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Simulateur · Fiscalité

Calcul de l’IS : l’impôt sur les sociétés d’un exercice

Saisissez le bénéfice imposable, le chiffre d’affaires et la durée de l’exercice. Le calcul de l’IS applique le taux réduit des PME, puis le taux normal, et donne le taux effectif et les acomptes de l’année suivante. Taux et limites sont ceux des exercices ouverts en 2026.

Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le

Impôt sur les sociétés 2026

Taux du CGI, art. 219, exercices ouverts en 2026

Capital libéré, détenu à 75 % par des personnes physiques

Bénéfice fiscal de l'exercice, après les réintégrations et déductions de la liasse ; 0 pour un déficit. Une durée autre que 12 mois ajuste la limite du taux réduit et le chiffre d'affaires ramené à 12 mois.

Impôt sur les sociétés, exercice ouvert en 2026

19 500,00 €

15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà : taux effectif 20,53 %

Détail du calcul
42 500 € à 15 %6 375,00 €
52 500 € à 25 %13 125,00 €
Impôt de l'exercice19 500,00 €
Économie du taux réduit4 250,00 €
Acomptes de l'exercice suivant4 × 4 875,00 €

Acomptes trimestriels, chacun égal à 25 % de l'impôt ; aucun la première année d'activité. Taux relevés le (ce que le calcul suppose).

Le taux de l'IS 2026

Calcul de l’IS : deux taux, une limite

L’impôt sur les sociétés ne s’applique pas d’un seul taux à tout le bénéfice. Une PME qui remplit les conditions paie le taux réduit sur une première tranche de bénéfice, puis le taux normal au-delà ; les autres sociétés paient le taux normal dès le premier euro.

  1. 01

    Le bénéfice imposable. C'est le résultat fiscal de la liasse, après réintégration des charges non déductibles et déduction des produits exonérés, arrondi à l'euro.

  2. 02

    La limite du taux réduit. Elle vaut pour douze mois et s'ajuste à la durée réelle de l'exercice.

  3. 03

    Les deux tranches. Le taux réduit s'applique jusqu'à la limite, le taux normal au reste du bénéfice.

Exemple chiffré

Une SAS de conseil, détenue par ses deux fondateurs, réalise 480 000 € de chiffre d'affaires et dégage 95 000 € de bénéfice imposable sur un exercice de 12 mois. Elle a droit au taux réduit.

Calcul de l'impôt sur les sociétés de la SAS
Première tranche42 500 € × 15 % 6 375,00 €
Seconde tranche(95 000 € − 42 500 €) × 25 % 13 125,00 €
Impôt sur les sociétés 19 500,00 €

Taux effectif : 20,53 %. Sans le taux réduit, l'impôt serait de 23 750,00 €. L'année suivante, la société verse 4 acomptes de 4 875,00 €, puis le solde après la clôture. Ce sont les montants préremplis dans l'outil.

Les conditions du taux réduit

Le taux réduit est réservé aux sociétés dont le chiffre d’affaires hors taxes de l’exercice, ramené à douze mois, ne dépasse pas 10 000 000 €. Leur capital doit être entièrement libéré et détenu pour 75 % au moins par des personnes physiques. Une SARL familiale ou une SAS détenue par ses fondateurs y a le plus souvent droit ; une filiale détenue par une holding, en principe non.

Le taux réduit s’applique de lui-même quand les conditions sont remplies : il ne se demande pas. Si l’une manque, le simulateur l’indique et calcule tout au taux normal. Le détail des taux est sur notre page du taux de l’IS 2026.

Ce que coûte l’impôt selon le bénéfice

Le tableau reprend le chiffre d’affaires de l’exemple et fait varier le bénéfice. Le taux effectif monte avec le bénéfice : la première tranche pèse de moins en moins.

Impôt sur les sociétés selon le bénéfice, exercice de douze mois ouvert en 2026
BénéficeImpôt, PMETaux effectifSans taux réduit
20 000 €3 000,00 €15,00 %5 000,00 €
42 500 €6 375,00 €15,00 %10 625,00 €
60 000 €10 750,00 €17,92 %15 000,00 €
95 000 €19 500,00 €20,53 %23 750,00 €
200 000 €45 750,00 €22,88 %50 000,00 €

Calculs du simulateur avec les taux 2026 (sources) ; la colonne PME vaut pour une société qui remplit les conditions du taux réduit.

Exercice court ou long : la limite s’ajuste

Un premier exercice dure souvent plus de douze mois, et un changement de date de clôture donne un exercice plus court. La limite du taux réduit est alors multipliée par le nombre de mois de l’exercice, puis divisée par douze, et arrondie à l’euro. Le simulateur accepte une durée d’un à vingt-quatre mois, avec une décimale : un exercice du 1er janvier au 15 septembre compte 8,5 mois.

