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Convention collective · Social et paie

Convention collective publicité : salaires minima, prime d'ancienneté et préavis en 2026

La convention collective publicité (IDCC 86) est celle des agences de publicité et des régies de médias. Signée en 1955, elle range les salariés en trois catégories, employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres, et en quatre niveaux chacune. Depuis l'avenant du 19 mars 2025, deux minima d'employés sont inférieurs au SMIC : à temps plein, ces salariés reçoivent au moins 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026.

Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant du 19 mars 2025

IDCC
86
Texte de base
Signé le 22 avril 1955, étendu par arrêté du 29 juillet 1955
Catégories
Employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres
Grille
Avenant du 19 mars 2025, étendu par arrêté du 13 juin 2025, appliqué depuis le 1er juin 2025

La convention collective publicité en bref

La convention collective publicité est la convention nationale de travail des cadres, techniciens et employés de la publicité française, conclue le 22 avril 1955. Elle est étendue : ses règles s'imposent à toutes les entreprises de son champ, adhérentes ou non à une organisation signataire (Code du travail, article L2261-15). Malgré son âge, elle a été mise à jour par de nombreux avenants, dont celui du 19 mars 2025 sur les salaires et celui du 18 décembre 2024 sur la maladie.

Fiche d'identité de la convention
Titre officielConvention collective nationale des entreprises de publicité et assimilées
Numéro IDCC86
ExtensionArrêté du 29 juillet 1955, Journal officiel du 19 août 1955
Entrée en vigueur1er avril 1955
Texte intégralLégifrance, base KALI
Fiches du ministère du TravailCode du travail numérique

Sources : Légifrance, convention du 22 avril 1955 (article 3 pour l'entrée en vigueur) et avenant du 19 mars 2025 sur les salaires ; base KALI de la DILA, relevé du 15 octobre 2026.

Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.

Agences de publicité et régies de médias : les entreprises concernées

L'article 1er vise les entreprises de la publicité et assimilées, définies par les groupes 77-10 et 77-11 de la nomenclature de l'INSEE de 1973. Dans la nomenclature actuelle, l'avenant du 18 décembre 2024 les identifie par les codes APE 73.11Z (activités des agences de publicité) et 73.12Z (régie publicitaire de médias), ainsi que par les entreprises dont l'activité principale est assimilée à la publicité et qui ne relèvent pas d'un autre accord de branche.

Le personnel administratif des organismes de la confédération de la publicité en bénéficie aussi. Les salariés de professions étrangères à la publicité qui travaillent à temps plein dans une entreprise du secteur en bénéficient, sans que leur rémunération puisse tomber sous celle de leur convention d'origine. Une entreprise qui applique d'autres conventions à une partie de son personnel précise par écrit, à l'embauche, laquelle s'applique (article 2).

La convention applicable reste celle de l'activité réellement exercée (Code du travail, article L2261-2). Notre page expert-comptable pour les agences de communication traite de la TVA, des droits d'auteur et de la marge d'une agence ; la convention collective Syntec couvre les agences tournées vers le conseil et le numérique.

Les journalistes professionnels ont leur propre convention, dont le champ est précisé dans notre fiche sur la convention des journalistes (IDCC 1480).

Trois catégories, quatre niveaux chacune

L'annexe II classe les salariés en trois catégories, chacune avec quatre niveaux fondés sur la complexité des tâches : les employés (emplois d'exécution), les techniciens et agents de maîtrise, les cadres. Les chapitres de la convention indiquent la frontière en coefficients : employés de 120 à 215, techniciens et agents de maîtrise de 220 à moins de 400, cadres à partir de 400. Le niveau 1 des employés est un niveau de débutant, limité à six mois de travail effectif ; celui des cadres l'est à un an.

Le bulletin de paie porte la dénomination exacte de l'emploi, la catégorie et le niveau, ainsi que le salaire minimum conventionnel mensuel garanti (articles 17, 35 et 55). Les partenaires sociaux négocient une nouvelle grille de classification : un accord de méthode du 28 février 2024 et son avenant du 20 mars 2025 existent, tous deux non étendus, et ne changent encore rien aux niveaux ci-dessous.

