2022, consulté le
- Convention de la métallurgie, annexe 7, calcul de la prime d'ancienneté, Légifrance, consulté le
- Rouen et Dieppe, accord du 20 février 2026 relatif à la valeur de point pour le calcul de la prime d'ancienneté, étendu, Légifrance, consulté le
- Alpes-Maritimes, accord du 10 février 2026 relatif à la valeur de point pour le calcul de la prime d'ancienneté, étendu, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- Code du travail, articles L2261-2 et L2261-15 (convention applicable, effet de l'extension), consulté le