Convention collective · Social et paie
IDCC 675 : la convention des maisons à succursales d'habillement, grille 2026 et dimanche
La convention collective des maisons à succursales de vente au détail d'habillement (IDCC 675) s'applique aux réseaux qui exploitent au moins cinq magasins d'habillement sous une direction commune. Elle classe les salariés en neuf niveaux, ajoute une prime d'ancienneté en euros et paie double le dimanche des volontaires. Depuis le 1er juin 2026, les trois premiers minima d'employés sont inférieurs au SMIC : vous payez au moins 1 867,02 € brut par mois.
Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le Grille de l'accord du 16 avril 2026
- IDCC
- 675
- Texte de base
- Signé le 30 juin 1972, étendu par arrêté du 8 décembre 1972
- Brochure
- N° 3065 du Journal officiel
- Grille
- Accord du 16 avril 2026, appliqué depuis le 1er mai 2026
La convention IDCC 675 en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à tous les employeurs et à tous les salariés de son champ, qu'ils adhèrent ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Son texte de base date de 1972 ; il a été complété par des accords sur le temps de travail (2001), le temps partiel (2014), la classification (2016), le travail du dimanche (2017) et les périodes d'essai (2018), et par des accords de salaires réguliers. Certains articles de 1972, comme la durée de 40 heures par semaine, ont été remplacés par la loi et par ces accords.
| Titre officiel | Convention collective nationale des maisons à succursales de vente au détail d'habillement |
|---|---|
| Numéro IDCC | 675 |
| Extension | Arrêté du 8 décembre 1972, Journal officiel du 7 janvier 1973 |
| Entrée en vigueur | 1er juillet 1972 |
| Brochure | N° 3065 du Journal officiel |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, base KALI, texte de base et son titre officiel ; numéro de brochure cité par les accords de la branche. Consultés le 15 octobre 2026.
Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.
Les réseaux d'au moins cinq magasins : qui l'applique
L'article 1er vise les maisons de vente et les sièges des entreprises à succursales dont l'activité principale est le commerce de détail de l'habillement et d'articles textiles, à l'exclusion du commerce de détail de tapis et moquettes. Une entreprise à succursales est une entreprise, ou un groupe d'établissements commerciaux sous une direction centrale commune, qui exploite, suivant les mêmes méthodes de gestion commerciales et comptables, au moins cinq fonds de commerce de vente au détail d'habillement et d'articles textiles situés dans des lieux divers.
La frontière avec les boutiques indépendantes est donc le nombre de fonds de commerce. Un commerçant qui exploite un à quatre magasins relève de la convention de l'habillement et des articles textiles ; au-delà, et s'il répond à cette définition, de celle-ci. Les entreprises de plus de quatre fonds de commerce qui ne répondent pas à la définition entrent, elles, dans la convention 1483.
Une marque de prêt-à-porter qui ouvre sa cinquième boutique (notre page sur le prêt-à-porter) change de convention, et donc de grille, de prime d'ancienneté et de règles sur le dimanche. Notre page expert-comptable pour un commerce donne la convention de chaque famille de commerce de détail, et celle des commerces non alimentaires est détaillée dans la fiche IDCC 1517.
Neuf niveaux : quatre d'employés, deux d'agents de maîtrise, trois de cadres
L'accord du 20 juin 2016 classe les emplois sur neuf niveaux, quatre pour les employés, deux pour les agents de maîtrise, trois pour les cadres. Il repose sur cinq critères : le niveau de connaissances, de technicité, de responsabilité, d'autonomie, et d'échanges et de communication. Il couvre quatre filières : les magasins, la logistique, l'offre et l'administratif.
| Niveau | Ce que l'emploi demande |
|---|---|
| Employé 1 | Aucune formation particulière, travaux simples et bien définis ; la durée à ce niveau ne peut excéder un an |
| Employé 2 | Connaissances de niveau CAP ou expérience équivalente, techniques simples, respect des consignes |
| Employé 3 | Connaissances de niveau BEP ou expérience équivalente, compétences techniques précises, résolution des problèmes simples |
| Employé 4 | Connaissances de niveau bac ou expérience équivalente, tâches diversifiées, résolution des problèmes courants |
Source : accord du 20 juin 2016, article II, consulté le 15 octobre 2026. Les agents de maîtrise correspondent à un niveau bac + 1 ou bac + 2, avec une responsabilité d'animation d'équipe.
