Convention collective · Social et paie
Convention collective plasturgie : grille des salaires, ancienneté et préavis en 2026
La convention collective plasturgie (IDCC 292) s'applique aux entreprises dont l'activité principale est la transformation des matières plastiques : injection, extrusion, thermoformage. Elle classe chaque salarié par coefficient, de 700 à 940, fixe un minimum mensuel, verse une prime d'ancienneté de 0,80 % par année et impose une prévoyance minimale de 0,8 %. Depuis le 1er juin 2026, deux minima sont inférieurs au SMIC : ces salariés sont payés au moins 1 867,02 € brut par mois.
Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'accord du 19 février 2026
- IDCC
- 292
- Texte de base
- Signé le 1er juillet 1960, étendu par arrêté du 14 mai 1962
- Grille
- Accord du 19 février 2026, appliqué depuis le 1er mars 2026
- Prime d'ancienneté
- 0,80 % du salaire de base par année, par paliers de 3 ans
La convention collective plasturgie en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à toutes les entreprises de son champ, que l'employeur adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Le texte de base de 1960 est complété par des avenants selon le personnel (collaborateurs en 1991, cadres en 1992), par des accords de branche sur la classification, l'essai, la prime d'ancienneté, le temps de travail et la prévoyance, et par un avenant propre à la région parisienne.
| Titre officiel | Convention collective nationale de la plasturgie (transformation des matières plastiques) |
|---|---|
| Numéro IDCC | 292 |
| Extension | Arrêté du 14 mai 1962, JONC du 7 juin 1962, rectificatif du 30 juin 1962 |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, texte de base et son arrêté d'extension (titre officiel de la convention) ; Code du travail numérique pour la page de la convention. Consultés le 15 octobre 2026.
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Les entreprises qui appliquent la convention
L'article 1er vise les entreprises et établissements dont l'activité principale est la transformation des matières plastiques, quelles que soient les techniques, de la préparation des mélanges jusqu'à la fabrication de produits finis. Il les repère par les codes du groupe 25-2 de l'ancienne codification de l'Insee. Légifrance marque cet article « non étendu », mais tous les accords étendus de la branche (salaires, classification, essai) renvoient à ce champ : il fait foi en pratique.
Pour la fabrication de chaussures (19-3 Z), de meubles (36-1) et de jeux et jouets (36-5 Z), la convention ne couvre que les articles en matières plastiques. Elle exclut la production et la transformation de feuilles de polyéthylène et la fabrication d'isolants électriques. Pour les articles de bureau en plastique (25-2 G), commune avec la papeterie, l'entreprise garde la convention qu'elle appliquait à l'origine, et une entreprise créée depuis choisit l'une des deux.
L'activité principale se détermine d'après les critères reconnus par la jurisprudence (article 1er ; Code du travail, article L2261-2). La fabrication de matières plastiques de base relève de la chimie ; leur transformation relève de la plasturgie. Notre outil de recherche du code APE aide à lire le code de votre Kbis, et notre page expert-comptable pour une entreprise industrielle détaille les stocks, les en-cours et l'amortissement des presses et des moules.
Cinq critères, quinze coefficients : la classification des emplois
Depuis l'accord du 16 décembre 2004, obligatoire pour toutes les entreprises depuis avril 2007, chaque emploi est évalué sur cinq critères : connaissances à maîtriser, technicité de l'emploi, animation et encadrement, autonomie, traitement de l'information. La grille attribue des points à l'emploi, et non à la personne. Le total place l'emploi dans l'un des quinze coefficients.
| Coefficient | Points | Coefficient | Points |
|---|---|---|---|
| 700 | 4 à 7 | 820 | 37 à 41 |
| 710 | 8 à 11 | 830 | 42 à 47 |
| 720 | 12 à 15 | 900 | 48 à 57 |
| 730 | 16 à 19 | 910 | 58 à 68 |
| 740 | 20 à 23 | 920 | 69 à 79 |
| 750 | 24 à 27 | 930 | 80 à 91 |
| 800 | 28 à 31 | 940 | 92 et plus |
| 810 | 32 à 36 |
Source : accord du 16 décembre 2004, annexe II, Légifrance, consulté le 15 octobre 2026.