La grille des salaires minima de l'avenant du 19 mars 2025

Les minima en vigueur sont ceux de l'avenant du 19 mars 2025, étendu par arrêté du 13 juin 2025 publié au Journal officiel du 19 juin 2025. L'avenant s'applique à toutes les entreprises de la branche, quel que soit leur effectif. Les entreprises adhérentes aux organisations signataires l'appliquent depuis le 1er juin 2025, les autres à compter de l'extension. Il se substitue au I de l'annexe III, qui contenait la grille de l'avenant du 8 janvier 2024. La rubrique des textes de salaires ne contient aucun avenant plus récent au 15 octobre 2026.

Salaires minima mensuels bruts de la convention de la publicité pour 35 heures par semaine (avenant du 19 mars 2025), en euros
NiveauMinimum mensuel de la grilleÀ payer depuis le 1er juin 2026
Employés
Niveau 1 (débutant, six mois au plus)1 842,00SMIC1 867,02
Niveau 21 858,00SMIC1 867,02
Niveau 31 876,001 876,00
Niveau 41 957,001 957,00
Techniciens et agents de maîtrise
Niveau 11 999,001 999,00
Niveau 22 058,002 058,00
Niveau 32 124,002 124,00
Niveau 42 252,002 252,00
Cadres
Niveau 1 (débutant, un an au plus)2 448,002 448,00
Niveau 22 684,002 684,00
Niveau 33 164,003 164,00
Niveau 44 142,004 142,00

Sources : avenant du 19 mars 2025 relatif aux salaires minima conventionnels (annexe III), article 1er, étendu par arrêté du 13 juin 2025 (Journal officiel du 19 juin 2025), appliqué depuis le 1er juin 2025 (ensemble du territoire national) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.

La rémunération conventionnelle garantie comprend tous les éléments soumis à cotisations et à l'impôt au titre des salaires, fixes ou variables, en espèces ou en nature. Pour un salarié payé en partie au variable, le respect du minimum se mesure sur la moyenne des variables versés pendant les 12 derniers mois. Sont exclus de ce calcul :

  • la prime d'ancienneté ;
  • les primes liées à des conditions inhabituelles d'exercice, tant qu'elles durent ;
  • les éléments attribués en raison d'un fait non renouvelable ;
  • l'indemnité de fin de CDD ;
  • les remboursements de frais et les primes de transport ;
  • les sommes à finalité sociale qui n'ont pas le caractère d'un salaire ;
  • les heures supplémentaires et les majorations pour le dimanche, les jours fériés et la nuit.

Les montants se réduisent au prorata pour une entrée ou un départ en cours de mois, une suspension du contrat ou un temps partiel. Sur l'année, le minimum garanti est la somme des minima mensuels des douze derniers mois, selon la classification du salarié.

Un texte de 40 heures, une loi à 35 heures : durée et heures supplémentaires

Les articles 19 bis, 37 bis et 56 bis fixent la durée du travail à 40 heures par semaine, alors que l'annexe III précise que les minima valent pour 35 heures. La loi, elle, fixe la durée à 35 heures : les heures supplémentaires commencent à la 36e heure (Code du travail, articles L3121-27 et L3121-28).

Le texte de 1955 majore les heures supplémentaires de 25 % de 40 à 48 heures, de 50 % au-delà, sur un taux horaire calculé en divisant le salaire mensuel par 173,33 heures. La fiche du ministère du Travail pour cette convention (Code du travail numérique, mise à jour du 4 décembre 2025) retient les règles de la loi : chaque heure au-delà de 35 heures par semaine est majorée de 25 % jusqu'à la 43e heure incluse, puis de 50 %, sur un taux horaire égal au salaire mensuel divisé par les heures normales du mois, 151,67 heures à temps plein. La convention ne fixe pas de contingent : c'est celui de la loi, 220 heures par an. Elle ne prévoit pas non plus de remplacer la majoration par un repos : il faut pour cela un accord d'entreprise ou, sans délégué syndical, une décision de l'employeur à laquelle le CSE ne s'oppose pas.

Les cadres n'ont pas de décompte des heures : leurs dépassements individuels sont compris dans leur rémunération garantie (article 57). Le travail de nuit s'entend de 21 heures à 6 heures. Un employé ou un technicien qui assure une permanence un jour férié reçoit une journée de salaire sans majoration, égale à 1/24 des appointements mensuels, ou une journée de repos dans la semaine qui suit. Les jours fériés chômés ne réduisent pas la rémunération.

