Barème · Social et paie
Frais de repas 2026 : les limites d’exonération des indemnités de repas
Les frais de repas 2026 d’un salarié peuvent être remboursés au forfait sans cotisations sociales, dans trois limites fixées par l’URSSAF. La limite est de 21,40 € par repas pris au restaurant en déplacement, de 10,40 € quand le salarié en déplacement n’est pas obligé d’aller au restaurant, et de 7,50 € quand il doit manger sur son lieu de travail.
Par Nathanaël Bouskila, associé du cabinet Publié le
- Restaurant, en déplacement
- 21,40 € par repas
- Déplacement, hors restaurant
- 10,40 € par repas
- Sur le lieu de travail
- 7,50 € par repas
- En vigueur
- Depuis le 1er janvier 2026
Les limites des frais de repas 2026
| Situation du salarié | 2025, en € | 2026, en € |
|---|---|---|
| En déplacement, contraint de déjeuner au restaurant | 21,10 | 21,40 |
| En déplacement, sans être contraint d’aller au restaurantRepas sur un chantier, dans le véhicule | 10,30 | 10,40 |
| Contraint de déjeuner sur son lieu de travailOrganisation ou horaires de travail particuliers | 7,40 | 7,50 |
Sources : URSSAF, frais professionnels, montants pour 2026 ; service-public.gouv.fr, actualité du 6 janvier 2026 pour les montants 2025. Consultés le 1er octobre 2026.
Chaque limite vaut par repas. L’entreprise peut verser moins ; elle peut aussi rembourser les repas au réel, sur présentation de chaque ticket, sans plafond. En 2026, le repas au restaurant en déplacement gagne 0,30 € par rapport à 2025.
Quelle limite pour quel salarié
Le salarié en déplacement, obligé d’aller au restaurant
Il travaille hors des locaux de l’entreprise et ne peut pas rentrer déjeuner chez lui ni sur son lieu de travail habituel. C’est le cas de la commerciale qui enchaîne les rendez-vous chez des clients de la banlieue ouest, ou de l’auditeur qui passe la semaine chez un client de Lille. La limite est de 21,40 € par repas.
Le salarié en déplacement qui n’a pas à aller au restaurant
Il est en déplacement, mais rien ne l’oblige à déjeuner au restaurant : l’ouvrier qui mange sur le chantier, le livreur qui déjeune dans son véhicule. La limite tombe à 10,40 € par repas.
Le salarié qui mange sur son lieu de travail
Il déjeune sur place parce que l’organisation ou les horaires de son travail l’y obligent, par exemple un travail de nuit ou des horaires décalés. La limite est de 7,50 € par repas.
Au-delà de la limite, et le cas du dirigeant
Si l’entreprise verse plus que la limite, deux cas se présentent. Quand elle ne peut pas prouver que le salarié était dans l’une des trois situations, toute l’indemnité est soumise à cotisations, dès le premier euro. Quand elle le prouve, la part au-dessus de la limite reste exonérée, à condition de produire les justificatifs de la dépense.
Les indemnités forfaitaires ne valent pas pour tous les dirigeants. L’URSSAF les écarte pour le président et les dirigeants d’une SAS ou d’une SASU, pour le gérant minoritaire ou égalitaire d’une SARL et pour les dirigeants affiliés au régime des indépendants. Leurs repas se remboursent à leur valeur réelle, sur justificatifs.
Le repas que l’employeur fournit lui-même n’est pas une indemnité : c’est un avantage en nature. Dans les hôtels, cafés et restaurants, il est évalué au minimum garanti, 4,35 € par repas depuis le 1er juin 2026 (voir notre page du SMIC 2026).
Exemple : les repas d’une équipe de chantier
Exemple chiffré
Une entreprise de plomberie de Saint-Denis emploie deux ouvriers sur des chantiers de rénovation. En novembre 2026, ils travaillent 20 jours sur chantier et y déjeunent, sans être obligés d’aller au restaurant. L’entreprise leur verse une indemnité de repas au forfait.
| Premier ouvrier20 repas × 10,40 € | 208,00 € |
|---|---|
| Second ouvrier20 repas × 10,40 € | 208,00 € |
| Indemnités exonérées pour le mois | 416,00 € |
Si l’entreprise versait 12 € par repas, les 1,60 € de dépassement par repas ne resteraient exonérés que sur justificatifs, soit 32,00 € par ouvrier sur le mois. Un jour où il serait contraint de déjeuner au restaurant, loin de tout chantier, la limite passerait à 21,40 €.
Ces indemnités figurent sur le bulletin de paie, hors du salaire soumis à cotisations. Nous les y portons chaque mois dans le cadre de notre mission social et paie.
Les frais de repas et l’impôt sur le revenu
Pour l’impôt sur le revenu, un salarié qui choisit de déduire ses frais réels peut déduire ses repas pris sur son lieu de travail. Il ne déduit que la part qui dépasse la valeur d’un repas pris chez lui, dans une limite fixée chaque année par l’administration fiscale. Ces deux valeurs ne relèvent pas des limites de l’URSSAF ci-dessus, qui ne concernent que les indemnités versées par l’employeur.
Le simulateur des frais réels de repas fait ce calcul pour l’impôt sur le revenu.
Questions fréquentes
Quel est le montant des frais de repas en 2026 ?
21,40 € par repas au restaurant pour un salarié en déplacement. 10,40 € quand il n’est pas obligé d’aller au restaurant, et 7,50 € quand il doit manger sur son lieu de travail.
Ces limites augmentent-elles chaque année ?
L’URSSAF les revalorise d’une année sur l’autre : pour le repas au restaurant en déplacement, de 21,10 € en 2025 à 21,40 € en 2026.
Quelles preuves garder pour une indemnité de repas au forfait ?
Sous la limite, pas de ticket à produire. L’entreprise doit en revanche pouvoir montrer la situation du salarié ce jour-là : le planning des chantiers, l’agenda des rendez-vous ou l’ordre de mission.
Le titre-restaurant est-il concerné par ces limites ?
Non. Le titre-restaurant suit ses propres règles d’exonération, distinctes des indemnités de repas.
Sources
- URSSAF, « Frais professionnels », montants pour 2026, consulté le
- Service-public.gouv.fr, « Indemnité de frais de repas : relèvement des seuils d'exonération », actualité du 6 janvier 2026 (montants 2025), consulté le
- URSSAF, « Les frais professionnels », remboursement au réel et allocations forfaitaires (page mise à jour le 25 août 2026), consulté le
- URSSAF, « Avantages en nature », taux et barèmes (page mise à jour le 1er juin 2026), consulté le