L'expérience équivalente peut être validée ou non par une validation des acquis de l'expérience ou une certification. Un agent de maîtrise de niveau 2 peut être rattaché, dans le contrat de prévoyance de l'entreprise, au régime des cadres : l'avenant du 10 avril 2024 en ouvre la faculté, sous réserve de l'agrément de la commission paritaire rattachée à l'APEC.
La grille des salaires minima depuis le 1er mai 2026
La grille en vigueur est celle de l'accord du 16 avril 2026 relatif aux salaires mensuels minima garantis (article 1er). Il s'applique à compter du 1er mai 2026 aux employeurs adhérents d'une organisation signataire. L'arrêté d'extension du 6 juillet 2026, paru au Journal officiel du 10 juillet 2026, l'étend à toute la branche avec une réserve : un employeur non adhérent n'y est tenu qu'au lendemain de la publication, soit le 11 juillet 2026. L'accord remplace celui du 14 mai 2024, appliqué depuis le 1er juin 2024. Les montants valent pour un temps complet et se calculent au prorata de l'horaire pour un temps partiel.
| Catégorie | Minimum mensuel de la grille | À payer depuis le 1er juin 2026 |
|---|---|---|
| Employés, catégories 1 à 4 | ||
| Employés, catégorie 1 | 1 824,00 | SMIC1 867,02 |
| Employés, catégorie 2 | 1 837,00 | SMIC1 867,02 |
| Employés, catégorie 3 | 1 851,00 | SMIC1 867,02 |
| Employés, catégorie 4 | 1 900,00 | 1 900,00 |
| Agents de maîtrise, catégories 1 et 2 | ||
| Agents de maîtrise, catégorie 1 | 1 981,00 | 1 981,00 |
| Agents de maîtrise, catégorie 2 | 2 058,00 | 2 058,00 |
| Cadres, catégories 1 à 3 | ||
| Cadres, catégorie 1 | 2 348,00 | 2 348,00 |
| Cadres, catégorie 2 | 2 581,00 | 2 581,00 |
| Cadres, catégorie 3 | 3 044,00 | 3 044,00 |
Sources : accord du 16 avril 2026 relatif aux salaires mensuels minima garantis, article 1er, étendu par arrêté du 6 juillet 2026 (Journal officiel du 10 juillet 2026), appliqué depuis le 1er mai 2026 (France métropolitaine) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.
L'accord précise que la rémunération minimale conventionnelle des employés et des agents de maîtrise est le salaire minimum conventionnel augmenté de la prime d'ancienneté, dès que le salarié remplit les conditions pour la recevoir. Un accord d'entreprise ne peut pas fixer une rémunération inférieure à ce total. Les primes liées à l'exécution du contrat de travail ne peuvent plus entrer dans le calcul du minimum.
Les cadres au forfait en jours reçoivent au moins 15 % de plus que les rémunérations conventionnelles, prime d'ancienneté exclue. Pour tous les cadres, la prime d'ancienneté est incluse dans le salaire dès qu'il atteint le minimum de la grille augmenté de cette prime.
