Convention collective · Social et paie
Convention collective bricolage : grille 2026, dimanche payé double et temps partiel
La convention collective bricolage (IDCC 1606) s'applique aux magasins de bricolage en libre-service de 400 m² au moins qui tiennent six rayons, de l'outillage à la décoration. Elle classe les emplois en cinq niveaux, paie double le dimanche et impose une prévoyance aux non-cadres. Depuis le 1er juin 2026, les quatre premiers minima d'employés sont inférieurs au SMIC : vous payez au moins 1 867,02 € brut par mois.
Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant du 31 mars 2025
- IDCC
- 1606
- Texte de base
- Signé le 30 septembre 1991, étendu
- Champ
- Magasins de 400 m² au moins et six rayons
- Grille
- Avenant du 31 mars 2025, appliqué depuis le 1er mai 2025
La convention collective bricolage (IDCC 1606) en bref
La convention est étendue : ses règles s'imposent à tous les employeurs et à tous les salariés de son champ, qu'ils adhèrent ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Signée le 30 septembre 1991, elle a été complétée par un accord sur la réduction du temps de travail (2000), un accord sur le travail du dimanche (2014), un accord sur le temps partiel (2014), un régime de prévoyance (2018) et un avenant de salaires presque chaque année. Le texte de 1991 n'a pas été réécrit : plusieurs de ses articles, comme la durée de 39 heures, ont été remplacés par la loi et par les accords.
| Titre officiel | Convention collective nationale du bricolage |
|---|---|
| Numéro IDCC | 1606 |
| Extension | Étendue par arrêtés successifs, dont ceux du 15 juillet 2019 (Journal officiel du 23 juillet 2019) et du 24 septembre 2024 (Journal officiel du 8 octobre 2024) |
| Texte intégral | Légifrance, base KALI |
| Fiches du ministère du Travail | Code du travail numérique |
Sources : Légifrance, base KALI, texte de base et son titre officiel. Consultés le 15 octobre 2026.
Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.
Les magasins de 400 m² et six rayons : qui l'applique
L'article 1er vise les entreprises d'une surface minimale de 400 mètres carrés, dont l'activité se caractérise par la vente au détail en libre-service assisté d'articles de bricolage (ancien code APE 52.4/P), et qui possèdent dans leurs points de vente, au minimum et obligatoirement, six rayons : bois et découpe, outillage, quincaillerie, électricité, peinture et décoration. Elle s'applique aussi au personnel administratif des sièges directement concernés par cette activité et à celui des entrepôts, sur tout le territoire, outre-mer compris depuis le 1er janvier 2011. Les parties acceptent qu'elle s'applique, par extension, à d'autres entreprises qui ont les mêmes caractéristiques de surface et de rayons.
Le seuil laisse de côté la plupart des commerces de quartier. Une quincaillerie de 250 m² ou un magasin sans les six rayons relève d'une autre convention, selon son activité principale : pour la droguerie, l'équipement du foyer et la décoration, c'est la convention des commerces de détail non alimentaires ; pour une activité de gros, celle des commerces de gros. Notre page expert-comptable pour un commerce donne la convention de chaque famille de commerce de détail.
L'accord d'entreprise peut adapter la convention, sans descendre sous son statut global minimal : si l'accord d'entreprise est moins favorable sur un article, c'est la convention qui s'applique ; s'il est plus favorable, c'est l'accord.
Cinq niveaux et des degrés de B à N : la classification
La classification des employés repose sur la compétence, c'est-à-dire la mise en œuvre efficace des connaissances acquises, et sur la pratique professionnelle. Elle compte trois niveaux d'employés (degrés B à G), un niveau d'agents de maîtrise (degrés H à J) et un niveau de cadres (degrés K à N). Chaque degré porte un coefficient, de 120 à 600.
