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Convention collective · Social et paie

Convention collective automobile : grille des salaires, horaires et préavis en 2026

La convention collective automobile (IDCC 1090) est celle des services de l'automobile : garages, concessions, réparation de cycles et de motos, contrôle technique, auto-écoles. Elle classe chaque salarié par échelon, fixe un minimum mensuel garanti, majore les heures supplémentaires de 25 % puis de 50 % et impose une prévoyance et une santé de branche. Depuis le 1er juin 2026, le minimum de l'échelon 1 est inférieur au SMIC : ce salarié est payé au moins 1 867,02 € brut par mois.

Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le Grille de l'avenant n° 110

IDCC
1090
Texte de base
Signé le 15 janvier 1981, étendu par arrêté du 30 octobre 1981
Grille
Avenant n° 110, appliqué depuis le 1er mai 2026
Heures supplémentaires
25 % pour les 8 premières, puis 50 %

La convention collective automobile en bref

La convention est étendue : ses règles s'imposent à toutes les entreprises de son champ, que l'employeur adhère ou non à une organisation patronale (Code du travail, article L2261-15). Le texte de base date de 1981 ; il est complété par des avenants, dont ceux qui fixent chaque année les salaires minima, et par des annexes sur la prévoyance, la santé et l'organisation du temps de travail.

Fiche d'identité de la convention
Titre officielConvention collective nationale des services de l'automobile (commerce et réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle, activités connexes, contrôle technique automobile, formation des conducteurs auto-écoles CNPA)
Numéro IDCC1090
ExtensionArrêté du 30 octobre 1981, JONC du 3 décembre 1981
Texte intégralLégifrance, base KALI
Fiches du ministère du TravailCode du travail numérique

Sources : Légifrance, texte de base et son arrêté d'extension (titre officiel de la convention, article 1.01 pour le champ) ; Code du travail numérique pour la page de la convention. Consultés le 15 octobre 2026.

Toutes nos fiches sont rangées sur la page des conventions collectives, avec une recherche par numéro IDCC ou par activité.

Les entreprises qui appliquent la convention

L'article 1.01 définit le champ par des codes APE. La convention vise les entreprises dont l'activité exclusive ou principale est l'une de celles-ci :

  • le commerce et la réparation de véhicules automobiles, légers ou lourds (45.11Z, 45.19Z, 45.20A, 45.20B), avec le rétrofit, la réparation des bornes de recharge et des batteries, et l'intermédiation pour la réparation ;
  • le commerce de détail d'équipements automobiles (45.32Z), le commerce et la réparation de motocycles (45.40Z), le commerce de détail de carburants (47.30Z) et l'exploitation de bornes de recharge ;
  • le commerce de bicyclettes (47.64Z) et leur réparation (95.29Z) ;
  • la location de voitures et de véhicules légers (77.11A, 77.11B) et la location de motocycles et d'autocaravanes (77.39Z) ;
  • les services auxiliaires : parcs de stationnement et remorquage (52.21Z), contrôle technique automobile (71.20A), nettoyage de véhicules (81.29B) ;
  • l'enseignement de la conduite (85.53Z) et les centres de formation des enseignants à la conduite (85.59B) ;
  • le démontage et le recyclage de véhicules (45.32Z et 46.77Z selon l'activité).

Trois exclusions sont citées : le commerce, la réparation et la location d'autocaravanes ; le commerce de gros de motocycles, de vélomoteurs et de cyclomoteurs (arrêté du 13 juillet 2011) ; les sièges et établissements administratifs des importateurs de marques étrangères pour la vente de véhicules. Le code APE de l'extrait Kbis n'est qu'un indice : la convention applicable est celle de l'activité principale (Code du travail, article L2261-2). Notre outil de recherche du code APE aide à le lire.

Le dépannage-remorquage, suivi ou non d'une réparation, fait partie de l'activité de réparation (45.20A et 45.20B) et des services auxiliaires (52.21Z). Les pièces vendues au détail relèvent du code 45.32Z ; la vente en gros de pièces détachées d'automobile figure, elle, dans le champ de la convention du commerce de gros. Nos pages expert-comptable pour un garage et expert-comptable pour une auto-école détaillent la TVA, le stock et l'atelier de ces métiers.

Trois catégories de personnel : la classification des emplois

Les salariés sont classés selon l'emploi qu'ils exercent, d'après le répertoire national des qualifications des services de l'automobile (RNQSA). L'employeur choisit la fiche de qualification qui correspond le mieux aux activités confiées, et reporte la dénomination d'emploi sur le contrat et sur les bulletins (article 3.02).

