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Simulateur · RH et social

Calcul du solde de tout compte : ce que l’employeur doit verser

Choisissez le motif du départ, puis indiquez le salaire, l’ancienneté et les congés non pris : le calcul du solde de tout compte donne chaque somme brute due au salarié et leur total. Sous l’outil, la règle de chaque ligne, un exemple de licenciement et ce que le reçu doit mentionner.

Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le

Solde de tout compte

Code du travail, articles L1234-20, L3141-24 et L1243-8

Motif du départ
Ancienneté à l'envoi de la lettre
Préavis

Montants en euros bruts. Le simulateur suppose un salaire fixe et stable, à temps plein (ce que le calcul suppose).

Solde de tout compte, total brut

8 494,67 €

Préavis légal de 2 mois, payé sans être effectué, et indemnité légale de licenciement.

Détail des sommes dues
Salaire du dernier moissaisi1 150,00 €
Indemnité de préavis2 mois4 600,00 €
Congés payés non pris9 jours828,00 €
Indemnité de licenciement40 mois, préavis compris1 916,67 €

Montants bruts, avant cotisations et impôt, arrondis au centime ligne par ligne. Règles en vigueur au (sources).

Votre convention collective peut prévoir plus

Calcul du solde de tout compte : les sommes selon le motif

Le reçu pour solde de tout compte fait l’inventaire des sommes versées au salarié quand son contrat prend fin. Ce qu’il contient dépend du motif du départ :

  • licenciement, hors faute grave : le salaire restant dû, les congés payés non pris, le préavis (payé même quand l’employeur dispense le salarié de l’effectuer) et l’indemnité légale de licenciement, dès 8 mois d’ancienneté ;
  • licenciement pour faute grave ou lourde : le salaire restant dû et les congés payés non pris, sans préavis ni indemnité de licenciement ;
  • rupture conventionnelle : le salaire, les congés payés et l’indemnité spécifique de rupture, au moins égale à l’indemnité légale de licenciement ; la convention fixe la date de départ, sans préavis ;
  • démission : le salaire et les congés payés, sans indemnité de départ ; le préavis est celui de la convention collective ;
  • fin de CDD : le salaire, l’indemnité de fin de contrat de 10 % de la rémunération brute du contrat, et les congés payés calculés sur ces deux sommes.

Le simulateur reprend ces règles : il n’affiche que les lignes dues pour le motif choisi, et leur total brut.

Les congés payés non pris

Le salarié qui part avant d’avoir pris tous ses congés reçoit une indemnité compensatrice pour les jours restants, quel que soit le motif. Elle se calcule de deux façons, et le salarié reçoit la plus favorable. La première prend le dixième de la rémunération brute perçue pendant la période de référence ; la seconde, le salaire qu’il aurait touché en travaillant pendant ces jours.

Pour un salaire fixe, le simulateur applique la règle du dixième. Un mois de travail donne 2,5 jours ouvrables de congé et un dixième du salaire du mois : chaque jour vaut donc le salaire mensuel divisé par 25.

Exemple chiffré

Une vendeuse payée 2 000 € brut par mois quitte la boutique avec 12 jours ouvrables de congés acquis et non pris.

Calcul de l'indemnité compensatrice de congés payés de la vendeuse
Valeur d'un jour de congé2 000 € ÷ 25 80,00 €
Indemnité pour 12 jours 960,00 €

Douze jours ouvrables font deux semaines de congé. Service-public.gouv.fr obtient le même montant par la règle du dixième pour deux semaines de congé d'un salarié payé 2 000 € par mois (fiche F33359).

Après une augmentation récente, la règle du maintien de salaire peut donner un peu plus : votre bulletin retient alors ce montant. Pour un CDD, l’indemnité vaut un dixième de la rémunération brute du contrat, indemnité de fin de contrat comprise. Si le salarié a pris des congés pendant le contrat, l’indemnité ne porte que sur les jours restants : le simulateur suppose qu’il n’en a pris aucun.