| Niveau et degré | Coefficient | Emploi repère |
|---|---|---|
| 1, degré B | 120 | Vendeur 1er échelon : moins d'un an de pratique, met en rayon, assiste parfois une caissière |
| 2, degré C | 140 | Vendeur 2e échelon : présente et met en œuvre les produits de son rayon |
| 2, degré E | 160 | Vendeur qualifié, vendeur à la découpe (bois, verre) : connaissance des produits et compétence de vente |
| 3, degré F | 190 | Vendeur technique, vendeur à la découpe qualifié (2 ans de pratique) |
| 3, degré G | 200 | Gestionnaire de rayon : ensemble des connaissances de vente, gestion du stock |
Source : classifications des employés, filière vente, consultée le 15 octobre 2026. Les filières caisse, réception et administration ont leurs propres emplois repères.
Au niveau 1, les emplois n'exigent aucune formation particulière et se limitent à des tâches d'exécution, le plus souvent répétitives. Au niveau 2, les tâches demandent de connaître et d'appliquer des procédures et de prendre des initiatives ; trois degrés distinguent l'apprentissage, la qualification, puis la maîtrise. Au niveau 3, les emplois sont spécialisés, avec une technicité acquise par une formation préalable ou dans l'entreprise, et le degré supérieur ajoute une responsabilité de gestion ou technique.
La grille des salaires minima de l'avenant du 31 mars 2025
La grille la plus récente que les textes lus donnent est celle de l'avenant du 31 mars 2025 relatif aux salaires minima conventionnels (article 3). Il s'applique depuis le 1er mai 2025 aux entreprises adhérentes de l'organisation patronale signataire (article 5) ; étendu par arrêté du 2 juin 2025, paru au Journal officiel du 12 juin 2025, il s'impose aux autres depuis le lendemain de cette publication. Il remplace l'accord du 13 février 2024, appliqué depuis le 1er mars 2024. Les montants valent pour 35 heures par semaine et se réduisent proportionnellement pour une durée inférieure et pour toute suspension du contrat sans salaire.
| Niveau et degré | Coefficient | Minimum mensuel de la grille | À payer depuis le 1er juin 2026 |
|---|---|---|---|
| Employés, niveaux 1 à 3 | |||
| Niveau 1, degré B | 120 | 1 810,00 | SMIC1 867,02 |
| Niveau 2, degré C | 140 | 1 825,00 | SMIC1 867,02 |
| Niveau 2, degré D | 150 | 1 837,00 | SMIC1 867,02 |
| Niveau 2, degré E | 160 | 1 855,00 | SMIC1 867,02 |
| Niveau 3, degré F | 190 | 1 885,00 | 1 885,00 |
| Niveau 3, degré G | 200 | 1 945,00 | 1 945,00 |
| Agents de maîtrise, niveau 4 | |||
| Niveau 4, degré H | 220 | 2 045,00 | 2 045,00 |
| Niveau 4, degré I | 250 | 2 111,00 | 2 111,00 |
| Niveau 4, degré J | 280 | 2 250,00 | 2 250,00 |
| Cadres, niveau 5 | |||
| Niveau 5, degré K | 320 | 2 818,00 | 2 818,00 |
| Niveau 5, degré L | 400 | 2 950,00 | 2 950,00 |
| Niveau 5, degré M | 500 | 3 305,00 | 3 305,00 |
| Niveau 5, degré N | 600 | 3 560,00 | 3 560,00 |
Sources : avenant du 31 mars 2025 relatif aux salaires minima conventionnels, article 3, étendu par arrêté du 2 juin 2025 (Journal officiel du 12 juin 2025), appliqué depuis le 1er mai 2025 (ensemble du territoire national, départements d'outre-mer compris) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.
La grille change souvent : la rubrique « Textes Salaires » de Légifrance compte un texte de salaires chaque année de 2021 à 2025, deux en 2022. Au relevé du 15 octobre 2026, aucun texte plus récent que l'avenant du 31 mars 2025 n'y figure : c'est la dernière grille publiée. Avant un recrutement, le dernier texte paru sur Légifrance fait foi.