Les coefficients 700 à 820 sont ceux des collaborateurs, non cadres. Le coefficient 830 est celui d'un collaborateur assimilé cadre. Les coefficients 900 à 940 sont ceux des cadres (annexe V). La mise en place de la grille est de la seule responsabilité de l'employeur ; une commission de classification se réunit dans l'entreprise (annexe III). Un salarié ne peut subir de baisse de son salaire de base à cause du nouveau classement (accord de 2004, article 6).
La grille des salaires minima de la plasturgie en vigueur
La grille en vigueur est celle de l'accord du 19 février 2026, appliqué depuis le 1er mars 2026. L'arrêté d'extension date du 23 septembre 2026 et a paru au Journal officiel du 3 octobre : il est récent. Pour un employeur adhérent d'une organisation signataire, le barème vaut depuis le 1er mars ; pour les autres, il s'impose depuis le lendemain de la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel du 3 octobre 2026. Jusque-là, ils restaient tenus par la grille précédente, celle de l'accord du 15 février 2024, étendu.
| Coefficient | Minimum mensuel de la grille | À payer depuis le 1er juin 2026 |
|---|---|---|
| Collaborateurs non cadres | ||
| Coefficient 700 | 1 835,00 | SMIC1 867,02 |
| Coefficient 710 | 1 848,00 | SMIC1 867,02 |
| Coefficient 720 | 1 868,00 | 1 868,00 |
| Coefficient 730 | 1 921,00 | 1 921,00 |
| Coefficient 740 | 2 004,00 | 2 004,00 |
| Coefficient 750 | 2 126,00 | 2 126,00 |
| Coefficient 800 | 2 266,00 | 2 266,00 |
| Coefficient 810 | 2 424,00 | 2 424,00 |
| Coefficient 820 | 2 652,00 | 2 652,00 |
| Collaborateur assimilé cadre | ||
| Coefficient 830 | 2 841,00 | 2 841,00 |
| Cadres | ||
| Coefficient 900 | 3 366,00 | 3 366,00 |
| Coefficient 910 | 3 525,00 | 3 525,00 |
| Coefficient 920 | 4 047,00 | 4 047,00 |
| Coefficient 930 | 5 253,00 | 5 253,00 |
| Coefficient 940 | 6 543,00 | 6 543,00 |
Sources : accord du 19 février 2026 relatif aux salaires, article 3.1, étendu par arrêté du 23 septembre 2026 (Journal officiel du 3 octobre 2026), appliqué depuis le 1er mars 2026 (France métropolitaine) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.
L'arrêté d'extension rappelle d'ailleurs que le barème s'applique sous réserve de la fixation réglementaire du SMIC. Les montants sont établis sur 151,67 heures par mois, ou sur le forfait en jours applicable. Le complément différentiel lié à la réduction du temps de travail, quand l'entreprise en a mis un en place avec les 35 heures, et tous les éléments qui entrent dans la composition du SMIC comptent pour le contrôle. Sont exclus des minima : les majorations d'heures supplémentaires, la prime d'ancienneté, le 13e mois, les primes pour travaux pénibles, dangereux ou insalubres, les gratifications de caractère occasionnel, les remboursements de frais et les primes générales (vacances, Noël).
35 heures, puis des heures majorées de 25 % à 50 %
Les heures supplémentaires sont majorées d'au moins 25 % pour les 8 premières et de 50 % pour les suivantes (article 16). Le texte parle encore de la 40e heure ; aujourd'hui, c'est la durée légale de 35 heures qui sert de seuil (annexe VI, article 2.1). Le contingent annuel est de 130 heures par salarié, de 80 heures en cas de modulation du temps de travail (annexe VI, article 4.4). Les salariés sont consultés sur leur préférence entre le paiement et un repos compensateur.
