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Convention collective · Social et paie

Convention collective commerce de détail non alimentaire : grille 2026, prime d'ancienneté et heures

La convention collective commerce de détail non alimentaire (IDCC 1517) couvre les boutiques de jouets, d'arts de la table, de maroquinerie, de décoration, de presse ou de vape. Elle classe les salariés en neuf niveaux, fixe leurs minima mensuels et ajoute une prime d'ancienneté. Depuis le 1er juin 2026, ses quatre premiers minima sont inférieurs au SMIC : vous payez donc au moins 1 867,02 € brut par mois.

Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant n° 15

IDCC
1517
Texte de base
Signé le 9 mai 2012, étendu par arrêté du 18 décembre 2013
Brochure
N° 3251 du Journal officiel
Grille
Avenant n° 15, appliqué depuis le 1er juin 2026

La convention collective commerce de détail non alimentaire en bref

La convention est étendue : ses règles s'imposent à tous les employeurs et à tous les salariés de son champ, qu'ils adhèrent ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Le texte de base de 2012 a été remanié chapitre par chapitre en 2022 et 2023, et complété par des accords sur le temps de travail, la santé et la prévoyance. Le champ s'est élargi en 2020 à la presse, aux jeux de hasard et à la vape.

Fiche d'identité de la convention
Titre officielConvention collective nationale des commerces de détail non alimentaires : antiquités, brocante, galeries d'art (œuvres d'art), arts de la table, coutellerie, droguerie, équipement du foyer, bazars, commerces ménagers, modélisme, jeux, jouets, puérinatalité et maroquinerie du 9 mai 2012
Numéro IDCC1517
ExtensionArrêté du 18 décembre 2013, Journal officiel du 4 janvier 2014
BrochureN° 3251 du Journal officiel
Texte intégralLégifrance, base KALI
Fiches du ministère du TravailCode du travail numérique

Sources : Légifrance, base KALI, texte de base et son titre officiel ; numéro de brochure cité par les accords de la branche. Consultés le 8 octobre 2026.

Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.

Les commerces qui appliquent la convention

L'article 1er vise les entreprises dont l'activité principale est le commerce de détail non alimentaire, quel que soit le mode de distribution (boutique ou vente en ligne) et avec ou sans activité complémentaire (réparation, fabrication, location). Le commerce doit être centré sur l'un de ces produits :

  • la maroquinerie et les articles de voyage, la coutellerie, les arts de la table ;
  • la droguerie et les couleurs et vernis, l'équipement du foyer et la décoration, les bazars et les solderies ;
  • les antiquités et la brocante, livres anciens compris, et les galeries d'art ;
  • les jeux et jouets, le modélisme, les articles de fête et de loisirs créatifs, la puériculture ;
  • les instruments de musique, les partitions et les accessoires ;
  • la presse et les jeux de hasard ou de pronostics agréés par l'Autorité nationale des jeux, les produits de la vape ;
  • les souvenirs, les objets artisanaux et les articles religieux.

Les produits neufs comme d'occasion sont visés, physiques comme numériques (hors streaming et téléchargement de logiciels). Le commerce de détail se définit par la vente à un utilisateur final, particulier, entreprise ou organisme public. Les sièges, entrepôts et services administratifs de ces entreprises sont couverts aussi.

Le texte cite des codes APE de la NAF 2025, comme 47.64Y (jeux et jouets), 47.72H (maroquinerie et articles de voyage), 47.55H (équipements du foyer), 47.79G (antiquités et livres anciens) ou 47.62Y (journaux et papeterie). Il précise que le code n'est qu'un indice : un même code peut couvrir plusieurs conventions, et c'est l'activité principale qui tranche. Notre recherche du code APE aide à lire le vôtre.

Une boutique de jouets du 8e arrondissement relève de cette convention ; une épicerie, non. Notre page expert-comptable pour un commerce donne la convention de chaque famille de commerce de détail.