Les cadres du niveau 5 ont un minimum mensuel par degré (de 2 818 € à 3 560 €). Les accords précédents le calculaient à partir d'un salaire annuel et d'une garantie mensuelle de 8,25 % ; l'avenant de 2025 donne directement les montants mensuels.
Un bulletin de vendeur technique, avec un dimanche
Voici le bulletin de novembre 2026 d'un vendeur technique d'un magasin de bricolage de 1 200 m², à 35 heures par semaine, au minimum de son degré.
Exemple chiffré
Vendeur technique, niveau 3 degré F (coefficient 190), convention collective du bricolage (IDCC 1606) : le contrat précise la convention applicable, le statut et la classification (article 6.1). Son minimum est de 1 885,00 €, supérieur au SMIC.
| Salaire de base minimum du niveau 3 degré F, dimanche compris | 1 885,00 € |
|---|---|
| Majoration du dimanche 4 heures × 12,43 €, ces heures étant déjà dans le salaire de base | 49,72 € |
| Salaire brut | 1 934,72 € |
Le taux horaire de base est de 12,43 € (1 885,00 € ÷ 151,67 heures). Le vendeur est volontaire pour un dimanche de 4 heures : la rémunération de ces heures est doublée, soit 99,44 € au lieu de 49,72 €.
Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie. Le simulateur du coût d'un salarié ajoute les cotisations légales.
Temps de travail, nuit, jours fériés et temps partiel
L'accord du 23 juin 2000 fixe la durée hebdomadaire à 35 heures de travail effectif. Les heures supplémentaires sont majorées de 25 % pour chacune des 8 premières et de 50 % ensuite, les taux de la loi. L'accord laissait au salarié le choix entre ce paiement et un repos majoré (article 1.4.1), et l'article 6.4.2 de la convention fixait un contingent de 220 heures par an et par salarié, avec l'accord du salarié à partir de la 131e heure. Le texte de ces deux clauses indique qu'elles sont en vigueur jusqu'au 31 décembre 2022, et la base ne contient pas de texte qui les remplace. Sans clause de branche en vigueur ni accord d'entreprise, ce sont les règles de la loi qui jouent : les majorations ci-dessus et un contingent de 220 heures par an et par salarié (Code du travail, articles L3121-36 et L3121-39). Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants. L'accord prévoit aussi une modulation annuelle de l'horaire : 35 heures en moyenne, 1 600 heures au plus par an, avec des semaines de 28 à 39 heures.
La nuit reste une exception. Un salarié de jour appelé à travailler entre 22 heures et 6 heures reçoit une majoration de 100 %, heures supplémentaires comprises. Les salariés embauchés pour des tâches de nuit, de façon permanente ou occasionnelle (inventaires, travaux), reçoivent une majoration de 25 %.
Pour les jours fériés, le 1er mai est chômé et payé, et l'employeur accorde au moins 4 autres jours fériés payés et chômés. Les autres jours fériés travaillés sont payés en plus de la mensualisation (article 6.5). Le repos hebdomadaire est de deux jours, dont une journée entière (article 6.4.1).
Le temps partiel est régi par l'accord du 17 décembre 2014. Sa durée minimale est de 24 heures par semaine, avec les dérogations légales, regroupées sur des journées ou demi-journées régulières ou complètes. Une journée ne comporte qu'une coupure, de 30 minutes à 2 heures (3 heures si le magasin ferme à midi). Elle dure 6 heures au moins avec deux séquences, de 2 heures chacune au moins, ou comporte une seule séquence de 3 heures au moins (2 heures si le magasin ferme à midi). L'employeur modifie la répartition en prévenant 14 jours à l'avance.
Un avenant « complément d'heures » augmente temporairement le contrat : sept par an et par salarié au plus, 14 semaines cumulées, majorés de 12 % jusqu'à 24 heures, de 15 % au-delà, et de 25 % au-delà de la durée de l'avenant.