Un collaborateur de coefficient 730, payé au minimum de 1 921,00 €, travaille 39 heures par semaine. Son taux horaire est de 12,666 € (1 921,00 € ÷ 151,67 heures). Ses 4 heures supplémentaires hebdomadaires représentent 17,33 heures par mois, payées 15,833 € de l'heure : 274,39 € de plus. Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.
| Situation | Contrepartie | Article |
|---|---|---|
| Poste qui encadre minuit | Majoration de 12 % du salaire de base, différentiel RTT compris | 5 |
| Poste qui encadre minuit | Indemnité de panier égale à 1,5 fois le minimum garanti de janvier, soit 6,38 € | 6 |
| Dimanche ou jour férié légal travaillé hors horaire habituel | Majoration de 100 %, qui remplace celle des heures supplémentaires de la semaine | 9 |
| Rappel après avoir quitté l'établissement | Une heure de salaire en plus, deux heures la nuit, le dimanche ou un jour férié | 10 |
| Jour férié légal chômé, autre que le 1er mai | Indemnité égale à la perte de salaire | 11 |
Source : avenant « Ouvriers, collaborateurs, employés, techniciens, dessinateurs et agents de maîtrise » du 15 mai 1991, Légifrance, consulté le 15 octobre 2026. Le minimum garanti de janvier 2026 est de 4,25 €.
La prime d'ancienneté : 0,80 % par année, par paliers de trois ans
Les collaborateurs reçoivent une prime d'ancienneté de 0,80 % du salaire de base par année d'ancienneté, différentiel RTT compris. Elle progresse par paliers de 3, 6, 9, 12 et 15 ans : 2,4 % du salaire de base à 3 ans, 12,0 % à 15 ans (accord du 28 juin 2011, article 4). Son calcul est déconnecté des minima de branche : elle s'ajoute au minimum.
Un salarié qui touchait une prime plus élevée avant l'accord la garde en valeur absolue jusqu'au raccordement. Pour un coefficient 730 avec 6 ans d'ancienneté, la prime est de 4,8 % de 1 921,00 €, soit 92,21 € par mois.
L'âge ouvre aussi des jours de repos. Depuis le 1er juin 2025, tout salarié reçoit un jour de repos payé à 58 et 59 ans, deux jours à partir de 60 ans, sauf s'il a été absent sans interruption pendant les douze mois qui précèdent (accord du 18 avril 2025, étendu par arrêté du 11 décembre 2025). Les dates se fixent d'un commun accord.
Prévoyance et santé : un minimum de branche
L'accord du 29 octobre 2014, étendu, impose à toutes les entreprises une prévoyance minimale pour les salariés non cadres qui ont au moins trois mois d'ancienneté, y compris ceux en cumul emploi-retraite (article 3, dans sa rédaction de l'avenant du 19 décembre 2024). Sont non cadres, pour ce régime, les coefficients 700 à 820 : les coefficients 900 à 940 sont cadres et le coefficient 830 assimilé cadre (accord du 27 juin 2024). La cotisation minimale est de 0,8 % du salaire brut : 0,4 % à la charge de l'employeur au moins et 0,4 % à celle du salarié (article 5). L'entreprise peut fixer une part salariale plus faible. Les garanties couvrent le décès (capital d'au moins 50 % du salaire annuel brut pour un salarié célibataire, veuf ou divorcé sans enfant à charge, et allocation obsèques d'au moins 50 % du plafond mensuel de la sécurité sociale), l'incapacité (au moins 60 % du salaire brut, après le maintien de l'employeur) et l'invalidité.
Les entreprises qui avaient déjà un contrat gardent leur organisme assureur, à condition que leurs garanties soient au moins équivalentes. Les textes que nous avons lus ne prévoient pas de régime de frais de santé de branche : la complémentaire santé obligatoire est celle de la loi, dont l'entreprise choisit librement l'organisme.
Essai, préavis, licenciement et arrêt maladie
| Durée | Coefficients 700 et 710 | Coefficients 720 à 750 | Coefficients 800 à 830 | Cadres, coefficients 900 à 940 |
|---|---|---|---|---|
| Période d'essai initiale | 1 mois | 2 mois | 3 mois | 4 mois |
| Renouvellement de l'essai | Non prévu | Non prévu | Non prévu | Une fois, 2 mois, dès le coefficient 910 |
| Préavis de démission | 1 mois | 1 mois | 2 mois | 3 mois |
| Préavis de licenciement, moins de 2 ans d'ancienneté | 1 mois | 1 mois | 2 mois | 3 mois |
| Préavis de licenciement, 2 ans d'ancienneté et plus | 2 mois | 2 mois | 2 mois | 3 mois |
Sources : accord du 5 décembre 2012 (essai), article 15 de l'avenant de 1991 (préavis des collaborateurs), article 8 de l'accord de 1992 (préavis des cadres), Légifrance, consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave caractérisée ou de force majeure.