Prime d'ancienneté, congés et maladie

La prime d'ancienneté des employés, des techniciens et des agents de maîtrise est calculée et payée chaque mois sur le minimum conventionnel de leur qualification (articles 18 et 36). Elle ne peut pas être inférieure à 3 % pour 3 années révolues, puis elle augmente de 1 % par année entière, sans dépasser 15 %. Elle s'ajoute au salaire réel, figure à part sur le bulletin et s'éteint avec le contrat. Le chapitre des cadres n'en prévoit pas.

Le congé annuel est de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables, sur une période de référence du 1er juin au 31 mai (article 21). La période légale des congés va du 1er mai au 31 octobre. Les parents de moins de 21 ans ont 2 jours ouvrables de plus par enfant à charge.

Congés pour événements familiaux, sans réduction de rémunération
Événement Absence payée
Mariage du salarié 1 semaine
Mariage d'un enfant 2 jours
Mariage d'un frère ou d'une sœur 1 jour
Naissance du premier enfant 3 jours
Naissance à partir du deuxième enfant, l'aîné ayant moins de 16 ans 4 jours
Décès du conjoint ou d'un enfant 1 semaine
Décès du père, de la mère, d'un beau-parent 3 jours
Décès d'un frère, d'une sœur, d'un grand-parent, d'un petit-enfant 2 jours
Déménagement 1 jour

Source : convention, article 22, consulté le 15 octobre 2026. Ces jours se prennent au moment de l'événement, avec des délais de route si besoin.

En cas de maladie, l'employeur complète les prestations de la sécurité sociale dès le premier jour effectif d'arrêt, délai de carence compris, jusqu'à 80 % du salaire réel. Depuis l'avenant du 18 décembre 2024, étendu par arrêté du 9 décembre 2025, cette règle vaut pour tout salarié qui a au moins un an de présence.

Complément de salaire en cas de maladie, selon la présence
Présence effective au premier jour de l'arrêt Complément jusqu'à 80 % du salaire réel Puis complément jusqu'à 70 %
1 an 1 mois 1 mois
3 ans 3 mois 2 mois
5 ans 4 mois 4 mois
7 ans 5 mois 4 mois

Source : convention, article 25, consulté le 15 octobre 2026. Les mêmes durées valent pour les techniciens et agents de maîtrise (article 44) et pour les cadres (article 63). L'extension réserve le maintien légal du salaire (Code du travail, article L1226-1), qui reste dû s'il est plus favorable.

Un accident du travail donne droit à un complément jusqu'à 100 % du salaire réel pendant trois mois dès l'entrée, quatre mois après un an de présence et six mois après trois ans. Le congé de maternité dure 18 semaines, avec un complément de l'employeur jusqu'à 100 % du salaire réel après un an de présence à la date présumée de l'accouchement. Pour soigner un enfant malade de moins de 16 ans, chaque parent peut s'absenter jusqu'à 12 jours ouvrables ou 10 jours ouvrés par an, payés à 80 % du salaire réel (article 27).

Période d'essai, préavis et indemnité de licenciement

Période d'essai en CDI et préavis, selon la catégorie
Durée Employés Techniciens et agents de maîtrise Cadres
Période d'essai initiale 2 mois au plus 2 mois au plus 3 mois au plus
Renouvellement possible, une fois Non prévu Oui, 4 mois au plus en tout Oui, 6 mois au plus en tout
Préavis de démission 1 mois 2 mois 3 mois
Préavis de licenciement, moins de 2 ans d'ancienneté 1 mois 2 mois 3 mois
Préavis de licenciement, plus de 2 ans d'ancienneté 2 mois 2 mois 3 mois

Sources : convention, articles 15, 33 et 53 (essai), articles 29, 30, 48, 49, 67 et 68 (préavis), consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute lourde.

Le renouvellement de l'essai doit être prévu expressément dans la lettre d'engagement ou le contrat. Quand l'employeur rompt l'essai, il prévient le salarié par écrit : 24 heures avant s'il a moins de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et un mois, deux semaines au-delà. Un technicien ou un cadre est prévenu un mois à l'avance après trois mois de présence. Si l'employeur qui a demandé le renouvellement rompt l'essai d'un technicien, d'un agent de maîtrise ou d'un cadre pendant ce renouvellement, il lui doit une heure d'absence par jour de prévenance pour chercher un emploi et une indemnité de 10 % des salaires bruts perçus depuis l'embauche (articles 33 et 53).