La prime d'ancienneté : de 3 à 20 ans de présence
La convention verse une prime d'ancienneté en valeur absolue, par catégorie d'emploi, pour 3, 6, 9, 12, 15 et 20 ans de présence dans l'entreprise ou le groupe (article 31). Elle s'ajoute au salaire réel, figure à part sur le bulletin de paie et progresse de 60 % du pourcentage d'évolution des minima de la grille. Pour un temps partiel, elle suit la durée contractuelle.
| Catégorie | 3 ans | 6 ans | 9 ans | 12 ans | 15 ans | 20 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Employés 1 | 30,76 | 61,52 | 92,06 | 122,80 | 153,57 | 204,56 |
| Employés 2 | 31,10 | 61,99 | 93,07 | 124,20 | 155,29 | 206,92 |
| Employés 3 | 31,96 | 64,13 | 96,09 | 128,04 | 160,20 | 213,33 |
| Employés 4 | 33,30 | 66,60 | 100,12 | 133,43 | 166,75 | 222,36 |
| Agents de maîtrise 1 | 35,06 | 70,12 | 105,18 | 140,24 | 175,28 | 233,72 |
| Agents de maîtrise 2 | 38,24 | 76,68 | 114,94 | 153,18 | 191,65 | 255,52 |
Source : accord du 16 avril 2026, article 1er, consulté le 15 octobre 2026. Les trois catégories de cadres ont des primes de 44,09 € à 3 ans à 392,68 € à 20 ans.
Un bulletin d'employée de boutique, ligne par ligne
Voici le bulletin de novembre 2026 d'une employée d'une boutique d'un réseau de huit magasins, catégorie 4, à 35 heures par semaine, au minimum de sa catégorie.
Exemple chiffré
Employée de catégorie 4, convention collective des maisons à succursales d'habillement (IDCC 675), avec 6 ans d'ancienneté dans l'entreprise, donc la prime des 6 ans.
| Salaire de base minimum de la catégorie 4 | 1 900,00 € |
|---|---|
| Prime d'ancienneté employés 4, tranche des 6 ans | 66,60 € |
| Salaire brut | 1 966,60 € |
Le taux horaire de base est de 12,53 € (1 900,00 € ÷ 151,67 heures). Si cette employée, volontaire, travaille 6 heures un dimanche dans une zone touristique, ces heures valent 75,18 € au taux normal, et 150,36 € une fois la rémunération doublée.
Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Le simulateur du coût d'un salarié ajoute les cotisations légales.
Temps de travail, temps partiel et heures supplémentaires
La durée du travail est celle de la loi, 35 heures par semaine, conformément à l'avenant n° 42 du 5 juillet 2001. Les heures supplémentaires se règlent aux taux conventionnels ou légaux, en repos compensateur de remplacement ou en paiement. Celles qui tombent un jour férié ou la nuit, de 21 heures à 6 heures, sont majorées de 100 % à la place des majorations légales ; celles du dimanche aussi, sans cumul avec la majoration du dimanche travaillé.
Le contingent annuel est de 130 heures par salarié, réduit à 90 heures pour un horaire modulé, et l'employeur prévient 48 heures à l'avance, sauf extrême urgence. Le calcul des heures supplémentaires refait les montants légaux.
Le temps partiel est organisé par l'accord du 11 avril 2014. La durée minimale est de 24 heures par semaine, avec des dérogations : étudiants de moins de 26 ans, personnes en parcours d'insertion, salariés qui le demandent par écrit avec un motif (contraintes personnelles, cumul d'activités), remplacements. La dérogation prévue pour les emplois de retouche et de nettoyage a été exclue de l'extension : elle ne vaut que pour les entreprises adhérentes d'une organisation signataire. La journée comprend une demi-journée de 3 heures 30 au moins, ou une journée complète de 6 heures au moins, répartie sur 5 jours par semaine au plus, avec une coupure d'une heure au plus (deux heures si le magasin ferme à midi).
Les compléments d'heures par avenant servent aux surcroîts d'activité, soldes, opérations commerciales et inventaires : huit avenants par an au plus et par salarié, 11 semaines cumulées, majorés d'au moins 12 %. Les heures faites au-delà sont majorées de 25 %. Les heures complémentaires vont jusqu'au tiers du contrat, avec 10 % jusqu'au dixième de la durée et 25 % au-delà, après un délai de prévenance de 7 jours. L'annualisation du temps de travail d'un temps partiel demande désormais un accord d'entreprise ou d'établissement.