Neuf niveaux et quatre filières : la classification des emplois

La classification (chapitre XII) compte neuf niveaux : les niveaux 1 à 5 pour les employés et les ouvriers, le niveau 6 pour les agents de maîtrise, les niveaux 7 à 9 pour les cadres. Les emplois se rangent dans quatre filières : commerciale, administrative, services techniques et logistique, atelier. Quatre critères classent un poste : les compétences et connaissances, la complexité et la multiactivité, l'autonomie et la responsabilité, la communication. Les cadres dirigeants mandataires sociaux sont hors classification.

Le niveau 1 est un niveau de débutant : il ne s'applique pas au-delà de 6 mois d'ancienneté dans l'entreprise, sauf pour les employés de nettoyage (chapitre XIII, article 1er). Un salarié qui exerce habituellement plusieurs fonctions est classé, et payé au minimum, au niveau le plus élevé d'entre elles. Celui qui assume pendant au moins 3 semaines consécutives une fonction d'un niveau supérieur reçoit, au prorata du temps passé, une prime différentielle.

Emplois repères de la vente et de la logistique, par niveau
Niveau Exemples d'emplois repères
1 Employé de vente ou de magasin débutant, manutentionnaire débutant, employé de nettoyage
2 Employé de vente ou de magasin, employé de caisse (opérations de base), préparateur de commande, chauffeur-livreur VL
3 Vendeur, conseiller de vente, caissier (arrêté de la caisse), hôte d'accueil, employé de magasin polyvalent qualifié
4 Vendeur qualifié, conseiller de vente qualifié, caissier qualifié, étalagiste qualifié, assistant achats

Source : annexe du chapitre XII (emplois repères, liste non exhaustive), consultée le 8 octobre 2026. Le CQP « Vendeur en magasin spécialisé jeux et jouets » donne accès au niveau 3.

Pour un emploi qui n'est pas dans la liste, les quatre critères classants fixent le niveau, d'après les fonctions réellement exercées. Le niveau et l'emploi figurent sur le bulletin de paie et dans le contrat, avec la référence à la convention et l'IDCC 1517 (chapitre V, article 2).

La grille des salaires minima en vigueur

La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 15 du 6 février 2026 relatif à la revalorisation de la rémunération minimale. Les montants valent pour 151,67 heures et s'appliquent à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l'arrêté d'extension. Cet arrêté, du 4 mai 2026, a paru au Journal officiel du 10 mai 2026 : la grille s'impose à toute la branche depuis le 1er juin 2026. Elle remplace celle de l'avenant n° 14 du 27 novembre 2024, appliquée depuis le 1er mars 2025.

Salaires minima mensuels bruts de la convention des commerces de détail non alimentaires, pour 151,67 heures, en euros
NiveauMinimum mensuel de la grilleÀ payer depuis le 1er juin 2026
Employés et ouvriers, niveaux 1 à 5
Niveau 11 829,00SMIC1 867,02
Niveau 21 838,00SMIC1 867,02
Niveau 31 843,00SMIC1 867,02
Niveau 41 867,00SMIC1 867,02
Niveau 51 967,001 967,00
Agents de maîtrise, niveau 6
Niveau 62 146,002 146,00
Cadres, niveaux 7 à 9
Niveau 72 741,002 741,00
Niveau 83 583,003 583,00
Niveau 94 034,004 034,00

Sources : avenant n° 15 du 6 février 2026 relatif à la revalorisation de la rémunération minimale, étendu par arrêté du 4 mai 2026 (Journal officiel du 10 mai 2026), appliqué depuis le 1er juin 2026 (ensemble du territoire national) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 8 octobre 2026.

Les organisations de la branche se réunissent au moins une fois par an pour négocier les salaires (chapitre XIII, article 1er). Le classement détermine le minimum mensuel de base, en dehors de toute partie variable de l'entreprise.