Le préavis payé sans être effectué

Le salarié licencié pour un autre motif qu’une faute grave a droit à un préavis, dont la durée dépend de son ancienneté de services continus :

  • moins de 6 mois : la durée prévue par la convention collective, le contrat ou les usages ;
  • de 6 mois à moins de 2 ans : 1 mois ;
  • 2 ans ou plus : 2 mois.

Quand l’employeur dispense le salarié de l’effectuer, il lui verse une indemnité compensatrice égale au salaire de ces mois. La dispense ne lui fait rien perdre, congés payés compris : les jours acquis pendant le préavis s’ajoutent aux congés non pris, et le simulateur vous demande de les compter. Le salarié qui effectue son préavis est payé normalement : rien ne s’ajoute au solde. La convention collective peut prévoir un préavis plus long.

L’indemnité de départ

L’indemnité légale de licenciement est due dès 8 mois d’ancienneté ininterrompue à la date d’envoi de la lettre ; son montant se calcule sur l’ancienneté à la fin du préavis, effectué ou non. Le simulateur ajoute donc la durée du préavis à l’ancienneté saisie. Il prend le salaire mensuel comme salaire de référence : le simulateur d’indemnité de licenciement compare les deux moyennes prévues par le Code du travail, quand le salaire a varié.

Pour une rupture conventionnelle, le simulateur calcule le minimum de l’indemnité spécifique, au prorata sous 8 mois. Pour une fin de CDD, l’indemnité de fin de contrat vaut 10 % de la rémunération brute totale. Elle n’est pas due, notamment, pour un contrat saisonnier, un contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires, un refus de CDI pour le même emploi ou une rupture anticipée voulue par le salarié.

Exemple chiffré

Une brasserie licencie pour insuffisance professionnelle un cuisinier payé 2 300 € brut par mois. À l'envoi de la lettre, il a 3 ans et 2 mois d'ancienneté : son préavis légal est de 2 mois, et l'employeur l'en dispense. Il lui reste 9 jours ouvrables de congés, dont 5 acquis pendant le préavis, et la moitié de son dernier mois de salaire, 1 150 €.

Calcul du solde de tout compte du cuisinier
Salaire du dernier moisSortie au milieu du mois, salaire au prorata 1 150,00 €
Indemnité compensatrice de préavis2 mois × 2 300 € 4 600,00 €
Indemnité compensatrice de congés payés9 jours × 2 300 € ÷ 25 828,00 €
Indemnité légale de licenciement2 300 € × 1/4 × 40/12 1 916,67 €
Solde de tout compte, total brut 8 494,67 €

L'indemnité de licenciement se calcule sur 40 mois d'ancienneté, préavis compris, même non effectué. Ce sont les montants préremplis dans l'outil ci-dessus ; les cotisations restent à déduire sur le bulletin.

Ce que le calcul suppose

Le simulateur donne le minimum légal pour un salarié à temps plein, payé un salaire fixe et stable. Il ne traite pas :

  • les primes, les heures supplémentaires, les commissions et les avantages en nature, qui modifient la base des congés payés et le salaire de référence ;
  • un salaire qui a varié pendant les derniers mois : la règle du maintien de salaire et la moyenne des trois derniers mois peuvent alors donner plus ;
  • les cotisations, le net à payer et l’impôt sur le revenu ;
  • l’indemnité de non-concurrence, l’intéressement, la participation et les primes prévues par la convention collective.

Le salaire du dernier mois est celui que vous saisissez, déjà calculé au prorata de la présence.

Ce que la convention collective peut ajouter

La convention collective, le contrat ou un usage peuvent prévoir un préavis plus long, une indemnité plus élevée ou des jours de congé en plus. Le salarié reçoit alors la règle la plus favorable. Le reçu doit inscrire chaque somme versée, ligne par ligne, car il ne libère l’employeur que pour celles qui y figurent.