Dimanche et jours fériés
Le repos dominical reste la règle. Dans les zones touristiques, les zones touristiques internationales, les zones commerciales et certaines gares, l'accord du 4 juillet 2017 encadre le travail du dimanche des salariés volontaires, qui ne sont pas déjà couverts par un accord d'entreprise ou une décision de l'employeur validée par référendum (établissements de moins de 11 salariés). Le volontariat s'exprime par écrit, pour 6 mois puis pour un an reconductible. Refuser n'est ni une faute ni un motif de licenciement, et on peut revenir sur son choix avec un mois de préavis.
| Sujet | Règle |
|---|---|
| Rémunération | Doublement de la rémunération des heures travaillées le dimanche |
| Nombre de dimanches | 26 par année civile au plus, par salarié, sauf demande expresse ou contrat spécifique |
| Planning | Dates d'ouverture du trimestre affichées au moins 1 mois avant le premier dimanche travaillé |
| Repos | Pour une durée du travail répartie sur 5 jours ou plus, 2 jours de repos consécutifs au moins 10 fois par an |
| Journée | Demi-journée de 3 heures au moins, ou journée de 5 heures au moins (3 h 30 et 6 heures à temps partiel) |
| Garde d'enfants | Remboursement possible sur justificatif, plafonné à 40 € par dimanche et par salarié |
Source : article 1.3 et article 1.4, consultés le 15 octobre 2026.
Un salarié peut devenir indisponible un dimanche prévu avec un mois de préavis, quinze jours pour une femme enceinte. Pour les jours fériés, l'avenant n° 42 de 2001 permet d'appeler les salariés à travailler 3 jours fériés par an, le 8 mai compris, parmi les volontaires désignés par le chef d'établissement.
Congés, absences et arrêt maladie
Le congé principal se prend du 1er mai au 31 octobre ; la liste des congés est affichée au plus tard le 31 mars (article 45). La convention ajoute des congés d'ancienneté, qui ne s'accolent pas aux congés légaux sauf accord : 1 jour après 10 ans, 2 jours après 20 ans, 3 jours après 25 ans et 4 jours après 30 ans. Les congés pour événements de famille comptent notamment 5 jours pour un mariage du salarié après 6 mois de présence, 4 jours pour le décès du conjoint et 3 jours pour le décès d'un parent (article 46). Ces durées datent de 1972 : quand la loi accorde davantage, pour le décès d'un enfant par exemple, c'est la durée légale qui s'applique.
Le salarié qui a un an de présence reçoit, à partir du 4e jour d'absence, un complément aux indemnités journalières (article 48). L'ensemble ne peut dépasser le salaire mensuel moyen des 12 derniers mois ni le plafond de la sécurité sociale.
| Présence dans l'entreprise | Indemnisation |
|---|---|
| 1 an | 1 mois à 100 % |
| 3 ans | 1 mois à 100 %, puis 1 mois à 75 % |
| 5 ans | 2 mois à 100 % |
| 8 ans | 2 mois et demi à 100 % |
| 13 ans | 3 mois à 100 % |
| 18 ans | 3 mois et demi à 100 % |
| 23 ans | 4 mois à 100 % |
| 28 ans | 5 mois à 100 % |
Source : article 48, consulté le 15 octobre 2026. Pour un accident du travail, l'article 49 supprime la condition d'un an et verse les indemnités dès le 2e jour de l'arrêt.
Les cadres ont leur propre barème, plus long (avenant « Cadres », article 18) : 2 mois à 100 % puis 1 mois à 75 % après un an de présence, 3 mois à 100 % après 5 ans, 3 mois à 100 % puis 1 mois à 75 % après 10 ans, 4 mois à 100 % puis 1 mois à 75 % après 15 ans, 6 mois à 100 % après 20 ans. Pour chaque arrêt, le maintien de salaire prévu par la loi reste dû s'il est plus favorable (Code du travail, article L1226-1).
Pendant les 3 premiers mois de maladie, et après 2 ans de présence, un employé ne peut pas être licencié (article 48).