Le dimanche : volontariat, double paye et crédit de repos
Le décret du 30 décembre 2013 a ouvert, à titre temporaire, une dérogation de droit au repos dominical pour les commerces de détail de bricolage. L'accord du 23 janvier 2014 encadre ce travail dans tous les établissements ouverts le dimanche, quel qu'en soit le motif. Il repose sur le volontariat : le salarié l'exprime par écrit et peut revenir sur sa décision avec un mois de préavis. Il peut aussi se déclarer indisponible un dimanche, en prévenant un mois à l'avance, sauf événement familial soudain.
| Sujet | Règle |
|---|---|
| Rémunération | Au moins le double de la rémunération normale des heures travaillées le dimanche, payée dans le mois ou au plus tard le mois suivant |
| Dimanches non travaillés | Au moins 12 par année civile entière, congés payés compris, pour le salarié volontaire |
| Repos de compensation | Le repos du dimanche est décalé sur un autre jour ouvrable de la même semaine, 2 jours de repos hebdomadaire dont une journée entière |
| Crédit temps | 0,5 jour de repos de 1 à 15 dimanches travaillés dans l'année, 1 jour de 16 à 25, 1,5 jour au-delà de 25 |
| Jour férié | Ces contreparties ne se cumulent pas avec celles du jour férié |
Source : articles 3 à 5, consultés le 15 octobre 2026.
L'accord s'impose sauf dispositions plus favorables dans l'entreprise, et les institutions représentatives du personnel sont consultées avant une ouverture le dimanche. Les salariés recrutés pour la fin de semaine seulement sont exclus de la règle du volontariat, puisque leur contrat le prévoit.
Congés, absences et arrêt maladie
Le salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail, l'année de référence allant du 1er juin au 31 mai. Pendant la période du 1er mai au 31 octobre, il prend au moins 12 jours ouvrables continus, sans dépasser 24 jours en une fois. L'ordre des départs est affiché avant le 31 mars, et les dates ne se modifient pas dans le mois qui précède le départ, sauf cas grave.
L'indemnité est la plus favorable des deux formules : un dixième de la rémunération de la période de référence, ou le salaire qui aurait été perçu en travaillant (article 6.6.4). Les congés pour événements familiaux comptent 4 à 6 jours ouvrables pour un mariage du salarié selon l'ancienneté, 6 jours pour le décès du conjoint ou d'un enfant, 5 pour une naissance, plus un jour ouvrable pour un déménagement lié à une mobilité interne (avenant du 13 février 2024).
Le complément de salaire de la convention en cas de maladie suppose 2 ans d'ancienneté (article 7.1.2). Entre un et deux ans, seul le maintien de salaire de la loi joue : l'article 7.1.2 renvoie lui-même à l'accord interprofessionnel du 10 décembre 1977 et à la loi sur la mensualisation.
| Ancienneté | Indemnisation |
|---|---|
| Moins de 2 ans | Rien dans la convention ; le maintien de salaire légal s'applique dès un an |
| De 2 à 6 ans inclus | 30 jours à 90 % puis 30 jours à 70 % |
| Plus de 6 à 11 ans inclus | 40 jours à 90 % puis 30 jours à 70 % |
| Plus de 11 à 15 ans inclus | 60 jours à 90 % puis 30 jours à 70 % |
| Plus de 15 ans | 90 jours à 90 % puis 30 jours à 70 % |
Source : article 7.1.2, consulté le 15 octobre 2026. Le complément court à partir du 4e jour pour un premier arrêt, du 6e jour pour un deuxième, du 8e jour pour un troisième ; pour un accident du travail sur le lieu de travail, il est versé sans carence ni condition d'ancienneté (article 7.2).
Prévoyance, sans mutuelle de branche
L'accord du 11 décembre 2018, révisé par un avenant du 18 décembre 2024 en vigueur depuis le 1er janvier 2025, impose un régime minimum de prévoyance aux salariés non cadres, c'est-à-dire ceux qui ne relèvent pas des articles 2.1 et 2.2 de l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017. Il couvre le décès toutes causes, la rente éducation, les frais d'obsèques, l'incapacité de travail et l'invalidité. Sauf disposition différente dans l'entreprise, la cotisation est à la charge de l'employeur pour moitié et du salarié pour moitié, retenue chaque mois sur le salaire.