Prime d'ancienneté : de 3 % à 15 % du minimum du niveau 1

Les salariés des niveaux 1 à 6 reçoivent une prime d'ancienneté, calculée sur le salaire minimum mensuel du niveau 1 : 3 % après 3 ans, 6 % après 6 ans, 9 % après 9 ans, 12 % après 12 ans et 15 % après 15 ans d'ancienneté dans l'entreprise. Les périodes où le contrat est suspendu comptent, sauf le congé parental à temps plein, pris en compte pour moitié. La prime s'ajoute au salaire réel et figure à part sur le bulletin. Elle est réduite au prorata pour un temps partiel et pour une absence non maintenue.

Prime d'ancienneté mensuelle, calculée sur le minimum du niveau 1
Ancienneté Taux Prime mensuelle
3 ans 3 % 54,87 €
6 ans 6 % 109,74 €
9 ans 9 % 164,61 €
12 ans 12 % 219,48 €
15 ans 15 % 274,35 €

Source : chapitre XIII, article 2, consulté le 8 octobre 2026. Base : 1 829,00 €, minimum du niveau 1 de l'avenant n° 15.

Un bulletin de vendeur, ligne par ligne

Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un vendeur d'une boutique de jouets de cinq salariés, au minimum de sa position.

Exemple chiffré

Vendeur, niveau 3, convention collective des commerces de détail non alimentaires (IDCC 1517) : les deux mentions figurent sur le bulletin. Il travaille 35 heures par semaine et compte 4 ans d'ancienneté, donc la prime de 3 %.

Du salaire au brut, octobre 2026
Salaire de base minimum du niveau 3 : 1 843,00 €, relevé au SMIC1 867,02 €
Prime d'ancienneté 3 % × 1 829,00 €, minimum du niveau 154,87 €
Salaire brut1 921,89 €

La prime se calcule sur le minimum du niveau 1 de la grille, non sur le salaire versé. Les retenues de prévoyance et de santé dépendent des contrats que l'entreprise a souscrits.

Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Pour un autre salaire, le simulateur de salaire brut en net donne un ordre de grandeur du net.

Temps de travail annualisé et heures supplémentaires

Une entreprise peut organiser le travail sur l'année sans accord d'entreprise (chapitre IX). La durée annuelle est de 1 607 heures, sur la période du 1er janvier au 31 décembre ou sur 12 mois consécutifs choisis après avis du personnel. Jusqu'à 6 semaines peuvent être à 0 heure. Un programme annuel est affiché au moins 7 jours avant le début de la période, et les plannings des 4 semaines à venir restent affichés. Un changement d'horaire demande 7 jours de délai de prévenance, 2 jours en cas de commande client imprévue, d'absence, d'intempéries ou de panne. La paie est lissée sur 151,67 heures par mois.

Les durées maximales sont de 10 heures par jour et de 48 heures par semaine, 44 heures en moyenne sur 12 semaines. Le nombre de jours travaillés peut aller jusqu'à 6 par semaine en période de forte activité ; quand un salarié travaille 6 jours par semaine pendant au moins 2 semaines de suite, il ne peut pas travailler plus de 10 jours consécutifs sans repos.

Les heures supplémentaires sont celles faites au-delà de 1 607 heures dans l'année, à la demande de l'employeur ou avec son accord, même implicite. Le contingent est de 180 heures par période de référence. Les heures faites entre 35 et 39 heures en moyenne, soit les 4 premières, sont majorées de 25 % ; au-delà de 39 heures, la majoration est de 50 %. À défaut d'accord, la loi majore de 25 % les huit premières heures supplémentaires, de la 36e à la 43e, et de 50 % seulement à partir de la 44e : la convention est plus favorable au salarié. Le paiement intervient le mois qui suit la clôture de la période.

Un repos compensateur peut remplacer la majoration, en cas d'accord d'entreprise ou d'accord écrit avec le salarié. Chaque heure au-delà du contingent ouvre en plus un repos obligatoire de 50 % de sa durée dans une entreprise de 20 salariés au plus, de 100 % au-delà. Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un taux horaire donné.