Prévoyance et complémentaire santé
Dans les textes lus, la convention n'impose pas de régime de prévoyance ni de frais de santé de branche : l'employeur souscrit ses contrats auprès de l'assureur de son choix. La complémentaire santé collective obligatoire s'organise dans l'entreprise, comme la loi l'impose à tout employeur (Code de la sécurité sociale, article L911-7). Seul l'avenant du 10 avril 2024 touche à la protection sociale complémentaire : il permet de rattacher les agents de maîtrise de niveau 2 au régime des cadres de l'entreprise. L'article 48 cite toutefois les indemnités d'un régime de prévoyance dans le plafond du complément de salaire.
Essai, préavis, indemnité de licenciement
| Durée | Employés | Agents de maîtrise | Cadres |
|---|---|---|---|
| Période d'essai | 2 mois, non renouvelable | 2 mois, renouvelable une fois : 4 mois au plus | 3 mois, renouvelable une fois : 6 mois au plus |
| Préavis de démission | 15 jours de 1 à 6 mois de présence, 1 mois au-delà | 2 mois | 3 mois |
| Préavis de licenciement | 15 jours de 1 à 6 mois, 1 mois au-delà, 2 mois à partir de 2 ans | 2 mois | 3 mois |
Source : accord du 15 juin 2018, article 38 et article 9 de l'avenant « Maîtrise », consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave.
L'employeur qui rompt l'essai prévient 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures jusqu'à un mois, 2 semaines après un mois et, pour les agents de maîtrise et les cadres, un mois après trois mois ; le salarié prévient 24 heures avant 8 jours, 48 heures ensuite. Pendant le délai-congé, les salariés s'absentent 2 heures par jour ouvré pour chercher un emploi, absence comptée comme du temps de travail effectif.
L'indemnité conventionnelle de licenciement vient de 1972 : elle est due après 2 ans d'ancienneté et égale, pour un employé, à un dixième de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis à 2/10 de mois par année au-delà de la dixième ; à partir de 15 ans, à un cinquième de mois par année dès la première, dans la limite de 6 mois (article 42). La loi, qui ouvre le droit dès 8 mois d'ancienneté, donne un quart de mois par année. L'employeur verse donc l'indemnité légale, plus élevée à toutes les anciennetés.
Exemple chiffré
Un réseau licencie une employée après 8 ans d'ancienneté. Son salaire de référence est de 1 900,00 € brut.
| Convention, article 42 8 ans × un dixième de mois × 1 900,00 € | 1 520,00 € |
|---|---|
| Indemnité légale 8 ans × un quart de mois × 1 900,00 € | 3 800,00 € |
| Indemnité due la plus élevée des deux | 3 800,00 € |
La loi donne 2 280,00 € de plus que la convention. Les deux indemnités ne se cumulent pas.
Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal. Les avenants de l'encadrement ont leur formule. Pour un agent de maîtrise : un dixième de mois par année jusqu'à 10 ans, puis 2/5 de mois par année au-delà, dans la limite de 9 mois, indemnité et plafond augmentés de 50 % après 50 ans avec 20 ans de présence. Pour un cadre : un dixième de mois par année de 2 à 5 ans, un cinquième de 5 à 15 ans, puis 2/5 au-delà, dans la limite de 12 mois. Ces formules restent en général sous l'indemnité légale ; la comparaison se fait dans chaque cas.
Points de vigilance pour un réseau de boutiques
- 01
Comptez vos fonds de commerce. À partir de cinq magasins sous une direction commune, vous relevez de cette convention ; en dessous, de celle du commerce de détail de l'habillement.
- 02
Trois minima d'employés sont sous le SMIC. Un employé des catégories 1 à 3 à temps plein est payé au moins 1 867,02 € par mois depuis le 1er juin 2026. Le contrôle se refait après chaque hausse du SMIC et chaque nouvel accord de salaires.
- 03
Ne confondez pas le minimum et la rémunération minimale. Elle est le minimum de la grille plus la prime d'ancienneté, dès 3 ans de présence dans l'entreprise ou le groupe.