Pendant l'essai, chaque partie rompt librement, sans indemnité, mais l'employeur qui rompt après un mois de présence laisse au salarié la possibilité de reprendre sa liberté dès la notification. Les absences décalent d'autant la fin de l'essai. Pendant le préavis, le collaborateur peut s'absenter pour chercher un emploi, dans la limite de 50 heures par mois, sans baisse de salaire.
Après un an d'ancienneté, sans condition d'ancienneté pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, le collaborateur en arrêt reçoit un complément : 100 % de la rémunération nette pendant 45 jours, puis 75 % pendant 60 jours, ces durées passant à 60 et 75 jours à partir de 5 ans d'ancienneté (article 13). L'indemnisation est limitée à 105 jours par arrêt et par année civile, 135 jours après 5 ans. Les trois premiers jours de chaque arrêt pour maladie ou accident non professionnels ne sont pas indemnisés, sauf pour le premier arrêt de l'année civile et pour une affection de longue durée.
L'indemnité de licenciement est due à partir de 8 mois d'ancienneté, sauf faute grave ou lourde. Pour les collaborateurs, elle vaut 1/4 de mois de salaire de référence par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année (article 16). Pour les cadres, elle vaut 1/4 de mois par année jusqu'à 3 ans, puis 3/10, 4/10 et 5/10 de mois par année selon la tranche d'ancienneté, dans la limite de 15 mois (accord de 1992, article 9). Dans la région parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise), un avenant plus favorable remplace cette règle pour les collaborateurs : au-delà de 5 ans, 3/10 de mois par année dès l'entrée dans l'entreprise, puis 1/3 de mois par année au-delà de 10 ans (avenant Seine et Seine-et-Oise, article 4, dans sa rédaction de l'avenant du 2 juillet 2020).
Pour un collaborateur de coefficient 730 avec 8 ans d'ancienneté et un salaire de référence de 2 013,21 €, la règle nationale donne 4 026,42 € et la règle de la région parisienne 4 831,70 € : 805,28 € d'écart. Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal à comparer.
Un bulletin de paie, ligne par ligne
Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un opérateur d'un atelier d'injection de pièces plastiques, qui emploie 15 personnes en région parisienne. Son emploi est classé au coefficient 730, il travaille 35 heures par semaine, compte 6 ans d'ancienneté et est payé au minimum de son coefficient.
Exemple chiffré
Collaborateur non cadre, coefficient 730, convention collective de la plasturgie (IDCC 292). La prime d'ancienneté s'ajoute au minimum et n'y entre pas.
| Salaire de base, coefficient 730 | 1 921,00 € |
|---|---|
| Prime d'ancienneté 1 921,00 € × 4,8 % | 92,21 € |
| Salaire brut | 2 013,21 € |
Sur ce brut, la prévoyance de branche prélève la part salariale : 2 013,21 € × 0,4 %, soit 8,05 €. L'employeur verse au moins la même somme, 8,05 €. Les autres retenues dépendent de l'entreprise et de la loi.
Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Le coût d'un salarié pour l'employeur se chiffre à partir de ce brut.
Points de vigilance pour un employeur de la plasturgie
- 01
Deux minima sont sous le SMIC. Un collaborateur de coefficient 700 ou 710 est payé au moins 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026. Le coefficient 720 le dépasse de 0,98 € seulement : le contrôle se refait à chaque hausse.
- 02
L'accord de salaires vient d'être étendu. Une entreprise adhérente d'une organisation signataire doit les nouveaux minima depuis le 1er mars 2026, et un rappel de salaire si elle ne les a pas appliqués ; les autres les doivent depuis le lendemain de la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel du 3 octobre 2026.
- 03
Le complément RTT compte dans les minima. Un salarié payé au minimum plus un complément différentiel de réduction du temps de travail atteint son minimum ; la prime d'ancienneté, elle, n'y compte pas.
- 04
L'essai dépend du coefficient. Un mois pour les coefficients 700 et 710, deux pour 720 à 750, trois pour 800 à 830. Sans clause dans le contrat, il n'y a pas de période d'essai.
- 05
La prévoyance minimale concerne tous les non-cadres de plus de 3 mois. Elle coûte 0,8 % du salaire brut, à moitié salarié, sauf contrat d'entreprise meilleur.
