Simulateur · Création et statuts
Simulateur auto-entrepreneur : vos cotisations et votre revenu 2026
Saisissez votre chiffre d’affaires et votre activité. Le simulateur auto-entrepreneur applique les taux 2026 de la micro-entreprise : cotisations sociales, formation professionnelle, taxe pour frais de chambre et, si vous l’avez choisi, versement libératoire de l’impôt. Il donne ce qui vous reste, par mois et par an.
Par Mikhael Amsellem, associé du cabinet Publié le
Cotisations et revenu de l'auto-entrepreneur
Taux du micro-entrepreneur, 2026
Revenu après cotisations par mois
2 226,00 €
3 000,00 € − 774,00 € versés à l'URSSAF (25,80 %) = 2 226,00 €
| Par mois | Par an | |
|---|---|---|
| Chiffre d'affairessaisi | 3 000,00 € | 36 000,00 € |
| Cotisations sociales (25,60 %) | − 768,00 € | − 9 216,00 € |
| Formation professionnelle (0,20 %) | − 6,00 € | − 72,00 € |
| Revenu après cotisations | 2 226,00 € | 26 712,00 € |
Revenu imposable à déclarer : 23 760,00 € par an, soit le chiffre d'affaires moins l'abattement forfaitaire de 34 %. L'impôt dépend des autres revenus de votre foyer : il n'est pas calculé ici.
Taux en vigueur au , en métropole. Chaque montant est arrondi au centime ; l'URSSAF arrondit à l'euro (ce que suppose le calcul).
Les taux de cotisations de l’auto-entrepreneur en 2026
En micro-entreprise, les cotisations ne se calculent pas sur un bénéfice : elles prennent un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, déclaré chaque mois ou chaque trimestre. Ce pourcentage dépend de la catégorie d’activité. Sans chiffre d’affaires, rien n’est dû.
| Activité | Cotisations | Formation | Chambre | Libératoire | Abattement |
|---|---|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 12,30 % | 0,10 % | 0,015 % | 1,00 % | 71,00 % |
| Vente par un artisan | 12,30 % | 0,30 % | 0,22 % | 1,00 % | 71,00 % |
| Services commerciaux | 21,20 % | 0,10 % | 0,044 % | 1,70 % | 50,00 % |
| Services artisanaux | 21,20 % | 0,30 % | 0,48 % | 1,70 % | 50,00 % |
| Libéral non réglementé | 25,60 % | 0,20 % | aucune | 2,20 % | 34,00 % |
| Libéral réglementé | 23,20 % | 0,20 % | aucune | 2,20 % | 34,00 % |
Taux en vigueur depuis le , en métropole. Formation : contribution à la formation professionnelle. Chambre : taxe pour frais de chambre de commerce ou de métiers, due au-dessus de 5 000 € de chiffre d'affaires annuel. Libératoire : versement libératoire de l'impôt, sur option. Abattement : abattement fiscal, sans versement libératoire. Sources : Code de la sécurité sociale, article D613-4, et fiches d'entreprendre.service-public.gouv.fr (sources), consultées le .
La formation professionnelle se paie en même temps que les cotisations. La taxe pour frais de chambre ne concerne que les commerçants (chambre de commerce et d’industrie) et les artisans (chambre de métiers). Un micro-entrepreneur dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 5 000 € en est exonéré.
Exemple chiffré pour une activité libérale
Les recettes d’une consultante suffisent à voir ce que coûte le régime, et ce que change le versement libératoire.
Exemple chiffré
Une consultante en organisation, en micro-entreprise depuis trois ans, encaisse 48 000 € de recettes sur l'année, soit 4 000 € par mois. Son activité libérale relève de la sécurité sociale des indépendants.
| Recettes encaissées | 48 000,00 € |
|---|---|
| Cotisations sociales48 000 € × 25,60 % | − 12 288,00 € |
| Formation professionnelle× 0,20 % | − 96,00 € |
| Revenu après cotisations | 35 616,00 € |
Sans versement libératoire, elle déclare 31 680,00 € de revenu imposable : ses recettes moins l'abattement de 34 %. Si son foyer remplit la condition de revenu du versement libératoire et qu'elle l'a choisi, elle paie 1 056,00 € d'impôt avec ses cotisations (2,2 % des recettes) et garde 34 560,00 €.