Une entreprise sans régime l'applique ; celle dont un contrat est moins favorable sur une garantie le met en conformité dans les 4 mois de la date d'effet.
Pour les cadres, chaque entreprise souscrit un régime dont la cotisation minimale est de 1,70 % de la tranche A et 0,32 % de la tranche B : 1,60 % à la charge de l'employeur et 0,10 % à celle du salarié sur la tranche A, 0,16 % de chacun sur la tranche B. Les textes lus ne créent pas de régime de frais de santé de branche : la complémentaire santé collective obligatoire se met en place dans l'entreprise, comme la loi l'impose à tout employeur (Code de la sécurité sociale, article L911-7).
Essai, préavis, indemnité de licenciement
| Durée | Employés | Agents de maîtrise | Cadres |
|---|---|---|---|
| Période d'essai | 1 mois de travail effectif | 2 mois | 3 mois |
| Renouvellement | Une fois, pour une durée au plus égale, par écrit | Une fois, pour une durée au plus égale, par écrit | Une fois, pour une durée au plus égale, par écrit |
| Préavis de démission | 1 mois | 2 mois | 3 mois |
| Préavis de licenciement | 15 jours de 1 à 6 mois d'ancienneté, 1 mois de 6 mois à 2 ans, 2 mois à partir de 2 ans | 1 mois de 2 à 6 mois, 2 mois au-delà | 1 mois de 3 à 6 mois, 3 mois au-delà |
Source : article 6.2, article 9 et annexes « Agents de maîtrise » et « Cadres », consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde.
Durant l'essai, les parties se séparent sans préavis ni dommages et intérêts ; en cas de rupture pendant le renouvellement, un délai de prévenance d'une semaine s'applique aux employés. Le salarié peut refuser de renouveler. Pendant le préavis d'un licenciement, un salarié à temps complet s'absente chaque semaine pendant deux demi-journées ou une journée pour chercher un emploi, sans perte de salaire. L'employeur qui dispense le salarié de préavis le notifie par écrit : le salarié choisit alors entre quitter les effectifs et toucher immédiatement le préavis non effectué, ou rester à l'effectif jusqu'à la fin du délai-congé.
L'indemnité de licenciement est due après un an d'ancienneté : 2 % du total des salaires des 12 mois précédents, par année de présence (article 9.2.4). Pour un cadre de 50 ans et plus, elle est majorée de 50 %. La loi donne un quart de mois par année dès 8 mois d'ancienneté. Comme l'indemnité légale est un minimum, l'employeur verse la plus élevée des deux.
Exemple chiffré
Un magasin licencie une vendeuse après 8 ans d'ancienneté. Ses salaires des 12 derniers mois totalisent 24 000,00 €, soit 2 000,00 € par mois.
| Convention, article 9.2.4 8 ans × 2 % × 24 000,00 € | 3 840,00 € |
|---|---|
| Indemnité légale 8 ans × un quart de mois × 2 000,00 € | 4 000,00 € |
| Indemnité due la plus élevée des deux | 4 000,00 € |
La loi donne 160,00 € de plus que la convention. Les deux indemnités ne se cumulent pas.
Le calcul de l'indemnité de licenciement donne le montant légal. Un salarié qui part en retraite touche une indemnité de fin de carrière d'un pour cent du total des salaires des 12 mois précédents, par année de présence (article 9.3.4), majorée de 50 % pour les cadres.
Points de vigilance pour un magasin de bricolage
- 01
Vérifiez le champ avant tout. La convention ne vise que les magasins de 400 m² au moins qui tiennent les six rayons : bois et découpe, outillage, quincaillerie, électricité, peinture, décoration.
- 02
Quatre minima d'employés sont sous le SMIC. Un employé du niveau 1 ou du niveau 2 à temps plein est payé au moins 1 867,02 € par mois depuis le 1er juin 2026. Le contrôle se refait après chaque hausse du SMIC et chaque nouvel avenant de salaires.