Pendant le préavis, le salarié peut s'absenter deux heures par jour pour chercher un emploi, heures payées. Quelle que soit la taille de l'entreprise, la procédure de licenciement est celle prévue pour les entreprises de plus de 11 salariés (articles 30, 49 et 68).

L'indemnité de licenciement est due à partir de 2 ans d'ancienneté, pour les trois catégories. Elle vaut 33 % de mois des derniers appointements par année complète de présence jusqu'à 15 ans d'ancienneté, 40 % de mois au-delà, au prorata des mois pour une année incomplète (articles 31, 50 et 69). Elle ne se cumule pas avec l'indemnité légale, mais elle lui est supérieure : la loi donne un quart de mois par année jusqu'à dix ans, un tiers au-delà. Notre calcul de l'indemnité de licenciement donne la comparaison. Entre 8 mois et 2 ans d'ancienneté, seule l'indemnité légale est due.

Le départ volontaire à la retraite et la mise à la retraite ouvrent droit à une indemnité de fin de carrière d'un quart de mois de salaire par année de présence ; pour un cadre, ce quart vaut pour les dix premières années, puis un tiers de mois. Une prime de fidélité la majore de 5 % après 20 ans de présence, jusqu'à 20 % après 35 ans (articles 32, 51 et 70).

Une salariée au niveau 2, avec la prime d'ancienneté

Une agence de communication de neuf personnes, à Paris, emploie une salariée au niveau 2 des techniciens et agents de maîtrise. Elle a cinq ans de présence. Voici son minimum mensuel, avec la prime d'ancienneté.

Exemple chiffré

Salariée, techniciens et agents de maîtrise, niveau 2, convention collective de la publicité (IDCC 86) : la catégorie, le niveau et le minimum garanti figurent sur le bulletin. Avenant du 19 mars 2025, temps plein de 35 heures.

Du minimum au brut, par mois
Minimum conventionnel du niveau 2 avenant du 19 mars 20252 058,00 €
Prime d'ancienneté après 5 ans 5 % du minimum, article 36102,90 €
Brut mensuel minimum avec la prime2 160,90 €

Le minimum annuel garanti, hors prime, est de 24 696,00 €, soit douze fois le minimum mensuel. La prime apparaît sur une ligne à part du bulletin.

Si l'agence licencie ensuite cette salariée, sans faute grave, avec des derniers appointements de 2 400,00 € :

Exemple chiffré

Licenciement après cinq années complètes, convention collective de la publicité (IDCC 86).

Indemnité de licenciement
Indemnité conventionnelle 5 × 33 % × 2 400,00 €3 960,00 €
Indemnité légale 5 × un quart de mois × 2 400,00 €3 000,00 €
Montant à verser : le plus élevé des deux3 960,00 €

La convention donne 960,00 € de plus que la loi. Un préavis de deux mois, payé ou travaillé, s'y ajoute.

Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Pour budgéter une embauche, le calcul du coût d'un salarié ajoute les cotisations patronales au salaire brut.

Points de vigilance pour une agence de publicité

  1. 01

    Deux minima d'employés sont sous le SMIC. Un employé de niveau 1 ou 2, à temps plein, reçoit au moins 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026.

  2. 02

    La prime d'ancienneté s'ajoute au minimum. Au moins 3 % à 3 ans, puis 1 % par année, au plus 15 % ; elle ne compte pas dans le respect du minimum, et les cadres n'y ont pas droit.

  3. 03

    Les heures supplémentaires se comptent sur 35 heures. Le texte de 1955 parle de 40 heures ; la loi commence à la 36e heure.

  4. 04

    Le complément de maladie court dès le premier jour. À 80 % du salaire réel, carence comprise, pour tout salarié qui a un an de présence.

  5. 05

    L'indemnité de licenciement dépasse la loi. 33 % de mois par année jusqu'à 15 ans, à partir de 2 ans d'ancienneté ; sous 2 ans, c'est la loi.

Questions fréquentes

Une agence de publicité relève-t-elle de la convention de la publicité ou de Syntec ?