  • Les ouvriers et employés occupent douze échelons : les échelons 1 et 2 sont ceux des emplois sans qualification professionnelle, les échelons 3, 6, 9 et 12 sont les échelons de référence des qualifications de branche, les autres sont des échelons majorés, accessibles avec des extensions d'activité ou des critères valorisants (article 3.03).
  • La maîtrise compte les échelons 17 à 25, et les cadres cinq niveaux, de I à V, chacun en trois degrés A, B et C, sauf le niveau V (grille ci-dessous).
  • Les apprentis et les salariés en alternance ne sont pas classés : le bulletin porte le nom de leur contrat (article 3.02 b).

Les échelons majorés se gagnent par les « critères valorisants » : l'autocontrôle, l'habileté, la polyvalence et l'esprit qualité. Dans une entreprise de huit salariés au plus sans agent de maîtrise, un salarié peut tenir temporairement le rôle d'encadrement sans changer de statut ; au-delà de six jours ouvrés consécutifs, il touche une prime de suppléance égale à l'écart entre le minimum de l'échelon 20 et celui de son échelon (article 3.02 c).

La grille des salaires minima de l'automobile en vigueur

La grille en vigueur est celle de l'avenant n° 110 du 22 janvier 2026, étendu par arrêté du 2 avril 2026 et publié au Journal officiel du 16 avril. Son article 7 la fait entrer en application le premier jour du mois suivant : elle s'applique donc depuis le 1er mai 2026. Les montants sont des minima mensuels garantis pour 35 heures par semaine ; le salaire de base de chaque salarié à temps plein doit les atteindre (article 1.16).

Salaires minima mensuels garantis des services de l'automobile pour 35 heures (avenant n° 110), en euros
Échelon ou niveauMinimum mensuel de la grilleÀ payer depuis le 1er juin 2026
Ouvriers et employés
Échelon 11 853,00SMIC1 867,02
Échelon 21 870,001 870,00
Échelon 3 (référence)1 888,001 888,00
Échelon 41 912,001 912,00
Échelon 51 929,001 929,00
Échelon 6 (référence)1 965,001 965,00
Échelon 71 999,001 999,00
Échelon 82 045,002 045,00
Échelon 9 (référence)2 106,002 106,00
Échelon 102 153,002 153,00
Échelon 112 205,002 205,00
Échelon 12 (référence)2 259,002 259,00
Maîtrise
Échelon 172 241,002 241,00
Échelon 182 249,002 249,00
Échelon 192 255,002 255,00
Échelon 202 259,002 259,00
Échelon 212 324,002 324,00
Échelon 222 400,002 400,00
Échelon 232 541,002 541,00
Échelon 242 685,002 685,00
Échelon 252 831,002 831,00
Cadres
Niveau I, degré A2 541,002 541,00
Niveau I, degré B2 685,002 685,00
Niveau I, degré C2 831,002 831,00
Niveau II, degré A2 978,002 978,00
Niveau II, degré B3 267,003 267,00
Niveau II, degré C3 560,003 560,00
Niveau III, degré A3 852,003 852,00
Niveau III, degré B4 144,004 144,00
Niveau III, degré C4 438,004 438,00
Niveau IV, degré A4 731,004 731,00
Niveau IV, degré B5 022,005 022,00
Niveau IV, degré C5 316,005 316,00
Niveau V5 904,005 904,00

Sources : avenant n° 110 du 22 janvier 2026 relatif aux salaires minima, article 1er, étendu par arrêté du 2 avril 2026 (Journal officiel du 16 avril 2026), appliqué depuis le 1er mai 2026 (France métropolitaine) ; arrêté du 22 mai 2026 pour le SMIC. Consultés le 15 octobre 2026.

Pour un salarié à temps partiel, le salaire de base est au moins égal à la valeur horaire du minimum garanti, multipliée par les heures du mois (article 1.16 a). Les forfaits relèvent de minima majorés : un forfait en heures sur l'année ajoute 10 % ou 20 % au minimum selon l'horaire moyen, un forfait en jours de 218 jours ajoute 25 %, un forfait sans référence horaire pour un cadre ajoute 20 % (article 1.09).

Pour un vendeur payé par un fixe et des primes sur ventes, le fixe d'un mois complet atteint au moins 50 % du minimum garanti de son classement. Quand le total d'un mois reste sous ce minimum, l'employeur fait la moyenne du mois et des cinq mois précédents et verse la différence s'il en reste une ; aucun mois complet ne descend sous le SMIC mensuel (article 6.04).

Le même avenant fixe la valeur du point de la prime de formation-qualification, 3,47 €, et l'indemnité de panier, 6,09 €.