- 06
En région parisienne, l'indemnité de licenciement est plus élevée. Elle passe à 3/10 de mois par année au-delà de 5 ans pour les collaborateurs.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum dans la plasturgie en 2026 ?
Il dépend du coefficient, de 700 à 940. Le coefficient 700 a un minimum de 1 835,00 € par mois pour 151,67 heures, mais le SMIC s'applique : 1 867,02 € brut depuis le 1er juin 2026. Le coefficient 730 est à 1 921,00 €.
Comment fonctionne la prime d'ancienneté de la plasturgie ?
Elle est de 0,80 % du salaire de base par année d'ancienneté, versée par paliers de 3, 6, 9, 12 et 15 ans : 2,4 % à 3 ans, 12,0 % à 15 ans. Son calcul est déconnecté des minima de branche.
Quelle est la période d'essai d'un opérateur dans la plasturgie ?
Pour un CDI, elle est d'un mois au plus pour les coefficients 700 et 710, de 2 mois pour les coefficients 720 à 750 et de 3 mois pour les coefficients 800 à 830. Le texte ne prévoit pas de renouvellement pour ces coefficients. Les cadres ont 4 mois, renouvelables une fois pour 2 mois dès le coefficient 910.
Quel préavis pour un collaborateur de la plasturgie ?
Un mois pour les coefficients 700 à 750, deux mois pour les coefficients 800 à 830. En cas de licenciement, le préavis des coefficients inférieurs à 800 passe à deux mois avec 2 ans d'ancienneté. Les cadres ont un préavis réciproque de trois mois.
La prévoyance est-elle obligatoire dans la plasturgie ?
Oui, pour les salariés non cadres ayant 3 mois d'ancienneté. La cotisation minimale est de 0,8 % du salaire brut, dont 0,4 % à la charge de l'employeur et 0,4 % à celle du salarié.
Sources
- Convention collective nationale de la plasturgie du 1er juillet 1960, étendue par arrêté du 14 mai 1962, articles 1er, 3, 13 à 16 et 28, Légifrance, consulté le
- Accord du 19 février 2026 relatif aux salaires, étendu par arrêté du 23 septembre 2026 (Journal officiel du 3 octobre 2026), article 3, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 23 septembre 2026 portant extension d'un accord à la convention collective nationale de la plasturgie (salaires), Journal officiel du 3 octobre 2026, consulté le
- Accord du 16 décembre 2004 relatif à la grille de classifications, articles 4 à 6 et annexes II, III et V, Légifrance, consulté le
- Accord du 5 décembre 2012 relatif à la période d'essai, étendu, Légifrance, consulté le
- Avenant « Ouvriers, collaborateurs, employés, techniciens, dessinateurs et agents de maîtrise » du 15 mai 1991, article 15, préavis, Légifrance, consulté le
- Avenant du 15 mai 1991, article 16, indemnité de licenciement, Légifrance, consulté le
- Avenant du 15 mai 1991, article 13, maladies et accidents, Légifrance, consulté le
- Avenant Seine et Seine-et-Oise, article 4, indemnité de licenciement des collaborateurs, Légifrance, consulté le
- Accord du 28 juin 2011 relatif à la prime d'ancienneté (annexe XI), article 4, Légifrance, consulté le
- Accord du 17 décembre 1992 relatif aux cadres, articles 8 et 9, préavis et indemnité de licenciement, Légifrance, consulté le
- Accord du 29 octobre 2014 instaurant un régime de prévoyance, étendu, article 5, Légifrance, consulté le
- Avenant n° 1 du 19 décembre 2024 à l'accord du 29 octobre 2014 (bénéficiaires de la prévoyance), étendu, article 2, Légifrance, consulté le
- Accord du 27 juin 2024 relatif aux catégories de bénéficiaires du régime de protection sociale complémentaire, étendu, article 1er, Légifrance, consulté le
- Avenant du 2 juillet 2020 relatif aux indemnités de licenciement et de retraite, étendu, articles 2 et 4, Légifrance, consulté le
- Accord du 18 avril 2025 relatif à l'attribution de jours de repos en fonction de l'âge, étendu par arrêté du 11 décembre 2025, article 3, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- Code du travail, articles L2261-2 et L2261-15 (convention applicable, effet de l'extension), consulté le