Cela dépend de son activité principale. La convention de la publicité vise les agences de publicité et les régies publicitaires de médias (codes APE 73.11Z et 73.12Z). Une agence dont l'activité relève plutôt du conseil ou du développement numérique peut relever de la convention Syntec (IDCC 1486).

Comment se calcule la prime d'ancienneté dans la convention de la publicité ?

Elle est calculée chaque mois sur le minimum conventionnel du niveau du salarié : au moins 3 % après 3 années révolues, puis 1 % de plus par année entière, sans dépasser 15 %. Elle concerne les employés, les techniciens et les agents de maîtrise, et figure à part sur le bulletin. La convention n'en prévoit pas pour les cadres.

Quel est le préavis de démission dans la convention de la publicité ?

Un mois pour un employé, deux mois pour un technicien ou un agent de maîtrise, trois mois pour un cadre. Le préavis commence à la notification de la démission ; pendant ce temps, le salarié peut s'absenter deux heures par jour pour chercher un emploi, heures payées.

Combien dure la période d'essai dans la convention de la publicité ?

Deux mois au plus pour un employé, sans renouvellement prévu. Pour un technicien ou un agent de maîtrise, deux mois renouvelables une fois, soit quatre mois au plus. Pour un cadre, trois mois renouvelables une fois, soit six mois au plus. Le renouvellement doit être écrit dans la lettre d'engagement ou le contrat.

L'indemnité de licenciement de la convention de la publicité est-elle plus favorable que la loi ?

Oui, pour un salarié d'au moins 2 ans d'ancienneté : 33 % de mois par année jusqu'à 15 ans, 40 % au-delà, contre un quart de mois par année jusqu'à dix ans, puis un tiers, pour l'indemnité légale. Entre 8 mois et 2 ans d'ancienneté, c'est l'indemnité légale qui s'applique.

Sources

  1. Convention collective nationale de travail des cadres, techniciens et employés de la publicité française du 22 avril 1955, étendue par arrêté du 29 juillet 1955, texte de base, Légifrance, consulté le
  2. Avenant du 19 mars 2025 relatif aux salaires minima conventionnels (annexe III de la convention), étendu, Légifrance, consulté le
  3. Avenant du 19 mars 2025, article 1er (grille des appointements mensuels bruts), Légifrance, consulté le
  4. Convention, annexe III (salaires : éléments retenus et exclus de la rémunération conventionnelle garantie), Légifrance, consulté le
  5. Convention, article 1er (objet de la convention), Légifrance, consulté le
  6. Avenant du 18 décembre 2024 relatif à la maladie (champ d'application : codes APE 73.11Z et 73.12Z), étendu, Légifrance, consulté le
  7. Convention, annexe II (grille de classification des qualifications professionnelles), Légifrance, consulté le
  8. Convention, article 15 (période d'essai des employés), Légifrance, consulté le
  9. Convention, article 33 (période d'essai des techniciens et agents de maîtrise), Légifrance, consulté le
  10. Convention, article 53 (période d'essai des cadres), Légifrance, consulté le
  11. Convention, article 18 (prime d'ancienneté des employés), Légifrance, consulté le
  12. Convention, article 36 (prime d'ancienneté des techniciens et agents de maîtrise), Légifrance, consulté le
  13. Convention, articles 19 bis et 20 (durée du travail et heures supplémentaires des employés), Légifrance, consulté le
  14. Code du travail numérique (ministère du Travail), IDCC 86 : heures supplémentaires, majorations au-delà de 35 heures, contingent légal et repos de remplacement (mise à jour du 4 décembre 2025), consulté le
  15. Convention, article 21 (congés annuels) et article 22 (congés pour événements familiaux), Légifrance, consulté le
  16. Convention, article 25 (maladie), version issue de l'avenant du 18 décembre 2024, Légifrance, consulté le
  17. Convention, article 27 (maternité), Légifrance, consulté le
  18. Convention, articles 29 et 30 (démission et licenciement des employés), Légifrance, consulté le
  19. Convention, article 31 (indemnité de licenciement des employés), Légifrance, consulté le
  20. Convention, articles 48 et 49 (démission et licenciement des techniciens et agents de maîtrise), Légifrance, consulté le
  21. Convention, articles 67 et 68 (démission et licenciement des cadres), Légifrance, consulté le
  22. Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
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