Le versement libératoire de l’impôt
Avec le versement libératoire, l’impôt sur le revenu de l’activité se paie à l’URSSAF, avec les cotisations : 1 % du chiffre d’affaires pour une vente, 1,7 % pour une prestation de services commerciale ou artisanale, 2,2 % pour une activité libérale. L’option suppose un revenu fiscal de référence de 2024 qui ne dépasse pas 29 579 € par part ; elle se demande avant le 30 septembre pour l’année suivante, ou avant la fin du troisième mois qui suit la création.
Sans l’option, le chiffre d’affaires diminué d’un abattement forfaitaire (71 % pour une vente, 50 % pour une prestation de services, 34 % pour une activité libérale) s’ajoute aux autres revenus du foyer et supporte son taux marginal. L’option se juge donc à ce taux. Dès la première tranche imposable du barème, l’impôt sur la part non abattue des recettes dépasse le taux du versement ; pour un foyer qui resterait non imposable, elle coûte sans rien économiser. Le simulateur montre les deux résultats : le revenu après impôt avec l’option, le revenu imposable sans.
L’Acre en 2026 : un taux minoré, plus faible depuis juillet
L’aide à la création ou à la reprise d’entreprise réduit les cotisations du micro-entrepreneur pendant ses premiers trimestres. Elle est réservée à certains créateurs (demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, jeunes de 18 à 25 ans, notamment) et se demande à l’URSSAF dans les 60 jours qui suivent le début d’activité. La fin de l’Acre automatique, au 1er janvier 2026, ne visait que les autres créateurs : le micro-entrepreneur devait déjà la demander. Pour une activité créée à partir du 1er juillet 2026, le taux minoré vaut 75 % du taux normal, au lieu de 50 % auparavant.
Exemple chiffré
Une créatrice ouvre sa boutique de décoration en septembre 2026 et obtient l'Acre. Elle prévoit 30 000 € de ventes jusqu'au 30 juin 2027, date à laquelle son Acre prend fin.
| Cotisations au taux normal30 000 € × 12,30 % | 3 690,00 € |
|---|---|
| Cotisations au taux minoré de l'Acre30 000 € × 9,30 % | − 2 790,00 € |
| Économie sur la période de l’Acre | 900,00 € |
Le taux minoré vaut 75 % du taux normal, arrondi au dixième de point supérieur : 12,30 % × 75 % donnent 9,225 %, arrondis à 9,30 %. Le taux minoré cesse à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d'activité : pour un début en septembre, le 30 juin suivant. Ensuite, le taux normal s'applique.
Le même chiffre d’affaires selon l’activité
À chiffre d’affaires égal, une vente laisse bien plus qu’une prestation libérale : le taux de cotisations est plus faible, et l’abattement fiscal plus fort, parce qu’une boutique achète ses marchandises.
| Activité | Versé à l’URSSAF | Revenu après cotisations | Revenu imposable |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises | 4 469,40 € | 31 530,60 € | 10 440,00 € |
| Vente par un artisan | 4 615,20 € | 31 384,80 € | 10 440,00 € |
| Services commerciaux | 7 683,84 € | 28 316,16 € | 18 000,00 € |
| Services artisanaux | 7 912,80 € | 28 087,20 € | 18 000,00 € |
| Libéral non réglementé | 9 288,00 € | 26 712,00 € | 23 760,00 € |
| Libéral réglementé | 8 424,00 € | 27 576,00 € | 23 760,00 € |
Calcul du simulateur, sans versement libératoire ni Acre. Versé à l'URSSAF : cotisations, formation professionnelle et taxe de chambre. Revenu imposable : le chiffre d'affaires moins l'abattement forfaitaire.
Le code de l’activité, que l’Insee attribue à l’immatriculation, se retrouve avec le simulateur de code APE. Les plafonds de chiffre d’affaires sont détaillés sur la page des plafonds de la micro-entreprise 2026, les seuils de TVA sur celle de la franchise en base de TVA.
Ce que le simulateur auto-entrepreneur suppose
Le calcul vaut pour un micro-entrepreneur de métropole qui exerce une seule activité, avec les taux en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Il ne compte pas :
- l’impôt sur le revenu sans versement libératoire, qui dépend du foyer ;
- les activités mixtes (vente et services), à calculer activité par activité ;
- les locations meublées, les départements d’outre-mer et la taxe de chambre de métiers d’Alsace-Moselle ;
- la durée réelle de l’Acre, appliquée ici à toute la période saisie ;
- la cotisation foncière des entreprises (CFE), due à part.