Congés, jours fériés et dimanche

Le congé payé est de 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables au plus. À partir de 10 ans de présence, la convention ajoute des jours d'ancienneté, appréciée au 31 mai : 1 jour ouvré à 10 ans, 2 jours à 15 ans, 3 jours à 20 ans, 4 jours à 25 ans et 5 jours à 30 ans (chapitre VIII, article 1er).

Jours fériés dans la convention des commerces de détail non alimentaires
Situation Ce que reçoit le salarié
Le 1er mai Chômé et payé
Trois jours fériés légaux, au choix de l'employeur Chômés et payés, par roulement quand l'entreprise a plusieurs salariés
Un autre jour férié légal, travaillé Le salaire, plus une indemnité égale à 50 % de la rémunération des heures effectuées, ou un repos de la moitié du temps travaillé
Un des trois jours chômés, travaillé Le salaire, l'indemnité de 50 % et un repos égal au temps travaillé

Source : chapitre VIII, article 9, consulté le 8 octobre 2026. Le repos des jours fériés est obligatoire pour les jeunes salariés et les apprentis de moins de 18 ans.

Le texte ne contient aucune clause sur le travail du dimanche. La contrepartie dépend alors de la loi, d'un accord d'entreprise ou de la décision de l'employeur.

Prévoyance et complémentaire santé

La prévoyance

L'accord du 28 mars 2019 impose à toutes les entreprises un contrat de prévoyance collectif, auprès de l'assureur de leur choix. L'employeur finance au moins 50 % de la cotisation. Pour les cadres, l'accord rappelle l'obligation de l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017 : une cotisation patronale de 1,50 % sur la tranche 1. Le tableau des garanties minimales, applicable depuis le 1er janvier 2024, couvre l'ensemble du personnel.

Garanties minimales de prévoyance, tranches 1 et 2
Garantie Niveau
Capital décès 140 % du traitement de base, plus 60 % par enfant à charge
Invalidité absolue et définitive Versement anticipé du capital décès
Frais d'obsèques Frais réels, dans la limite de 100 % du plafond mensuel de la sécurité sociale (4 005,00 € en 2026)
Rente éducation 5 % jusqu'à 12 ans, 7,5 % de 12 à 18 ans, 10 % de 18 à 30 ans en études, au moins 1 000 € par an
Rente handicap 500 € par mois
Incapacité de travail 70 % du salaire, sous déduction des indemnités de la sécurité sociale ; franchise de 90 jours continus sous un an d'ancienneté, relais du maintien de salaire au-delà
Invalidité 42 % en première catégorie, 70 % en deuxième et troisième catégorie ou à partir de 66 % d'incapacité permanente

Source : avenant n° 1 du 3 octobre 2023 à l'accord du 28 mars 2019, annexe 1, consulté le 8 octobre 2026.

La complémentaire santé

Le régime de branche comprend un socle obligatoire et deux niveaux de garanties optionnels. Depuis le 1er janvier 2021, la branche ne recommande plus d'assureur : chaque entreprise choisit le sien et finance au moins la moitié du coût du socle, quelle que soit sa taille (avenant n° 7 du 9 juillet 2020). Elle peut rendre obligatoire l'un des deux niveaux optionnels, pour tous ses salariés ou pour une catégorie objective (avenant n° 11 du 6 décembre 2023). Un apprenti ou un salarié à temps partiel dont la cotisation dépasse 10 % de sa rémunération brute peut demander à en être dispensé.

Essai, préavis, indemnité de licenciement et arrêt maladie

Période d'essai et préavis, selon le niveau
Durée Niveaux 1 à 5 Niveau 6 Niveaux 7 à 9
Période d'essai initiale 2 mois 3 mois 4 mois
Essai, renouvellement compris 3 mois (2 mois au niveau 1, sans renouvellement) 4 mois 6 mois
Préavis de démission 1 mois 2 mois 3 mois
Préavis de licenciement, moins de 2 ans d'ancienneté 1 mois 2 mois 3 mois
Préavis de licenciement, 2 ans et plus 2 mois 2 mois 3 mois

Source : chapitre V, article 3 et chapitre VI, article 1er, consultés le 8 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde.