- 04
Le dimanche suppose un volontariat écrit. Le salarié est payé double, travaille 26 dimanches au plus par an et peut se rétracter avec un mois de préavis.
- 05
Le niveau 1 ne dure qu'un an. Au-delà, le salarié passe au niveau 2.
- 06
La loi bat la convention pour le licenciement. Le quart de mois légal dépasse largement le dixième de la convention.
Questions fréquentes
Ma société a quatre boutiques : relève-t-elle de cette convention ?
Non. La convention vise les entreprises à succursales, c'est-à-dire un groupe d'établissements sous une direction centrale commune, qui exploite au moins cinq fonds de commerce de vente au détail d'habillement et d'articles textiles, en suivant les mêmes méthodes de gestion commerciales et comptables. Avec quatre boutiques, vous relevez de la convention du commerce de détail de l'habillement (IDCC 1483).
Le niveau 1 des employés peut-il durer plusieurs années ?
Non. Le temps de présence à ce niveau ne peut pas excéder un an : la classification de 2016 le dit pour l'employé qui exécute des travaux simples, et l'accord de salaires de 2026 le rappelle. Depuis le 1er juin 2026, la catégorie 1 est de toute façon payée au SMIC : son minimum est de 1 824,00 €.
La prime d'ancienneté est-elle versée à un salarié à temps partiel ?
Oui, calculée au prorata de la durée contractuelle de travail. Les montants du tableau valent pour un temps complet. Elle s'ajoute au salaire réel et figure à part sur le bulletin de paie.
Le dimanche est-il toujours payé double ?
Dans les zones touristiques, les zones touristiques internationales, les zones commerciales et certaines gares, pour les salariés volontaires qui ne sont pas déjà couverts par un accord d'entreprise ou une décision de l'employeur après référendum : la rémunération des heures travaillées le dimanche est alors doublée. Un accord d'entreprise ne peut y déroger que par des dispositions plus favorables.
Combien de dimanches un salarié peut-il travailler ?
Au plus 26 par année civile, sauf demande expresse du salarié ou contrat de travail spécifique. L'employeur affiche les dates d'ouverture du trimestre au moins un mois avant le premier dimanche travaillé.
Sources
- Convention collective nationale des maisons à succursales de vente au détail d'habillement du 30 juin 1972 : texte de base, Légifrance, consulté le
- Accord du 16 avril 2026 relatif aux salaires mensuels minima garantis, article 1er (grille et primes d'ancienneté depuis le 1er mai 2026), Légifrance, consulté le
- Article 1er (champ d'application), Légifrance, consulté le
- Accord du 20 juin 2016 relatif aux classifications professionnelles, grille de classification, Légifrance, consulté le
- Article 31 (prime d'ancienneté), Légifrance, consulté le
- Avenant n° 42 du 5 juillet 2001, point 4 (heures supplémentaires), Légifrance, consulté le
- Accord du 11 avril 2014 relatif au temps partiel, Légifrance, consulté le
- Accord du 4 juillet 2017 relatif à la dérogation au repos dominical, article 1.4 (contreparties), Légifrance, consulté le
- Accord du 15 juin 2018 relatif aux périodes d'essai, article 1er, Légifrance, consulté le
- Article 38 (délai-congé), Légifrance, consulté le
- Article 42 (indemnité de licenciement), Légifrance, consulté le
- Article 45 (congés payés), Légifrance, consulté le
- Articles 48 et 49 (maladie et accident du travail), Légifrance, consulté le
- Avenant « Maîtrise », articles 9 et 11, et avenant « Cadres », articles 13, 16 et 18, Légifrance, consulté le
- Avenant du 10 avril 2024 relatif à la protection sociale complémentaire, Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- Code du travail, article R1234-2 (indemnité légale de licenciement), consulté le
- Code du travail numérique, convention collective nationale des maisons à succursales de vente au détail d'habillement (IDCC 675), consulté le