35 heures, puis des heures majorées de 25 % à 50 %

Les heures accomplies à la demande de l'employeur au-delà de la durée légale sont des heures supplémentaires. Elles sont payées avec une majoration de 25 % pour les 8 premières de la semaine et de 50 % pour les suivantes (article 1.09 bis). L'entreprise dispose d'un contingent de 220 heures par an. Le paiement et la majoration peuvent être remplacés par un repos équivalent : accord d'entreprise avec les délégués syndicaux, non-opposition du comité social et économique à défaut, et dans tous les cas accord du salarié.

Un mécanicien d'échelon 6, payé au minimum de 1 965,00 €, travaille 39 heures par semaine. Son taux horaire est de 12,956 € (1 965,00 € ÷ 151,67 heures). Ses 4 heures supplémentaires par semaine représentent 17,33 heures par mois, payées 16,195 € de l'heure : 280,66 € de plus. Le calcul des heures supplémentaires refait ces montants pour un autre taux.

Dimanche, jours fériés et nuit dans la convention de l'automobile
Situation Contrepartie Article
Dimanche travaillé sur autorisation du préfet, pour une durée limitée Majoration de 100 % du salaire horaire brut de base, et repos prévu par l'arrêté 1.10 b
Dimanche travaillé sur autorisation du maire Même majoration, et repos équivalent dans la quinzaine 1.10 b
Repos hebdomadaire suspendu pour des travaux urgents Majoration de 50 % par heure 1.10 b
Jour férié travaillé hors horaire habituel Majoration de 100 %, ou un jour de repos si le service le permet 1.10 c
1er mai travaillé, dans un établissement qui ne peut interrompre le travail En plus du salaire de la journée, une indemnité égale à ce salaire 1.10 c
Travailleur de nuit, entre 21 h et 6 h 10 % du minimum mensuel divisé par 151,66, par heure de nuit, repos compensateur et panier 1.10 d
Heure de nuit hors horaire contractuel Majoration de 50 % du salaire horaire brut de base, et panier 1.10 d

Source : article 1.10 de la convention, Légifrance, consulté le 15 octobre 2026. Les autres jours fériés sont chômés sans baisse de rémunération : 1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. Travaillés habituellement, ils n'ouvrent droit à aucune majoration.

Le panier est dû à tout salarié qui a travaillé au moins 2 heures entre 21 h et 6 h. Les majorations de dimanche, de férié et de nuit s'ajoutent à celles des heures supplémentaires.

Mutuelle et prévoyance : deux régimes de branche

La prévoyance

Les garanties d'incapacité, d'invalidité, de décès et de fin de carrière sont fixées par des règlements de prévoyance annexés à la convention (article 1.26). Un organisme assureur désigné par les partenaires sociaux les sert et recouvre les cotisations. L'employeur remet à chaque salarié la notice d'information et le texte des règlements. Pour 2026, l'accord du 23 octobre 2025, étendu par arrêté du 18 mars 2026, applique une décote de 12 % aux taux de l'annexe tarifaire du régime obligatoire.

La complémentaire santé

Toutes les entreprises adhèrent à un organisme d'assurance pour la couverture du régime professionnel complémentaire de santé (article 1.27). L'organisme de référence est IRP Auto Prévoyance Santé, qui applique une tarification nationale indépendante de l'état de santé des salariés de chaque entreprise. Pour les garanties minimales du régime, la cotisation est partagée à parts égales entre l'employeur et le salarié, sauf décision de l'entreprise de prendre davantage à sa charge (annexe du régime, point V.1). Une cotisation forfaitaire, payée par l'entreprise et le salarié, finance en plus le dispositif de solidarité et de prévention géré par IRP Auto Solidarité Prévention.

Les taux ne figurent pas dans le corps de la convention. Ceux de la prévoyance sont à l'annexe tarifaire du régime obligatoire, à laquelle s'applique la décote de 12 % de 2026. Ceux de la santé dépendent du contrat souscrit par l'entreprise, qui doit garantir au moins les prestations du tableau du régime (annexe RPCS, points I et III.1). Le taux à reporter sur le bulletin est donc celui que l'organisme assureur de l'entreprise appelle. Des garanties supplémentaires restent facultatives ; l'employeur peut y rattacher les agents de maîtrise des échelons 17 à 25 (article 1.27 bis).