Au-delà de la micro-entreprise, le simulateur des cotisations TNS calcule ce que paie un indépendant au régime réel, et le calcul du TJM le prix de journée qui couvre ces cotisations. Le choix entre micro-entreprise et société fait partie de notre accompagnement à la création d’entreprise : nous comparons, avec vos chiffres, les cotisations, l’impôt et la protection sociale de chaque forme.
Questions fréquentes
Quel pourcentage de son chiffre d’affaires un auto-entrepreneur verse-t-il à l’URSSAF ?
Cela dépend de l’activité. En 2026, les cotisations sociales font 12,3 % du chiffre d’affaires pour une vente de marchandises, 21,2 % pour une prestation de services commerciale ou artisanale, 25,6 % pour une activité libérale non réglementée et 23,2 % pour une profession libérale de la Cipav. S’y ajoutent la formation professionnelle (0,1 %, 0,2 % ou 0,3 %) et, pour un commerçant ou un artisan, la taxe pour frais de chambre.
Le versement libératoire est-il intéressant ?
Il remplace l’impôt sur le revenu de l’activité par 1 %, 1,7 % ou 2,2 % du chiffre d’affaires, payés avec les cotisations. Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence de 2024 ne dépasse pas 29 579 € par part. Pour 48 000 € de recettes libérales, il coûte 1 056 € ; sans lui, 31 680 € s’ajoutent au revenu imposable du foyer. Plus le taux d’imposition du foyer est faible, moins l’option se justifie.
Que change l’Acre pour un auto-entrepreneur en 2026 ?
Elle n’a rien d’automatique : elle est réservée à certains créateurs et se demande à l’URSSAF dans les 60 jours qui suivent le début d’activité. Pour une activité créée à partir du 1er juillet 2026, le taux de cotisations est réduit à 75 % du taux normal, arrondi au dixième de point supérieur (9,3 % au lieu de 12,3 % pour une vente), contre 50 % pour une création avant cette date. Le taux minoré s’applique jusqu’à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d’activité.
Le simulateur calcule-t-il l’impôt sur le revenu ?
Seulement avec le versement libératoire. Sans lui, l’impôt dépend des autres revenus et de la composition du foyer : le simulateur donne le revenu imposable, c’est-à-dire le chiffre d’affaires diminué de l’abattement forfaitaire de 71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité, avec un minimum de 305 €.
Que se passe-t-il si le chiffre d’affaires dépasse le plafond ?
Rien la première année. Si le chiffre d’affaires dépasse le plafond deux années de suite (203 100 € pour les ventes, 83 600 € pour les prestations de services en 2026), l’entreprise passe au régime réel le 1er janvier suivant. La franchise de TVA suit ses propres seuils, plus bas : 85 000 € et 37 500 €.
Sources
- Code de la sécurité sociale, article D613-4, taux globaux de cotisations des micro-entrepreneurs (version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Cotisations sociales d'un micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoir » (page vérifiée le 1er janvier 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Régime fiscal de la micro-entreprise » (page vérifiée le 13 mai 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Contribution à la formation professionnelle (CFP) » (page vérifiée le 1er janvier 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Taxes pour frais de chambre consulaire (micro-entrepreneur) » (page vérifiée le 24 décembre 2025), consulté le
- Code de la sécurité sociale, article D131-6-3, taux des micro-entrepreneurs bénéficiaires de l'Acre (version en vigueur depuis le 1er juillet 2026), consulté le
- Décret n° 2026-69 du 6 février 2026 adaptant le taux de cotisations des micro-entrepreneurs bénéficiaires de l'Acre, JORF du 8 février 2026, consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) » (page vérifiée le 1er juillet 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Quelles conséquences pour un micro-entrepreneur qui dépasse les seuils de chiffre d'affaires ? » (page vérifiée le 21 février 2026), consulté le
- Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Franchise en base de TVA », consulté le
- URSSAF, « Plafonds de la Sécurité sociale » (page mise à jour le 1er janvier 2026), consulté le
Chaque montant est arrondi au centime ; l'URSSAF arrondit les montants déclarés à l'euro, d'où un écart possible de quelques centimes.