Dans notre mission social et paie, nous établissons le dernier bulletin et ses indemnités, quel que soit le motif du départ. Nous préparons aussi le reçu pour solde de tout compte, le certificat de travail et l’attestation France Travail. Pour une séparation à l’amiable, le simulateur d’indemnité de rupture conventionnelle détaille le minimum et son coût pour l’employeur.

Questions fréquentes

Quand l’employeur remet-il le solde de tout compte ?

À la fin du contrat de travail, avec le dernier bulletin de paie. Le reçu fait l’inventaire des sommes versées à cette occasion ; l’employeur le tient à la disposition du salarié dans l’entreprise.

Le salarié est-il obligé de signer le reçu pour solde de tout compte ?

Non. S’il le signe, il peut le dénoncer par lettre recommandée avec avis de réception dans les 6 mois qui suivent la signature ; passé ce délai, le reçu libère l’employeur pour les sommes qui y figurent. Non signé, il n’a pas cet effet.

Les congés payés non pris sont-ils dus après une faute grave ?

Oui. L’indemnité compensatrice de congés payés est due quel que soit le motif de la rupture, licenciement pour faute grave ou lourde, démission et rupture de la période d’essai comprises.

Le préavis que l’employeur dispense d’effectuer est-il payé ?

Oui, sauf faute grave. Le salarié reçoit une indemnité compensatrice égale aux salaires et avantages qu’il aurait perçus en travaillant jusqu’à la fin du préavis, congés payés de cette période compris. Pour un licenciement après 2 ans d’ancienneté, le préavis légal est de 2 mois.

L’indemnité compensatrice de congés payés est-elle soumise aux cotisations ?

Oui. Elle est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme un salaire. L’indemnité de licenciement suit un autre régime, présenté avec son simulateur.

Sources

  1. Code du travail, article L1234-20, reçu pour solde de tout compte (version en vigueur depuis le 27 juin 2008), consulté le
  2. Code du travail, article L1234-1, préavis de licenciement selon l'ancienneté (version en vigueur depuis le 1er mai 2008), consulté le
  3. Code du travail, article L1234-5, indemnité compensatrice de préavis (version en vigueur depuis le 1er mai 2008), consulté le
  4. Code du travail, article L1234-9, droit à l'indemnité de licenciement après 8 mois d'ancienneté (version en vigueur depuis le 24 septembre 2017), consulté le
  5. Code du travail, article L1237-13, indemnité spécifique de rupture conventionnelle (version en vigueur depuis le 27 juin 2008), consulté le
  6. Code du travail, article L1243-8, indemnité de fin de contrat égale à 10 % de la rémunération totale brute (version en vigueur depuis le 1er mai 2008), consulté le
  7. Code du travail, article L1243-10, cas où l'indemnité de fin de contrat n'est pas due (version en vigueur depuis le 1er mai 2008), consulté le
  8. Code du travail, article L3141-3, deux jours et demi ouvrables de congé par mois de travail effectif (version en vigueur depuis le 10 août 2016), consulté le
  9. Code du travail, article L3141-24, indemnité de congé égale au dixième de la rémunération brute totale (version en vigueur depuis le 24 avril 2024), consulté le
  10. Code du travail, article L3141-28, indemnité compensatrice de congé à la rupture du contrat (version en vigueur depuis le 10 août 2016), consulté le
  11. Service-public.gouv.fr, « Reçu pour solde de tout compte » (page vérifiée le 30 janvier 2026), consulté le
  12. Service-public.gouv.fr, « Indemnité compensatrice de congés payés » (page vérifiée le 23 janvier 2026), consulté le
  13. Service-public.gouv.fr, « Comment est calculée l'indemnité de congés payés du salarié ? » (page vérifiée le 6 février 2026), consulté le
  14. Service-public.gouv.fr, « Indemnité de licenciement du salarié en CDI » (page vérifiée le 5 juin 2026), consulté le
Portrait de Nathanaël Bouskila

Nathanaël Bouskila, associé du cabinet

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Ces informations sont générales et datées ; votre situation se vérifie avec votre expert-comptable.

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