Essai, préavis, arrêt maladie et indemnité de licenciement

Période d'essai en CDI et préavis, selon la catégorie
Durée Ouvriers et employés, échelons 1 et 2 Ouvriers et employés, échelons 3 à 12 Maîtrise, échelons 17 à 19 Maîtrise, échelons 20 à 25, et cadres
Période d'essai initiale 2 mois 2 mois 3 mois 3 mois (maîtrise), 4 mois (cadres)
Renouvellement de l'essai Une fois, pour la durée initiale au plus Une fois, pour la durée initiale au plus Une fois, pour la durée initiale au plus Une fois, pour la durée initiale au plus
Démission 2 semaines 1 mois 2 mois 3 mois
Licenciement, moins de 6 mois d'ancienneté 2 semaines 1 mois 2 mois 3 mois
Licenciement, de 6 mois à 2 ans 1 mois 1 mois 2 mois 3 mois
Licenciement, 2 ans et plus 2 mois 2 mois 2 mois 3 mois

Sources : articles 2.03, 4.03 (essai), 2.12 et 4.10 (préavis) de la convention, Légifrance, consultés le 15 octobre 2026. Pas de préavis en cas de faute grave ou lourde, ni de force majeure.

Pour mettre fin à l'essai, l'employeur prévient le salarié 24 heures à l'avance en deçà de 8 jours de présence, 48 heures entre 8 jours et un mois, 2 semaines après un mois et un mois après trois mois. Le salarié qui rompt respecte un délai de 48 heures, ramené à 24 heures sous 8 jours. Le renouvellement exige l'accord des parties à la signature du contrat, et le délai de prévenance ne prolonge pas l'essai (articles 2.03 et 4.03).

Un ouvrier, un employé ou un agent de maîtrise ayant un an d'ancienneté voit sa rémunération nette maintenue par l'employeur, sous déduction des indemnités journalières, dans la limite de 45 jours calendaires d'indisponibilité par année civile ; pour un cadre, la limite est de 90 jours (articles 2.10 et 4.08). Au-delà, les indemnités du régime de prévoyance prennent le relais, sans condition d'ancienneté.

L'indemnité de licenciement est due à partir de 8 mois d'ancienneté, sauf faute grave ou lourde. Elle vaut 1/4 de mois de salaire par année jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année à partir de 11 ans (articles 2.13 et 4.11) : c'est le barème de l'indemnité légale, auquel l'arrêté d'extension renvoie (Code du travail, article R1234-2). Pour un salarié d'échelon 6 payé au minimum de 1 965,00 €, qui a 12 ans d'ancienneté, le calcul donne 4 912,50 € pour les dix premières années et 1 310,00 € pour les deux suivantes : 6 222,50 €. Le calcul de l'indemnité de licenciement refait ce montant avec le salaire de référence exact.

Un bulletin de garage, ligne par ligne

Voici le bulletin d'octobre 2026 d'un mécanicien d'un garage indépendant qui emploie 6 salariés, en région parisienne. Il est classé à l'échelon 6, travaille 39 heures par semaine et est payé au minimum de son échelon.

Exemple chiffré

Mécanicien, échelon 6, convention collective des services de l'automobile (IDCC 1090) : la dénomination de l'emploi figure sur le contrat et sur le bulletin. Il fait 4 heures supplémentaires chaque semaine, soit 17,33 heures par mois majorées de 25 %.

Du salaire au brut, octobre 2026
Salaire de base, échelon 6, 35 heures1 965,00 €
Heures supplémentaires majorées de 25 % 17,33 h × 16,195 €280,66 €
Salaire brut2 245,66 €

Sur ce brut, la convention ajoute les cotisations de prévoyance et de santé de branche, selon les règlements de l'organisme assureur. Les autres retenues dépendent de l'entreprise et de la loi.

Nous établissons ces bulletins chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie, avec la dénomination d'emploi et les majorations de la convention.

Points de vigilance pour un employeur de l'automobile

  1. 01

    Un échelon est sous le SMIC. Un salarié classé à l'échelon 1 est payé au moins 1 867,02 € depuis le 1er juin 2026. L'échelon 2 le dépasse de 2,98 € seulement : le contrôle se refait à chaque hausse du SMIC.

  2. 02

    La dénomination d'emploi vient du répertoire de branche. Elle figure sur le contrat et sur les bulletins. Une appellation d'usage peut la préciser, jamais la remplacer.

  3. 03

    La prime d'intégration vaut 50 % du salaire de base. Elle est due à l'apprenti ou au salarié en contrat de professionnalisation embauché en CDI avec une certification de série 2 ou plus : à la fin du douzième mois du CDI, soit 944,00 € pour un salaire de base de 1 888,00 €, le minimum de l'échelon 3.