Le renouvellement de l'essai demande l'accord exprès et non équivoque du salarié, et doit être prévu dans la lettre d'engagement ou le contrat. Quand l'employeur rompt l'essai, il prévient 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures jusqu'à un mois, 2 semaines après un mois et un mois après trois mois. Le salarié prévient 24 heures avant 8 jours de présence, 48 heures ensuite. D'après la convention, sans délai de prévenance, le contrat est considéré comme un CDI.

L'indemnité de licenciement est due après 8 mois d'ancienneté. Elle ne peut pas être inférieure à un quart de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis à un tiers de mois pour les années à partir de la dixième, auxquels s'ajoute « 1/15e de mois de salaire par année d'ancienneté à partir de 10 ans » (chapitre VI, article 4). Au-delà de 10 ans, la convention dépasse donc l'indemnité légale. L'exemple ci-dessous compte ce quinzième, comme le tiers, sur les années à partir de la dixième. La phrase peut aussi se lire sur toute l'ancienneté, dès 10 ans atteints : la même vendeuse recevrait alors 1 466,67 € de plus. Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal.

Exemple chiffré

Une boutique de décoration licencie une vendeuse de niveau 4 pour un motif personnel, sans faute grave. Elle a 13 ans d'ancienneté, dont 3 au-delà de la dixième, et un salaire de référence de 2 200,00 € brut.

Indemnité de licenciement
Convention, chapitre VI, article 4 3,7 mois × 2 200,00 €8 140,00 €
Indemnité légale 3,5 mois × 2 200,00 €7 700,00 €
Indemnité due la plus élevée des deux8 140,00 €

La convention donne 440,00 € de plus que la loi. Les deux indemnités ne se cumulent pas : la salariée reçoit la plus élevée.

Le départ volontaire à la retraite ouvre une indemnité de 1 mois de salaire après 10 ans d'ancienneté, 1 mois et demi après 15 ans, 2 mois après 20 ans, 2 mois et demi après 25 ans et 3 mois après 30 ans.

En cas d'arrêt maladie, le salarié qui a un an d'ancienneté reçoit à partir du 8e jour : 90 % de sa rémunération brute pendant 30 jours, puis 70 % pendant 30 jours, déduction faite des indemnités de la sécurité sociale. Chaque tranche de 5 ans d'ancienneté au-delà de la première ajoute 10 jours à chaque période, dans la limite de 90 jours : 40 jours dès 6 ans, 90 jours à 31 ans. L'arrêt est justifié dans les 48 heures (chapitre VII, article 1er). Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, le même complément est dû dès 6 mois d'ancienneté et à partir du premier jour d'absence (article 2).

Points de vigilance pour un commerçant

  1. 01

    Quatre minima sont sous le SMIC. Un salarié des niveaux 1 à 4 à temps plein est payé au moins 1 867,02 € par mois depuis le 1er juin 2026. Le contrôle se refait après chaque hausse du SMIC et chaque nouvel avenant de salaires.

  2. 02

    La prime d'ancienneté s'ajoute au salaire réel. Elle part de 3 ans d'ancienneté, se calcule sur le minimum du niveau 1 et figure à part sur le bulletin.

  3. 03

    Le niveau 1 dure 6 mois au plus. Au-delà, sauf pour le nettoyage, le salarié se reclasse : un classement trop bas se corrige par un rappel de salaire.

  4. 04

    Les heures sont majorées plus tôt que dans la loi. Au-delà de 39 heures en moyenne, la convention applique 50 %, là où la loi attend la 44e heure.

  5. 05

    La mutuelle est financée à moitié. L'employeur paie au moins la moitié du socle de branche, avec l'assureur de son choix.

  6. 06

    Le dimanche relève de la loi. La convention est muette : le magasin ouvert ce jour-là se fonde sur la dérogation qui l'autorise, et la contrepartie se fixe dans l'entreprise.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il quand un minimum de la grille est inférieur au SMIC ?