- 03
Le dimanche exige un volontaire. Le salarié est payé double, a au moins 12 dimanches de repos et un crédit de repos, et peut se rétracter avec un mois de préavis.
- 04
Le complément maladie démarre à 2 ans d'ancienneté. Avant, la convention ne prévoit rien de plus que la loi.
- 05
La loi bat la convention pour le licenciement. Le quart de mois légal dépasse les 2 % du total des salaires.
- 06
La prévoyance des non-cadres est obligatoire. Elle se partage à parts égales, sauf accord plus favorable dans l'entreprise.
Questions fréquentes
Mon magasin de quincaillerie de 250 m² relève-t-il de cette convention ?
Non. Le champ vise les entreprises d'au moins 400 m² dont l'activité est la vente au détail en libre-service assisté d'articles de bricolage et qui tiennent obligatoirement six rayons : bois et découpe, outillage, quincaillerie, électricité, peinture et décoration. Un magasin plus petit ou sans ces six rayons relève d'une autre convention, selon son activité principale.
Combien de jours fériés sont chômés et payés ?
Le 1er mai, obligatoirement chômé et payé, et au moins 4 autres jours fériés payés et chômés. Les autres jours fériés légaux travaillés donnent lieu au paiement des heures en plus de la mensualisation. Le travail d'un dimanche ne se cumule pas avec les contreparties d'un jour férié.
Un vendeur peut-il refuser de travailler le dimanche ?
Oui. Le travail du dimanche repose sur le volontariat, exprimé par écrit, et un refus ne peut fonder ni un refus d'embauche ou de promotion ni une sanction. Le salarié peut revenir sur sa décision avec un mois de préavis.
Combien de dimanches non travaillés sont garantis ?
Au moins 12 par année civile entière, congés payés compris, pour chaque salarié volontaire. La garantie est calculée au prorata en cas d'embauche ou de départ en cours d'année.
La convention fixe-t-elle une mutuelle de branche ?
Non, d'après les textes lus : elle impose une prévoyance minimale aux non-cadres, mais pas de régime de frais de santé. La complémentaire santé obligatoire se met en place dans l'entreprise.
Sources
- Convention collective nationale du bricolage (vente au détail en libre-service) du 30 septembre 1991 : texte de base, Légifrance, consulté le
- Avenant du 31 mars 2025 relatif aux salaires minima conventionnels, article 3 (grille), Légifrance, consulté le
- Article 1er, objet et champ d'application, Légifrance, consulté le
- Classifications des employés, Légifrance, consulté le
- Article 6, emploi et exécution du contrat de travail (essai, durée du travail, jours fériés, congés), Légifrance, consulté le
- Article 7.1, maladie et complément de salaire, Légifrance, consulté le
- Article 9, rupture du contrat de travail (démission, délai-congé, indemnités), Légifrance, consulté le
- Accord du 23 juin 2000 relatif à l'application de la réduction et de l'aménagement du temps de travail, Légifrance, consulté le
- Accord du 23 janvier 2014 relatif au travail du dimanche, articles 3 à 5, Légifrance, consulté le
- Accord du 17 décembre 2014 relatif au temps partiel, articles 2 à 5, Légifrance, consulté le
- Accord du 11 décembre 2018 relatif à la prévoyance, articles 4 et 5, Légifrance, consulté le
- Annexes « Agents de maîtrise » et « Cadres » (essai, préavis, indemnités), Légifrance, consulté le
- Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
- Code du travail, article R1234-2 (indemnité légale de licenciement), consulté le
- Code du travail, article L3121-36 (majorations des heures supplémentaires à défaut d'accord), consulté le
- Code du travail, article L3121-39 (contingent annuel fixé par décret à défaut d'accord), consulté le
- Code du travail numérique, convention collective nationale du bricolage (vente au détail en libre-service) (IDCC 1606), consulté le