  4. 04

    Le dimanche et les jours fériés ont un prix. Un dimanche autorisé par le préfet ou le maire est majoré de 100 %. Un jour férié travaillé hors horaire habituel l'est de 100 %, ou donne un jour de repos.

  5. 05

    L'astreinte se compense. Pour le dépannage, la clause d'astreinte figure au contrat, la programmation est communiquée 15 jours à l'avance et chaque période est indemnisée, qu'il y ait intervention ou non (article 1.10 e).

  6. 06

    Les forfaits ont leur propre minimum. Le forfait en jours de 218 jours majore le minimum de 25 %, le forfait sans référence horaire de 20 %.

Questions fréquentes

Quel est le salaire minimum d'un mécanicien dans l'automobile en 2026 ?

Il dépend de son échelon. Un mécanicien qualifié, à l'échelon de référence 6, a un minimum de 1 965,00 € par mois pour 35 heures. À l'échelon 1, le minimum conventionnel est de 1 853,00 €, mais le SMIC s'applique : 1 867,02 € brut depuis le 1er juin 2026.

Les heures supplémentaires sont-elles majorées dans un garage ?

Oui, de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires de la semaine et de 50 % pour les suivantes. Le paiement peut être converti en repos de remplacement équivalent, avec l'accord du salarié et selon les règles de l'entreprise. Le contingent est de 220 heures par an.

Combien est payé le dimanche travaillé dans l'automobile ?

Quand le travail dominical repose sur une autorisation préfectorale limitée dans le temps, chaque heure est majorée de 100 % du salaire horaire brut de base, en plus du repos fixé par l'arrêté. Les vendeurs de véhicules ne peuvent pas être mobilisés plus de cinq dimanches par année civile.

Quelle est la période d'essai d'un salarié d'un garage ?

Elle est de 2 mois au plus pour un ouvrier ou un employé, de 3 mois pour un agent de maîtrise et de 4 mois pour un cadre. Elle se renouvelle une fois, pour une durée au plus égale à la durée initiale, si les parties en conviennent à la signature du contrat.

Une auto-école applique-t-elle la convention de l'automobile ?

Oui. Les établissements d'enseignement de la conduite relèvent de la convention depuis le 1er janvier 1993 (annexe II, avenant n° 20 bis). Le champ de l'article 1.01 cite aujourd'hui l'enseignement de la conduite et les centres de formation des enseignants à la conduite.

Sources

  1. Convention collective nationale du commerce et de la réparation de l'automobile, du cycle et du motocycle et des activités connexes, ainsi que du contrôle technique automobile du 15 janvier 1981, étendue par arrêté du 30 octobre 1981, articles 1.01 à 1.27, 2.03 à 2.13, 3.02 et 3.03, 4.03 à 4.11, Légifrance, consulté le
  2. Convention des services de l'automobile, article 1.01, champ d'application (codes APE), Légifrance, consulté le
  3. Avenant n° 110 du 22 janvier 2026 relatif aux salaires minima, étendu par arrêté du 2 avril 2026 (Journal officiel du 16 avril 2026), articles 1er à 3 et 7, Légifrance, consulté le
  4. Arrêté du 2 avril 2026 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale des services de l'automobile (salaires minima), Journal officiel du 16 avril 2026, consulté le
  5. Convention des services de l'automobile, article 1.09 bis, heures supplémentaires, Légifrance, consulté le
  6. Convention des services de l'automobile, article 1.10, repos, jours fériés et travail de nuit, Légifrance, consulté le
  7. Convention des services de l'automobile, article 2.12, préavis des ouvriers et employés, Légifrance, consulté le
  8. Convention des services de l'automobile, article 2.13, indemnités de licenciement, Légifrance, consulté le
  9. Convention des services de l'automobile, article 4.10, préavis de la maîtrise et des cadres, Légifrance, consulté le
  10. Convention des services de l'automobile, article 6.04, rémunération du personnel de vente, Légifrance, consulté le
  11. Annexe « Régime professionnel complémentaire de santé », point V, financement, Légifrance, consulté le
  12. Accord du 23 octobre 2025 relatif au tarif des cotisations de prévoyance obligatoire, étendu par arrêté du 18 mars 2026, article 1er, Légifrance, consulté le
  13. Annexe II, établissements de formation des conducteurs, avenant n° 20 bis du 23 novembre 1993, article 1er, Légifrance, consulté le
  14. Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, Journal officiel n° 0121 du 24 mai 2026, consulté le
  15. Code du travail, articles L2261-2 et L2261-15 (convention applicable, effet de l'extension), consulté le
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Mikhael Amsellem, associé du cabinet

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