C'est le SMIC qui s'applique. Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel est de 1 867,02 € : les niveaux 1 à 4 (1 829,00 € à 1 867,00 €) sont en dessous, le niveau 4 de 2 centimes seulement. Le premier minimum au-dessus est celui du niveau 5 : 1 967,00 €.

Un vendeur débutant peut-il rester au niveau 1 ?

Pas au-delà de 6 mois d'ancienneté dans l'entreprise, sauf pour les employés de nettoyage. Le niveau 1 est un niveau de débutant : passé ce délai, il est classé au moins au niveau 2, selon l'emploi qu'il occupe réellement.

Le travail du dimanche est-il majoré par la convention ?

La convention ne contient aucune clause sur le travail du dimanche. La contrepartie vient de la loi, d'un accord d'entreprise ou de la décision de l'employeur, selon la dérogation qui permet d'ouvrir le magasin ce jour-là.

Un salarié à temps partiel touche-t-il la prime d'ancienneté ?

Oui, au prorata de son temps de travail. La prime est aussi réduite pour une absence dont le salaire n'est pas maintenu. Elle figure sur une ligne à part du bulletin de paie.

Le CQP de vendeur en magasin de jouets donne-t-il un niveau ?

Oui. Le certificat de qualification professionnelle « Vendeur en magasin spécialisé jeux et jouets » donne accès à la qualification de vendeur de niveau 3, dont le minimum est de 1 843,00 €, relevé au SMIC.

Sources

  1. Convention collective nationale des commerces de détail non alimentaires du 9 mai 2012 : texte de base, chapitres Ier, V, VI, VII, VIII, IX, XII et XIII, Légifrance, consulté le
  2. Avenant n° 15 du 6 février 2026 relatif à la revalorisation de la rémunération minimale (grille depuis le 1er juin 2026), Légifrance, consulté le
  3. Avenant n° 14 du 27 novembre 2024 relatif à la revalorisation de la rémunération minimale, Légifrance, consulté le
  4. Chapitre XII, classifications, et annexe au chapitre XII (emplois repères), Légifrance, consulté le
  5. Chapitre XIII, article 2 (prime d'ancienneté), Légifrance, consulté le
  6. Chapitre IX, titre Ier, article 9 (heures supplémentaires), Légifrance, consulté le
  7. Chapitre V, article 3 (période d'essai), Légifrance, consulté le
  8. Chapitre VI, articles 1er et 4 (préavis et indemnité de licenciement), Légifrance, consulté le
  9. Chapitre VII, article 1er (maladie et accident), Légifrance, consulté le
  10. Chapitre VIII, articles 1er et 9 (congés payés et jours fériés), Légifrance, consulté le
  11. Accord du 28 mars 2019 relatif à la mise en place d'un régime de prévoyance complémentaire, article 4 (cotisation), Légifrance, consulté le
  12. Avenant n° 1 du 3 octobre 2023 à l'accord du 28 mars 2019, annexe 1 (tableau des garanties applicable au 1er janvier 2024), Légifrance, consulté le
  13. Avenant n° 7 du 9 juillet 2020 à l'accord du 22 juin 2015 (frais de santé, choix de l'assureur et financement), Légifrance, consulté le
  14. Avenant n° 11 du 6 décembre 2023 à l'accord du 22 juin 2015 (frais de santé, régime optionnel), Légifrance, consulté le
  15. Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
  16. Code du travail, article L3121-36 (majorations de 25 % et 50 % des heures supplémentaires à défaut d'accord), consulté le
  17. Code du travail, article R1234-2 (indemnité légale de licenciement), consulté le
  18. URSSAF, « Plafonds de la Sécurité sociale » (page mise à jour le 1er janvier 2026), consulté le
  19. Code du travail numérique, convention collective nationale des commerces de détail non alimentaires (IDCC 1517), consulté le
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