Exemple d'un premier exercice long

Une SARL créée en juillet clôt son premier exercice au 31 décembre de l'année suivante : 18 mois. Elle réalise 600 000 € de chiffre d'affaires et 70 000 € de bénéfice.

Impôt d'un premier exercice de dix-huit mois
Limite du taux réduit42 500 € × 18 ÷ 12 63 750 €
Au taux réduit63 750 € × 15 % 9 562,50 €
Au taux normal6 250 € × 25 % 1 562,50 €
Impôt du premier exercice 11 125,00 €

Le chiffre d'affaires ramené à 12 mois, 400 000,00 €, reste sous le seuil du taux réduit. Aucun acompte n'est dû pendant ce premier exercice. L'exercice suivant, les acomptes se calculent sur le bénéfice rapporté à 12 mois, 46 667 €, dont l'impôt est de 7 416,75 € : 4 acomptes de 1 854,19 €.

Les acomptes de l’exercice suivant

L’impôt de l’exercice sert aussi de base aux acomptes de l’exercice suivant : quatre versements trimestriels, chacun égal au quart de l’impôt, puis un solde qui ajuste le total après la clôture. Quand l’exercice n’a pas duré douze mois, les acomptes se calculent sur le bénéfice rapporté à douze mois ; le simulateur le fait. Les dates de l’année sont dans notre calendrier fiscal.

À la clôture, nous calculons l’impôt de l’exercice, son solde et les acomptes de l’exercice suivant, dans le cadre de notre mission de conseil fiscal.

Ce que le simulateur suppose

Le simulateur calcule l’impôt d’un exercice à partir du bénéfice imposable que vous saisissez. Il ne fait pas :

  • le passage du résultat comptable au résultat fiscal, ni le report des déficits antérieurs ;
  • les crédits d’impôt, comme le crédit d’impôt recherche, qui s’imputent ensuite sur l’impôt ;
  • la contribution sociale sur l’impôt sur les sociétés, qui ne concerne que les très grandes entreprises, ni les régimes particuliers (groupes, plus-values à long terme).

Pour l’impôt personnel du dirigeant sur sa rémunération, le simulateur d’impôt sur le revenu prend le relais ; pour un investissement, le calcul de l’amortissement donne la charge déductible de chaque exercice.

Questions fréquentes

Comment faire le calcul de l’IS ?

Pour une PME qui y a droit, appliquez 15 % aux 42 500 premiers euros de bénéfice, puis 25 % au reste. Une SAS qui gagne 95 000 € paie 6 375 € plus 13 125 €, soit 19 500 € d’impôt sur les sociétés.

Quelles sociétés ont droit au taux réduit ?

Celles dont le chiffre d’affaires de l’exercice, ramené à douze mois, ne dépasse pas 10 000 000 €, et dont le capital, entièrement libéré, est détenu pour 75 % au moins par des personnes physiques. Une filiale détenue par une autre société n’y a donc pas droit, en principe.

Comment calculer les acomptes d’IS ?

Chaque acompte vaut le quart de l’impôt du dernier exercice clos, et se paie chaque trimestre de l’exercice suivant. Pour 19 500 € d’impôt, les quatre acomptes sont de 4 875 €. Aucun acompte n’est dû si cet impôt ne dépasse pas 3 000 €, ni la première année.

Que se passe-t-il pour un premier exercice de dix-huit mois ?

La limite du taux réduit est ajustée à la durée de l’exercice : 42 500 € × 18 ÷ 12, soit 63 750 €. Le chiffre d’affaires est lui aussi ramené à douze mois pour vérifier le seuil, et les acomptes de l’exercice suivant se calculent sur le bénéfice rapporté à douze mois.

Une société en déficit paie-t-elle l’impôt sur les sociétés ?

Non : sans bénéfice, l’impôt est nul. Le déficit se reporte sur les bénéfices des exercices suivants, ce qui réduit leur impôt. Le simulateur ne gère pas ce report : saisissez le bénéfice après imputation des déficits.

Sources

  1. Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Impôt sur les sociétés (IS) » (fiche F23575, vérifiée le 17 février 2026), consulté le
  2. BOFiP, BOI-IS-LIQ-20-20-20230621, taux réduit des PME, modalités d'application (§ 30 et 50), consulté le
  3. Impots.gouv.fr, « Imposition des résultats » (acomptes de l'impôt sur les sociétés, page modifiée le 15 mars 2024), consulté le
  4. Légifrance, Code général des impôts, article 1657 (bases arrondies à l'euro le plus proche), consulté le
Portrait de Mikhael Amsellem

Mikhael Amsellem, associé du cabinet

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